Richard Stallman et la révolution du logiciel libre - Une biographie autorisée
acceptait, au nom de la Fondation pour le logiciel libre (FSF —
Free Software Foundation), le prix Linus Torvalds pour services
rendus à la communauté (un prix qui empruntait son nom à celui
du développeur de Linux), Stallman ironisa : « Donner le prix
Linus Torvalds à la FSF est comme donner le prix Han Solo à la
Rébellion ».
Cette fois, par contre, le commentaire ne trouva pas grand
écho dans les médias. Au milieu de la semaine suivante, Red Hat
Inc., distributeur fort connu de GNU/Linux, entra en bourse. La
nouvelle confirma ce que nous, journalistes, soupçonnions déjà :
le mot « Linux » était sur toutes les lèvres de Wall Street, tout
comme l’étaient auparavant e-commerce et .com. Alors que le marché boursier abordait le passage à l’an 2000 comme une hyperbole
approche son asymptote verticale, toute discussion abordant la
question des logiciels libres ou de l’open source sous l’angle politique tomba rapidement dans l’oubli.
D’où, peut-être, l’absence remarquée de Stallman, lorsque le
LinuxWorld enchaîna sur une troisième convention en août 2000.
] ] ]
Ma deuxième rencontre avec Stallman et son regard légendaire
eut lieu peu après ce troisième LinuxWorld. Apprenant que Stallman allait passer dans la Silicon Valley, j’organisai une entrevue
à l’heure du déjeuner à Palo Alto, en Californie. Le choix du lieu
semblait ironique, et pas seulement à cause de l’absence de Stallman à la convention. À l’exception de Redmond dans l’état de
Washington, peu de villes offraient un tel témoignage de la richesse économique induite par le commerce des logiciels privateurs. Je m’y rendis en voiture depuis Oakland, curieux de savoir
comment, ayant passé le plus clair de sa vie à vilipender notre
84
acceptait, au nom de la Fondation pour le logiciel libre (FSF —
Free Software Foundation), le prix Linus Torvalds pour services
rendus à la communauté (un prix qui empruntait son nom à celui
du développeur de Linux), Stallman ironisa : « Donner le prix
Linus Torvalds à la FSF est comme donner le prix Han Solo à la
Rébellion ».
Cette fois, par contre, le commentaire ne trouva pas grand
écho dans les médias. Au milieu de la semaine suivante, Red Hat
Inc., distributeur fort connu de GNU/Linux, entra en bourse. La
nouvelle confirma ce que nous, journalistes, soupçonnions déjà :
le mot « Linux » était sur toutes les lèvres de Wall Street, tout
comme l’étaient auparavant e-commerce et .com. Alors que le marché boursier abordait le passage à l’an 2000 comme une hyperbole
approche son asymptote verticale, toute discussion abordant la
question des logiciels libres ou de l’open source sous l’angle politique tomba rapidement dans l’oubli.
D’où, peut-être, l’absence remarquée de Stallman, lorsque le
LinuxWorld enchaîna sur une troisième convention en août 2000.
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Ma deuxième rencontre avec Stallman et son regard légendaire
eut lieu peu après ce troisième LinuxWorld. Apprenant que Stallman allait passer dans la Silicon Valley, j’organisai une entrevue
à l’heure du déjeuner à Palo Alto, en Californie. Le choix du lieu
semblait ironique, et pas seulement à cause de l’absence de Stallman à la convention. À l’exception de Redmond dans l’état de
Washington, peu de villes offraient un tel témoignage de la richesse économique induite par le commerce des logiciels privateurs. Je m’y rendis en voiture depuis Oakland, curieux de savoir
comment, ayant passé le plus clair de sa vie à vilipender notre
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