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pragmatique de ce qui est aujourd’hui effectivement opérationnel semble prometteur mais peu
avenant. Entre les deux, un juste milieu est nécessaire pour à la fois susciter une demande
« raisonnée » de ces technologies et éviter un rejet de principe sur des outils qui autorisent un
développement industriel significatif.
Par ailleurs, les grands intégrateurs doivent avoir un rôle clef dans la définition et la mise en œuvre de
la filière d’IA française et la mise en place des outils et des processus permettant sa performance et sa
compétitivité.
1.4
Recommandations pour stimuler et soutenir les coopérations
entre entreprises et laboratoires favorisant le transfert
Un programme national ambitieux sur l’intelligence artificielle
La France doit saisir au mieux les bénéfices de l’intelligence artificielle afin d’assurer la croissance et
la compétitivité de son économie, favoriser par le numérique la transition énergétique et réduire, pour
des raisons évidentes de souveraineté et de sécurité nationale, sa dépendance aux solutions et
technologies proposées par des acteurs étrangers.
Pour ce faire, nous proposons le lancement d’un programme national ambitieux sur une période de dix
ans qui viserait à :
1) Stimuler la recherche nationale, favoriser la maturation des technologies et fédérer les acteurs
de la filière au sein d’écosystèmes entre recherche académique, technologique et entreprises ;
2) Assurer en amont la confrontation entre la recherche et les cas d’usages des entreprises, pour
permettre la meilleure prise en compte possible de leurs besoins et contraintes ;
3) Favoriser la diffusion et le transfert des résultats et technologies issus de la recherche dans les
entreprises, PME, ETI et grands groupes ;
4) Favoriser la création de start-ups dans les domaines spécifiques de l’IA et accompagner leur
croissance indispensable à l’émergence de « champions de demain » ;
5) Mettre en place des plateformes communautaires permettant notamment le parangonnage et
l’expérimentation ;
6) Mettre en place des plateformes d’intégration et de démonstration des innovations des
technologies IA ;
7) Développer des programmes de formation initiale et permanente, y compris chaires
académiques et industrielles ;
8) Mettre en place des dispositifs à l’échelle nationale pour fédérer les communautés afin de
participer aux programmes européens, H2020 et sa suite ;
9) Accompagner ces réalisations d’une réflexion sur l’impact sociétal de l’IA et d’un dialogue
citoyen en relation avec les autorités de médiation et de régulation.
Le programme comportera de plus un volet de communication/médiation afin d’assurer la diffusion de
ses résultats. La création d’un institut de l’intelligence artificielle est également proposée.
Les financements proviendraient à 25 à 35% des entreprises et collectivités territoriales, mobilisant des
fonds privés et publics, s’appuyant notamment sur les programmes existants en particulier le PIA3.
pragmatique de ce qui est aujourd’hui effectivement opérationnel semble prometteur mais peu
avenant. Entre les deux, un juste milieu est nécessaire pour à la fois susciter une demande
« raisonnée » de ces technologies et éviter un rejet de principe sur des outils qui autorisent un
développement industriel significatif.
Par ailleurs, les grands intégrateurs doivent avoir un rôle clef dans la définition et la mise en œuvre de
la filière d’IA française et la mise en place des outils et des processus permettant sa performance et sa
compétitivité.
1.4
Recommandations pour stimuler et soutenir les coopérations
entre entreprises et laboratoires favorisant le transfert
Un programme national ambitieux sur l’intelligence artificielle
La France doit saisir au mieux les bénéfices de l’intelligence artificielle afin d’assurer la croissance et
la compétitivité de son économie, favoriser par le numérique la transition énergétique et réduire, pour
des raisons évidentes de souveraineté et de sécurité nationale, sa dépendance aux solutions et
technologies proposées par des acteurs étrangers.
Pour ce faire, nous proposons le lancement d’un programme national ambitieux sur une période de dix
ans qui viserait à :
1) Stimuler la recherche nationale, favoriser la maturation des technologies et fédérer les acteurs
de la filière au sein d’écosystèmes entre recherche académique, technologique et entreprises ;
2) Assurer en amont la confrontation entre la recherche et les cas d’usages des entreprises, pour
permettre la meilleure prise en compte possible de leurs besoins et contraintes ;
3) Favoriser la diffusion et le transfert des résultats et technologies issus de la recherche dans les
entreprises, PME, ETI et grands groupes ;
4) Favoriser la création de start-ups dans les domaines spécifiques de l’IA et accompagner leur
croissance indispensable à l’émergence de « champions de demain » ;
5) Mettre en place des plateformes communautaires permettant notamment le parangonnage et
l’expérimentation ;
6) Mettre en place des plateformes d’intégration et de démonstration des innovations des
technologies IA ;
7) Développer des programmes de formation initiale et permanente, y compris chaires
académiques et industrielles ;
8) Mettre en place des dispositifs à l’échelle nationale pour fédérer les communautés afin de
participer aux programmes européens, H2020 et sa suite ;
9) Accompagner ces réalisations d’une réflexion sur l’impact sociétal de l’IA et d’un dialogue
citoyen en relation avec les autorités de médiation et de régulation.
Le programme comportera de plus un volet de communication/médiation afin d’assurer la diffusion de
ses résultats. La création d’un institut de l’intelligence artificielle est également proposée.
Les financements proviendraient à 25 à 35% des entreprises et collectivités territoriales, mobilisant des
fonds privés et publics, s’appuyant notamment sur les programmes existants en particulier le PIA3.
