92 – 5. SUISSE : LES EFFETS DE LA PRODUCTION LAITIÈRE SUR L’ENVIRONNEMENT
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Tableau 5.6. Résultats de la simulation effectuée à l’aide du SAPIM : rapport coût-efficacité de différents
scénarios relatifs à la réduction des excédents d’azote et de phosphore
Scénarios
Épandage en
bandes
Norme pour
l’épandage
d’azote
Taxe sur les
engrais azotés
Taxe sur
l’épandage
d’azote
Manque à gagner par
rapport à la situation de
référence, CHF
229
7 099
2 475
5 638
Bilan azoté à la surface du
sol, CHF/kg
2
4
n.a.
13
Bilan phosphore à la
surface du sol, CHF/kg
n.a.
26
30
29
Bilan azoté au départ de
l’exploitation, CHF/kg
n.a.
24
1
6
Bilan phosphore au départ
de l’exploitation, CHF/kg
3
107
10
46
n.a. : non applicable.
Source : calculs effectués par l’auteur.
Le tableau 5.6 indique que la rentabilité moyenne des différentes options pour réduire
les excédents d’éléments nutritifs varie considérablement d’un élément à l’autre, d’une
méthode de bilan à l’autre et dans chaque cas de figure. Il revient généralement plus cher
de réduire l’excédent de phosphore que l’excédent d’azote. Le ratio de rentabilité n’est
pas applicable dans les situations entraînant une aggravation de l’impact environnemental
négatif par rapport à la situation de référence (par exemple, dans le cas d’un épandage en
bandes et d’un bilan à la surface des sols pour le phosphore).
Résumé de l’étude de cas de la Suisse
Dans ce chapitre, un modèle simplifié d’exploitation laitière a été développé pour
décrire la production laitière et ses effets sur l’environnement. Des résultats théoriques
ont été présentés pour les normes en matière d’éléments nutritifs, avec et sans production
excédentaire d’effluents. Dans le premier cas, la production de lait reste inchangée mais
la production céréalière varie, le rayon critique est étendu en faveur de l’épandage
d’effluents et la surface de terre allouée à la production d’ensilage augmente. Quand les
effluents sont produits en excès, l’adaptation choisie dépend des coûts relatifs des
différentes options. Lorsque le transport est le moyen le moins onéreux de gérer
l’excédent d’effluents, la production de lait reste inchangée, l’épandage d’engrais se
réduit, le transport de l’excédent d’effluents entraîne un coût fixe supplémentaire et une
plus grande proportion des surfaces est allouée à l’ensilage.
En ce qui concerne les effets sur l’environnement, l’application empirique porte sur
les émissions d’ammoniac, les gaz à effet de serre et les excédents d’azote et de
phosphore. Les scénarios étudiés vont des réformes générales de la politique agricole à
des instruments environnementaux plus ciblés, sous forme de réglementation ou
d’instruments économiques. Il ressort des résultats empiriques qu’une réforme générale
de la politique agricole sous forme de suppression des quotas laitiers exerce un impact
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Tableau 5.6. Résultats de la simulation effectuée à l’aide du SAPIM : rapport coût-efficacité de différents
scénarios relatifs à la réduction des excédents d’azote et de phosphore
Scénarios
Épandage en
bandes
Norme pour
l’épandage
d’azote
Taxe sur les
engrais azotés
Taxe sur
l’épandage
d’azote
Manque à gagner par
rapport à la situation de
référence, CHF
229
7 099
2 475
5 638
Bilan azoté à la surface du
sol, CHF/kg
2
4
n.a.
13
Bilan phosphore à la
surface du sol, CHF/kg
n.a.
26
30
29
Bilan azoté au départ de
l’exploitation, CHF/kg
n.a.
24
1
6
Bilan phosphore au départ
de l’exploitation, CHF/kg
3
107
10
46
n.a. : non applicable.
Source : calculs effectués par l’auteur.
Le tableau 5.6 indique que la rentabilité moyenne des différentes options pour réduire
les excédents d’éléments nutritifs varie considérablement d’un élément à l’autre, d’une
méthode de bilan à l’autre et dans chaque cas de figure. Il revient généralement plus cher
de réduire l’excédent de phosphore que l’excédent d’azote. Le ratio de rentabilité n’est
pas applicable dans les situations entraînant une aggravation de l’impact environnemental
négatif par rapport à la situation de référence (par exemple, dans le cas d’un épandage en
bandes et d’un bilan à la surface des sols pour le phosphore).
Résumé de l’étude de cas de la Suisse
Dans ce chapitre, un modèle simplifié d’exploitation laitière a été développé pour
décrire la production laitière et ses effets sur l’environnement. Des résultats théoriques
ont été présentés pour les normes en matière d’éléments nutritifs, avec et sans production
excédentaire d’effluents. Dans le premier cas, la production de lait reste inchangée mais
la production céréalière varie, le rayon critique est étendu en faveur de l’épandage
d’effluents et la surface de terre allouée à la production d’ensilage augmente. Quand les
effluents sont produits en excès, l’adaptation choisie dépend des coûts relatifs des
différentes options. Lorsque le transport est le moyen le moins onéreux de gérer
l’excédent d’effluents, la production de lait reste inchangée, l’épandage d’engrais se
réduit, le transport de l’excédent d’effluents entraîne un coût fixe supplémentaire et une
plus grande proportion des surfaces est allouée à l’ensilage.
En ce qui concerne les effets sur l’environnement, l’application empirique porte sur
les émissions d’ammoniac, les gaz à effet de serre et les excédents d’azote et de
phosphore. Les scénarios étudiés vont des réformes générales de la politique agricole à
des instruments environnementaux plus ciblés, sous forme de réglementation ou
d’instruments économiques. Il ressort des résultats empiriques qu’une réforme générale
de la politique agricole sous forme de suppression des quotas laitiers exerce un impact
