Une oasis de liberté
Cet intermède m’offrait l’occasion d’aborder la question de
sa réputation, parfois contradictoire, vis-à-vis du sexe opposé.
Nombre de hackers rapportaient que Stallman accueillait les dames
d’un baisemain 12 . Pourtant, dans un article de Salon.com en date
du 26 mai 2000, il est dépeint comme un hacker à la Lothario 13 .
La journaliste, Annalee Newitz, pour documenter la relation entre
amour libre et logiciel libre, y présente un Stallman rejetant les
valeurs familiales traditionnelles, et le cite : « Je crois en l’amour,
mais pas en la monogamie. » 14 Le menu de Stallman s’abaissa un
brin lorsque j’amenai le sujet.
« Bon. La plupart des hommes semblent ne vouloir que le sexe,
et ont une attitude plutôt méprisante envers les femmes, dit-il.
Même celles avec lesquelles ils sont liés. C’est une chose que je n’ai
jamais réussi à comprendre. »
Je lui mentionnai le passage du livre de 1999, Open Sources,
dans lequel il confessait avoir voulu nommer l’infortuné noyau
GNU en l’honneur d’une petite amie de l’époque. Elle s’appelait
Alix, prénom parfait pour la convention des développeurs d’Unix,
voulant que les noms de systèmes d’exploitation ou de noyaux
(« Linux » par exemple) se terminent par un « x ». Alix, qui administrait des systèmes Unix, avait dit un jour à ses amis qu’elle
souhaitait qu’un noyau porte son nom. Stallman décida alors de
12. Voir l’article de Mae Ling Mak du 17 décembre 1998, « A
Mae Ling Story » : http://www.crackmonkey.org/pipermail/crackmonkey/
1998q4/003006.html. Elle est la seule à avoir accepté de parler publiquement
de cette pratique, même si j’ai entendu d’autres femmes en parler. En tout cas
elle a surmonté son appréhension et dansé avec Stallman lors d’un show à LinuxWorld en 1999 : http://www.linux.com/interact/potd.phtml?potd_id=44
13. Lothario, séducteur et libertin, est un personnage célèbre de la tragédie
The Fair Penitent (1703), de Nicholas Rowe — NdT.
14. Voir l’article d’Annalee Newitz du 26 mai 2000 sur Salon.com : « Si
le code est libre, pourquoi pas moi ? » : http://www.salon.com/tech/feature/
2000/05/26/free_love/print.html
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Cet intermède m’offrait l’occasion d’aborder la question de
sa réputation, parfois contradictoire, vis-à-vis du sexe opposé.
Nombre de hackers rapportaient que Stallman accueillait les dames
d’un baisemain 12 . Pourtant, dans un article de Salon.com en date
du 26 mai 2000, il est dépeint comme un hacker à la Lothario 13 .
La journaliste, Annalee Newitz, pour documenter la relation entre
amour libre et logiciel libre, y présente un Stallman rejetant les
valeurs familiales traditionnelles, et le cite : « Je crois en l’amour,
mais pas en la monogamie. » 14 Le menu de Stallman s’abaissa un
brin lorsque j’amenai le sujet.
« Bon. La plupart des hommes semblent ne vouloir que le sexe,
et ont une attitude plutôt méprisante envers les femmes, dit-il.
Même celles avec lesquelles ils sont liés. C’est une chose que je n’ai
jamais réussi à comprendre. »
Je lui mentionnai le passage du livre de 1999, Open Sources,
dans lequel il confessait avoir voulu nommer l’infortuné noyau
GNU en l’honneur d’une petite amie de l’époque. Elle s’appelait
Alix, prénom parfait pour la convention des développeurs d’Unix,
voulant que les noms de systèmes d’exploitation ou de noyaux
(« Linux » par exemple) se terminent par un « x ». Alix, qui administrait des systèmes Unix, avait dit un jour à ses amis qu’elle
souhaitait qu’un noyau porte son nom. Stallman décida alors de
12. Voir l’article de Mae Ling Mak du 17 décembre 1998, « A
Mae Ling Story » : http://www.crackmonkey.org/pipermail/crackmonkey/
1998q4/003006.html. Elle est la seule à avoir accepté de parler publiquement
de cette pratique, même si j’ai entendu d’autres femmes en parler. En tout cas
elle a surmonté son appréhension et dansé avec Stallman lors d’un show à LinuxWorld en 1999 : http://www.linux.com/interact/potd.phtml?potd_id=44
13. Lothario, séducteur et libertin, est un personnage célèbre de la tragédie
The Fair Penitent (1703), de Nicholas Rowe — NdT.
14. Voir l’article d’Annalee Newitz du 26 mai 2000 sur Salon.com : « Si
le code est libre, pourquoi pas moi ? » : http://www.salon.com/tech/feature/
2000/05/26/free_love/print.html
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