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pollutton marine
Des pollutions terrestres d'origine urbaine ou industrielle sont parfois
envoyées délibérément vers la mer à l'aide d'une conduite appropriée
- appelée émissaire◊ - de plusieurs centaines de mètres de longueur, voire plus d'un km. Une dernière forme de pollution liée aux
activités humaines continentales est la pollution thermique. Celle-ci
est plus perturbante dans les cours d'eau que dans les grandes
étendues marines. La flore et la faune de certains estuaires peuvent
néanmoins s'en trouver perturbées. L'implantation en mer de grandes
centrales nucléaires risque de créer des perturbations locales.
Pollutions d'origine atmosphérique. Une grande partie des pollutions atmosphériques sont, soit ramenées vers le sol où elles sont
absorbées, soit lavées par les pluies. Les eaux de ruissellement
ramènent donc vers les océans une fraction importante de la pollution atmosphérique. Les océans occupant 71 % de la surface du
globe, ils reçoivent non seulement les polluants apportés par les
pluies, mais l'absorption directe, favorisée par l'agitation des eaux,
les vagues, les marées, le vent, n'est pas négligeable. C'est par la
même voie que les océans récoltent une fraction importante des
radionucléides◊ qui ont pris leur naissance dans les explosions
nucléaires.
Pollutions d'origine maritime. Les activités maritimes des hommes
sont devenues quantitativement la source principale des pollutio~s
marines. Celles-ci peuvent être délibérées ou accidentelles. Il
s'agit principalement des hydrocarbures◊ et en particulier, du pétrole
brut (voir déballastage◊, load-on-top◊, Torrey◊ Canyon, TOVALOP◊). On estime que la quantité de pétrole introduite annuellement en mer est comprise ente S et 10 millions de tonnes. Mais
d'autres produits sont encore déversés en mer, régulièrement ou
irrégulièrement : déchets toxiques, déchets◊ radioactifs. Les hydrocarbures chlorés en provenance de plusieurs firmes chimiques d'Europe
Occidentale sont brûlés en mer à bord de navires spécialement
équipés (voir Matthias◊). La construction d'îles artificielles de traitement et" de recyclage est 'également envisagée (voir îles◊ poubelles).
Les déversements◊ en mer ont fait l'objet de plusieurs conférences
(Rome 1970, Oslo 1972, Londres 1954 et 1973), des Conventions◊
dites d'Oslo, de Paris et de Londres sont soumises à la ratification
par les Etats intéressés.
On y inclut généralement les risques que représentent dorénavant les
nombreuses plates-formes de forage, en Mer du Nord notamment.
Certaines mers font l'objet de réglementations particulières. Voir:
OMCi◊, Méditerranéeo, mer Baltiqueo.
Conséquences de la pollution marine. Les organismes marins peuvent
être affectés de différentes façons dans leurs fonctions essentielles
(respiration, nutrition, croissance, reproduction). Le tableau XXIX
résume une étude faite par un groupe d'experts (GESAMP◊) à la
demande de l'OMCI◊. Il renseigne les quantités de polluants de.
différents niveaux de toxicité, qui sont susceptibles d'anéantir la vie
aquatique.
pollutton marine
Des pollutions terrestres d'origine urbaine ou industrielle sont parfois
envoyées délibérément vers la mer à l'aide d'une conduite appropriée
- appelée émissaire◊ - de plusieurs centaines de mètres de longueur, voire plus d'un km. Une dernière forme de pollution liée aux
activités humaines continentales est la pollution thermique. Celle-ci
est plus perturbante dans les cours d'eau que dans les grandes
étendues marines. La flore et la faune de certains estuaires peuvent
néanmoins s'en trouver perturbées. L'implantation en mer de grandes
centrales nucléaires risque de créer des perturbations locales.
Pollutions d'origine atmosphérique. Une grande partie des pollutions atmosphériques sont, soit ramenées vers le sol où elles sont
absorbées, soit lavées par les pluies. Les eaux de ruissellement
ramènent donc vers les océans une fraction importante de la pollution atmosphérique. Les océans occupant 71 % de la surface du
globe, ils reçoivent non seulement les polluants apportés par les
pluies, mais l'absorption directe, favorisée par l'agitation des eaux,
les vagues, les marées, le vent, n'est pas négligeable. C'est par la
même voie que les océans récoltent une fraction importante des
radionucléides◊ qui ont pris leur naissance dans les explosions
nucléaires.
Pollutions d'origine maritime. Les activités maritimes des hommes
sont devenues quantitativement la source principale des pollutio~s
marines. Celles-ci peuvent être délibérées ou accidentelles. Il
s'agit principalement des hydrocarbures◊ et en particulier, du pétrole
brut (voir déballastage◊, load-on-top◊, Torrey◊ Canyon, TOVALOP◊). On estime que la quantité de pétrole introduite annuellement en mer est comprise ente S et 10 millions de tonnes. Mais
d'autres produits sont encore déversés en mer, régulièrement ou
irrégulièrement : déchets toxiques, déchets◊ radioactifs. Les hydrocarbures chlorés en provenance de plusieurs firmes chimiques d'Europe
Occidentale sont brûlés en mer à bord de navires spécialement
équipés (voir Matthias◊). La construction d'îles artificielles de traitement et" de recyclage est 'également envisagée (voir îles◊ poubelles).
Les déversements◊ en mer ont fait l'objet de plusieurs conférences
(Rome 1970, Oslo 1972, Londres 1954 et 1973), des Conventions◊
dites d'Oslo, de Paris et de Londres sont soumises à la ratification
par les Etats intéressés.
On y inclut généralement les risques que représentent dorénavant les
nombreuses plates-formes de forage, en Mer du Nord notamment.
Certaines mers font l'objet de réglementations particulières. Voir:
OMCi◊, Méditerranéeo, mer Baltiqueo.
Conséquences de la pollution marine. Les organismes marins peuvent
être affectés de différentes façons dans leurs fonctions essentielles
(respiration, nutrition, croissance, reproduction). Le tableau XXIX
résume une étude faite par un groupe d'experts (GESAMP◊) à la
demande de l'OMCI◊. Il renseigne les quantités de polluants de.
différents niveaux de toxicité, qui sont susceptibles d'anéantir la vie
aquatique.
