84 – 5. SUISSE : LES EFFETS DE LA PRODUCTION LAITIÈRE SUR L’ENVIRONNEMENT
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
de Ni. Il convient de remarquer que l’hypothèse relative aux proportions déterminées des
principaux éléments nutritifs n’est valide que pour l’utilisation d’engrais chimiques. Dans
le cas des effluents, le rapport entre les quantités d’azote et de phosphore pourrait être
fonction du mélange alimentaire, mais les données utilisées pour cette application
(tableau 5.2) montrent que le rapport entre azote et phosphore n’est pas affecté lorsque les
rations alimentaires sont différentes. L’intensité d’utilisation de l’azote par hectare est la
somme de deux sources d’azote : l’engrais chimique et les effluents. Selon les prix
relatifs, l’apport d’azote sur une parcelle donnée peut provenir intégralement d’un engrais
chimique ou des effluents, ou des deux à la fois. Le taux réel d’azote dans les effluents ou
le taux d’azote utilisable pour les cultures, ij () est fonction de la technique d’épandage
(injection ou épandage en couverture, par exemple). On utilise la fonction de réaction à
l’azote de Mitscherlich,
)
1
(
i
N
i
e
y
E
J
D
=
, où y i est le rendement des cultures
(en kg/ha), N i est la quantité d’azote utilisée (en kg/ha) et a, b, c, Į, Ȗ et ȕ sont des
paramètres. Les différences de productivité des sols (qualité des sols) peuvent être
intégrées grâce au paramètre D et Ȗ dans la fonction de réaction à l’azote de Mitscherlich.
Les fonctions de réaction des cultures à l’azote sont calibrées en fonction de données
concernant l’utilisation moyenne d’azote dans les cultures modélisées (pâturage et
ensilage d’herbe, ensilage de maïs et orge) et les rendements des cultures dans la région
de plaine.
Les impacts écologiques de la production laitière
Les émissions d’ammoniac, les gaz à effet de serre et les excédents d’azote et de
phosphore sont les principaux problèmes écologiques que cherche à cerner l’application
empirique. Les émissions d’ammoniac rendront compte de l’impact de la production
laitière sur la qualité de l’air, les gaz à effet de serre montrent l’impact sur le climat et les
calculs d’excédents d’éléments nutritifs permettent de se faire une idée de la charge
potentielle des cours d’eau en azote et en phosphore et, dans le cas de l’azote, également
des émissions dans l’atmosphère.
Les émissions d’ammoniac sont estimées à partir des statistiques suisses et des
opinions des experts concernant l’impact des différents mélanges ou choix alimentaires
sur la teneur en azote des effluents et concernant l’impact des divers choix d’entreposage
du fumier et de techniques d’épandage sur les émissions d’ammoniac au cours de
l’entreposage et de l’épandage du fumier (Kulling et autres, 2002, Hindrichsen et autres,
2006 et Reidy et autres, 2008). Le tableau B.2 en Annexe B présente les facteurs
d’émission de NH 3 pour différentes combinaisons de systèmes de stabulation,
d’entreposage du fumier et d’épandage du fumier (Menzi, 2006).
Le tableau 5.2 montre les effets des choix de mélanges alimentaires sur les quantités
de lisier non dilué et dilué (en m
3
) et d’azote et de phosphore (P 2 O 5 ) dans les déjections
(Menzi, 2006). Les émissions de méthane (CH 4 ) et de protoxyde d’azote (N 2 O) sont
modélisées en fonction du volume d’effluents pour différents mélanges alimentaires et
pour différentes estimations de Kulling et autres (2002) et Hindrichsen et al (2006). En ce
qui concerne les émissions de méthane, sont prises en compte les émissions provenant des
stocks d’effluents et les émissions entériques, ainsi que les émissions de protoxyde
d’azote provenant des stocks d’effluents.
Pour chaque culture, les bilans de l’azote et du phosphore à la surface du sol
correspondent à l’écart entre la quantité totale des entrées d’azote ou de phosphore dans
le sol et la quantité des sorties d’azote ou de phosphore. Dans le modèle, on calcule les
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
de Ni. Il convient de remarquer que l’hypothèse relative aux proportions déterminées des
principaux éléments nutritifs n’est valide que pour l’utilisation d’engrais chimiques. Dans
le cas des effluents, le rapport entre les quantités d’azote et de phosphore pourrait être
fonction du mélange alimentaire, mais les données utilisées pour cette application
(tableau 5.2) montrent que le rapport entre azote et phosphore n’est pas affecté lorsque les
rations alimentaires sont différentes. L’intensité d’utilisation de l’azote par hectare est la
somme de deux sources d’azote : l’engrais chimique et les effluents. Selon les prix
relatifs, l’apport d’azote sur une parcelle donnée peut provenir intégralement d’un engrais
chimique ou des effluents, ou des deux à la fois. Le taux réel d’azote dans les effluents ou
le taux d’azote utilisable pour les cultures, ij () est fonction de la technique d’épandage
(injection ou épandage en couverture, par exemple). On utilise la fonction de réaction à
l’azote de Mitscherlich,
)
1
(
i
N
i
e
y
E
J
D
=
, où y i est le rendement des cultures
(en kg/ha), N i est la quantité d’azote utilisée (en kg/ha) et a, b, c, Į, Ȗ et ȕ sont des
paramètres. Les différences de productivité des sols (qualité des sols) peuvent être
intégrées grâce au paramètre D et Ȗ dans la fonction de réaction à l’azote de Mitscherlich.
Les fonctions de réaction des cultures à l’azote sont calibrées en fonction de données
concernant l’utilisation moyenne d’azote dans les cultures modélisées (pâturage et
ensilage d’herbe, ensilage de maïs et orge) et les rendements des cultures dans la région
de plaine.
Les impacts écologiques de la production laitière
Les émissions d’ammoniac, les gaz à effet de serre et les excédents d’azote et de
phosphore sont les principaux problèmes écologiques que cherche à cerner l’application
empirique. Les émissions d’ammoniac rendront compte de l’impact de la production
laitière sur la qualité de l’air, les gaz à effet de serre montrent l’impact sur le climat et les
calculs d’excédents d’éléments nutritifs permettent de se faire une idée de la charge
potentielle des cours d’eau en azote et en phosphore et, dans le cas de l’azote, également
des émissions dans l’atmosphère.
Les émissions d’ammoniac sont estimées à partir des statistiques suisses et des
opinions des experts concernant l’impact des différents mélanges ou choix alimentaires
sur la teneur en azote des effluents et concernant l’impact des divers choix d’entreposage
du fumier et de techniques d’épandage sur les émissions d’ammoniac au cours de
l’entreposage et de l’épandage du fumier (Kulling et autres, 2002, Hindrichsen et autres,
2006 et Reidy et autres, 2008). Le tableau B.2 en Annexe B présente les facteurs
d’émission de NH 3 pour différentes combinaisons de systèmes de stabulation,
d’entreposage du fumier et d’épandage du fumier (Menzi, 2006).
Le tableau 5.2 montre les effets des choix de mélanges alimentaires sur les quantités
de lisier non dilué et dilué (en m
3
) et d’azote et de phosphore (P 2 O 5 ) dans les déjections
(Menzi, 2006). Les émissions de méthane (CH 4 ) et de protoxyde d’azote (N 2 O) sont
modélisées en fonction du volume d’effluents pour différents mélanges alimentaires et
pour différentes estimations de Kulling et autres (2002) et Hindrichsen et al (2006). En ce
qui concerne les émissions de méthane, sont prises en compte les émissions provenant des
stocks d’effluents et les émissions entériques, ainsi que les émissions de protoxyde
d’azote provenant des stocks d’effluents.
Pour chaque culture, les bilans de l’azote et du phosphore à la surface du sol
correspondent à l’écart entre la quantité totale des entrées d’azote ou de phosphore dans
le sol et la quantité des sorties d’azote ou de phosphore. Dans le modèle, on calcule les
