Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
Kong — mais aussi par son peu de goût pour les cuisines du Hunan et du Sichuan, plus relevées. « Je ne suis pas emballé par la
cuisine épicée », dit Stallman.
Nous arrivâmes quelques minutes après onze heures et dûmes
patienter vingt minutes. Connaissant l’aversion des hackers pour
le temps perdu, je retenais mon souffle, craignant une saute
d’humeur. Contre toute attente, Stallman accueillit la nouvelle
avec philosophie.
« Dommage que nous n’ayons pas trouvé quelqu’un pour se
joindre à nous, me dit-il. C’est toujours plus agréable de manger
en groupe. » Pendant l’attente, Stallman effectua quelques pas de
danse. Ses gestes étaient tout juste esquissés mais habiles.
] ] ]
Nous discutâmes de l’actualité. La seule chose qu’il regrettait, en ayant raté la conférence LinuxWorld, était d’avoir manqué le lancement de la GNOME Foundation. Soutenue par Sun
Microsystems et IBM, la fondation constitue à bien des égards
une preuve pour Stallman que logiciel libre et économie de marché ne s’excluent pas nécessairement l’un l’autre. Mais au-delà, il
n’approuvait pas le message livré par cet événement.
« De la manière dont les choses ont été présentées, les compagnies parlaient de Linux sans jamais mentionner le projet GNU »,
dit-il.
Ce genre de déception ne faisait que contraster avec l’accueil
chaleureux rencontré outremer, surtout en Asie, notait Stallman.
Un survol rapide de ses voyages en l’an 2000 témoignait bien de
la popularité grandissante du message porté par le mouvement
88
Kong — mais aussi par son peu de goût pour les cuisines du Hunan et du Sichuan, plus relevées. « Je ne suis pas emballé par la
cuisine épicée », dit Stallman.
Nous arrivâmes quelques minutes après onze heures et dûmes
patienter vingt minutes. Connaissant l’aversion des hackers pour
le temps perdu, je retenais mon souffle, craignant une saute
d’humeur. Contre toute attente, Stallman accueillit la nouvelle
avec philosophie.
« Dommage que nous n’ayons pas trouvé quelqu’un pour se
joindre à nous, me dit-il. C’est toujours plus agréable de manger
en groupe. » Pendant l’attente, Stallman effectua quelques pas de
danse. Ses gestes étaient tout juste esquissés mais habiles.
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Nous discutâmes de l’actualité. La seule chose qu’il regrettait, en ayant raté la conférence LinuxWorld, était d’avoir manqué le lancement de la GNOME Foundation. Soutenue par Sun
Microsystems et IBM, la fondation constitue à bien des égards
une preuve pour Stallman que logiciel libre et économie de marché ne s’excluent pas nécessairement l’un l’autre. Mais au-delà, il
n’approuvait pas le message livré par cet événement.
« De la manière dont les choses ont été présentées, les compagnies parlaient de Linux sans jamais mentionner le projet GNU »,
dit-il.
Ce genre de déception ne faisait que contraster avec l’accueil
chaleureux rencontré outremer, surtout en Asie, notait Stallman.
Un survol rapide de ses voyages en l’an 2000 témoignait bien de
la popularité grandissante du message porté par le mouvement
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