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Annexe 4 – Recommandation 2.1 développée
Recommandation 2.1 : Instauration d'un enseignement “IA, traitement des données et sciences
numériques” de l'école primaire au lycée
x Un enseignement « IA, traitement des données et sciences numériques » au primaire.
x Identifier les compétences « IA, traitement des données et sciences numériques » des
enseignants du secondaire et exploiter cet élément pour mener une politique d'affectation sur
des postes de référent numérique dans chaque établissement.
x Impliquer les enseignants de toutes disciplines pour un usage critique des outils de l'IA.
x Renforcer les options ouvrant vers les métiers du numérique
x Ouvrir et développer une plate forme mutualisée d'outils pédagogiques.
Cette recommandation vise à instaurer ou renforcer un enseignement « IA, traitement des données et
sciences numériques » de l'école au lycée. Cet enseignement, critique, multi-forme et pluridisciplinaire, doit montrer que les aspects techniques sont inter-dépendants des enjeux éthiques,
sociétaux et des applications. Cet effort sera naturellement amené à diffuser dans toute la population.Il
s'adosse aux apprentissages en mathématiques et implique l'utilisation d'applications et une initiation à
la programmation.
La priorité consiste à instaurer un tel enseignement pour le primaire en l'identifiant
symboliquement en tant que discipline. Cet enseignement s'adosserait naturellement aux
apprentissages en mathématiques (classement, regroupement et traitement de données, travail sur des
procédures systématiques, traitement de problèmes par des outils d'intelligence artificielle : affectation
de ressources, optimisation de flux...). Comme cela est désormais prévu dans les programmes, on peut
aborder l'initiation à la programmation, notamment via un outil comme scratch ou via l'usage de robots
comme les bee-bots. Cela impose une évolution des programmes du premier degré surtout pour que les
enseignements au numérique déjà présents soient facilement identifiables en étant regroupés sous un
unique intitulé disciplinaire, et requiert un minimum de formation du personnel enseignant, ainsi qu'un
investissement matériel (tablettes, robots...).
Au collège et au lycée, il existe déjà un certain nombre d'enseignements qui permettent d'aborder les
problématiques des sciences numériques. L'utilisation de scratch est vue comme un succès qui permet
de structurer une certaine rigueur et développe des qualités intéressantes (persévérance, autonomie...).
Un enjeu consiste certainement à impliquer les enseignants de disciplines non scientifiques dans
l'utilisation d'outils numériques et le développement d'un regard critique sur cette utilisation (questions
éthiques, juridiques, de sécurité,...). Une recommandation serait aussi de renforcer et faire monter en
puissance les options ISN-ICN pour permettre une ouverture aux formations supérieures et aux métiers
du numérique et de l'IA.
A l'heure actuelle, ces enseignements du second degré sont principalement liés aux cours de
mathématiques et de technologie. Une faiblesse réside en partie dans la formation inégale des
enseignants. La formation continue qualifiante est bien adaptée et des options de divers concours de
recrutement d'enseignants sont très clairement identifiées sur les sciences informatiques (par exemple,
aux concours de l'agrégation il y a une option "informatique et système d'information" aux concours
économie-gestion, il y a une option "ingénierie informatique" en sciences industrielles de l'ingénieur et
une option informatique en mathématiques). Il est donc nécessaire d'identifier ces enseignants ayant
ces compétences spécifiques, par exemple par un code de sous discipline, et d'utiliser cet élément
comme un argument d'affectation afin de garantir une répartition des compétences équilibrée et
répondant aux besoins des établissements. Nous proposons en effet de créer des postes spécifiques de
« référent numérique » au sein des établissements (collèges, lycées) en charge de la coordination et
de l'animation des enseignements « IA, traitement des données et sciences numériques ». A terme, il
faudra probablement aussi s'interroger sur l'élargissement du vivier des candidats aux concours
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