5. SUISSE : LES EFFETS DE LA PRODUCTION LAITIÈRE SUR L’ENVIRONNEMENT – 93
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
significatif sur la rentabilité de la production – par le biais d’une diminution de 16 % du
prix du lait – et un moindre impact sur le cheptel et sur les volumes de production. Dans
le cas d’une réglementation imposant un taux maximum de stockage, c’est l’inverse.
La plupart des scénarios n’ont pas d’incidence sur la quantité totale d’effluents
produits à l’intérieur de l’exploitation, mais ils ont un impact sur la quantité d’effluents
épandus sur les cultures et donc sur les exportations d’effluents. La norme imposant la
technique d’épandage en bandes et la taxe sur les engrais chimiques azotés incitent
fortement, l’une et l’autre, à épandre les effluents sur des parcelles plus éloignées du
centre de l’exploitation. Le rayon critique pour le transport des effluents et l’épandage
augmente. La norme relative à l’azote et la taxe sur l’épandage d’azote réduisent
effectivement l’une et l’autre la quantité d’effluents épandue, d’où une plus grande
quantité d’effluents exportés hors de l’exploitation. Les taux d’épandage d’engrais azoté
et de phosphore sont affectés de façon significative par certains instruments d’action,
notamment la taxe sur les engrais azotés et la norme sur l’épandage d’azote.
L’azote pouvant être appliqué soit sous forme d’engrais chimique soit sous forme
d’effluents, le problème des excédents d’azote n’est pas bien résolu dans la plupart des
scénarios envisagés, sauf lorsqu’une norme quantitative est imposée sur l’épandage
d’azote ou quand une taxe est levée sur l’épandage d’engrais et sur l’épandage de fumier.
Ce résultat souligne clairement le problème bien connu de la substitution des activités non
réglementées, engrais chimique ou effluents.
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