82 – 5. SUISSE : LES EFFETS DE LA PRODUCTION LAITIÈRE SUR L’ENVIRONNEMENT
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Tableau 5.1. Caractéristiques des systèmes pour différents types de troupeau
Rendement
laitier
kg ECM/
vache/an
Intrants
physiques
CHF/vache/an
Coûts de maind’œuvre
CHF/vache/an
Coûts
d’investissement
CHF/vache/an
Coûts des terres
CHF/vache/an
Taux de
charge
têtes/ha
Pâturage saisonnier
6 300
3 429
1 736
611
384
2.21
Vache de référence
(pâturage seul)
6 700
3 752
1 869
623
362
2.25
Vache de référence
(pâturage & ensilage)
6 700
3 920
2 050
623
348
2.93
Vache à productivité
moyenne
7 700
4 501
2 087
678
354
3.02
Vache à forte
productivité
9 100
5 214
2 460
830
390
3.49
ECM signifie lait corrigé en fonction de sa teneur en énergie (Energy Corrected Milk), c’est-à-dire en fonction des variations
de la teneur en matière grasse.
Source : D’après les statistiques du rapport # 608 de la FAT, tableau 8. Les coûts par kg de lait sont convertis en coûts par
vache.
La production de lait par vache
Dans le modèle de l’analyse, les principaux intrants pour la production laitière
Q = g(s,v), l’ensilage (s) et le concentré (v) ont été considérés comme des substituts
imparfaits dans la production. Dans le modèle empirique, la production de lait est
représentée en tant que conversion de matière sèche, de protéines et d’énergie à partir de
3 sources : pâturage et herbe, ensilage (ensilage de maïs) et production fourragère (orge).
Ces trois sources de nourriture sont imparfaitement substituables, ce qui signifie que l’une
d’elles ne peut être substituée à une autre dans des proportions déterminées pour obtenir
un rendement donné. Le cadre de la modélisation étant statique, la quantité d’herbe
consommée correspondant à un hectare de pâturage comprend toute l’herbe produite sur
cet hectare, que ce soit de l’herbe de pâturage, du foin ou de l’ensilage d’herbe.
Une fonction de réaction du lait est calibrée en fonction de données liant le rendement
en lait au mélange alimentaire. Comme le montre le tableau 5.2, le rendement laitier
annuel par vache est de 6 500 kg sur la base d’un régime constitué principalement
d’ensilage d’herbe et de maïs et d’une petite quantité de concentrés. Cependant, pour
atteindre un rendement de 10 000 kg, la part de concentrés est augmentée tandis que la
part d’herbe est diminuée. La teneur en énergie, exprimée en MJ, a été estimée pour tous
les mélanges alimentaires, puis une spécification quadratique a été adaptée pour décrire la
réponse du rendement laitier à la part de concentré x s dans le mélange alimentaire, y = D
+ E x s -Jx s
2
. La fonction de production laitière estimée (annexe à ajouter) décrit très bien
cette relation non linéaire : des rendements plus élevés sont obtenus en augmentant la part
de concentré (en termes d’énergie totale).
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