pollution marine
280
Toxidté TLm
Voles Duvlales
Estuaires
Eaux côtières
ppm
28m3/s
peu profondes
100 -1000
6 - 60 t
57 -570 t
4500 -45000 t
10 - 100
600 -6000 kg
5, 7 - 57 t
450 - 4500 t
1
10
60 - 600 kg
0,57- 5,7 t
45 - 450 t
0,1 -
6 - 60 kg 57 -570 kg
4,5 -
45 t
0,010,1
0,66 kg
5, 7 - 57 kg
0,454,5 t
< 0,01
< 0,6kg
< 5,7 kg
< 0,45 t
Tabl. XXIX. Estimation des quantités susceptibles de tuer la plupart des
organismes vivants dans des milieux aquatiques (source : GESAMP/OMCI).
Mais les conséquences de la pollution marine peuvent être indirectes
et à long terme. La remontée dans les chaîneso alimentaires ou bioaccumulationo concerne surtout les pesticideso, les métauxo lourds
et la radioactivitéo. D'autre part, les hydrocarbures. et les détergents,
même en faibles quantités peuvent perturber longuement les équilibres écologiques à cause de leur concentration au niveau de la
pellicule ultra-superficielle de la mer (voir: Maréeo noire). Une
tonne de pétrole peut aisément se répandre sur plusieurs centaines de
km 2 (la couche monomoléculaire représente plus de 100 000 ha). La
pollution radioactive pénétrant dans les océans trouve son origine
dans les retombées des essais nucléaires, les rejets dans les cours
d'eau, les eaux côtières ou en haute mer (navires nucléaires), la
retombée d'aérosols radioactifs dégagés dans l'atmosphère par les
installations nucléaires, l'immersion de déchets radioactifs (voir
déversementso en mer). M. Eklund, Directeur Général de l'AIEAo a
déclaré en décembre 1970 devant l'Assemblée Générale des Nations
unies : « Aucun indice scientifique ne permet d'affirmer que les.
déchets nucléaires évacués jusqu'à présent dans la mer ont causé des
dommages à l'homme ou exercé le moindre effet sur son environnement. On ne saurait en dire autant des déchets provenant d'autres
industries. » Mais il n'y a pas que les déversements de déchets. Des
accidents graves ont eu lieu autrefois au Japon à la suite des
retombées des essais nucléaires. L'implantation de centrales nucléaires en mer retient spécialement l'attention du LIRMo. La
radioactivité naturelle des eaux marines est d'environ 340 µ µ Ci par
litre, dont 95 % proviennent du potassium-40. Si l'élévation provoquée localement à la suite de certaines activités humaines ne
modifie pas durablement ces ordres de grandeur, c'est la concentration dans la chaîneo alimentaire qui retient une fois de plus
l'attention. Le pouvoir de concentration de certains organismes marins
est, en effet, considérable ; par exemple de 30 000 fois pour le cuivre,
dans le phytoplancton. La concentration des radionucléides à chaque
degré successif des chaînes alimentaires marines a été rarement
confirmée par les observations en laboratoire ou dans le milieu. On
doit donc rechercher quels radio-isotopes sont concentrés par les
organismes marins et comment ces radio-isotopes remontent les chaî-
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Toxidté TLm
Voles Duvlales
Estuaires
Eaux côtières
ppm
28m3/s
peu profondes
100 -1000
6 - 60 t
57 -570 t
4500 -45000 t
10 - 100
600 -6000 kg
5, 7 - 57 t
450 - 4500 t
1
10
60 - 600 kg
0,57- 5,7 t
45 - 450 t
0,1 -
6 - 60 kg 57 -570 kg
4,5 -
45 t
0,010,1
0,66 kg
5, 7 - 57 kg
0,454,5 t
< 0,01
< 0,6kg
< 5,7 kg
< 0,45 t
Tabl. XXIX. Estimation des quantités susceptibles de tuer la plupart des
organismes vivants dans des milieux aquatiques (source : GESAMP/OMCI).
Mais les conséquences de la pollution marine peuvent être indirectes
et à long terme. La remontée dans les chaîneso alimentaires ou bioaccumulationo concerne surtout les pesticideso, les métauxo lourds
et la radioactivitéo. D'autre part, les hydrocarbures. et les détergents,
même en faibles quantités peuvent perturber longuement les équilibres écologiques à cause de leur concentration au niveau de la
pellicule ultra-superficielle de la mer (voir: Maréeo noire). Une
tonne de pétrole peut aisément se répandre sur plusieurs centaines de
km 2 (la couche monomoléculaire représente plus de 100 000 ha). La
pollution radioactive pénétrant dans les océans trouve son origine
dans les retombées des essais nucléaires, les rejets dans les cours
d'eau, les eaux côtières ou en haute mer (navires nucléaires), la
retombée d'aérosols radioactifs dégagés dans l'atmosphère par les
installations nucléaires, l'immersion de déchets radioactifs (voir
déversementso en mer). M. Eklund, Directeur Général de l'AIEAo a
déclaré en décembre 1970 devant l'Assemblée Générale des Nations
unies : « Aucun indice scientifique ne permet d'affirmer que les.
déchets nucléaires évacués jusqu'à présent dans la mer ont causé des
dommages à l'homme ou exercé le moindre effet sur son environnement. On ne saurait en dire autant des déchets provenant d'autres
industries. » Mais il n'y a pas que les déversements de déchets. Des
accidents graves ont eu lieu autrefois au Japon à la suite des
retombées des essais nucléaires. L'implantation de centrales nucléaires en mer retient spécialement l'attention du LIRMo. La
radioactivité naturelle des eaux marines est d'environ 340 µ µ Ci par
litre, dont 95 % proviennent du potassium-40. Si l'élévation provoquée localement à la suite de certaines activités humaines ne
modifie pas durablement ces ordres de grandeur, c'est la concentration dans la chaîneo alimentaire qui retient une fois de plus
l'attention. Le pouvoir de concentration de certains organismes marins
est, en effet, considérable ; par exemple de 30 000 fois pour le cuivre,
dans le phytoplancton. La concentration des radionucléides à chaque
degré successif des chaînes alimentaires marines a été rarement
confirmée par les observations en laboratoire ou dans le milieu. On
doit donc rechercher quels radio-isotopes sont concentrés par les
organismes marins et comment ces radio-isotopes remontent les chaî-
