5. SUISSE : LES EFFETS DE LA PRODUCTION LAITIÈRE SUR L’ENVIRONNEMENT – 77
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
sous réserve que
i
i
N
l d
H
, ou
i
i
N
m d
D
;
2
,
1
=
i
(4b)
En prenant la fonction de Lagrange, / , et en la différenciant par rapport aux apports
d’azote, on obtient :
0
=
=
/
P
c
f
p
i
N
i
l i
;
0
)
(
=
+
=
/
P
E
m
i
N
i
m
h
f
p
i
(5)
En posant égal à zéro le prix fictif, P , dans l’équation (5), on obtient l’optimum privé
pour la consommation d’intrants en l’absence d’intervention de l’État. Les conditions de
l’optimum en cas d’intervention de l’État dans (5) diffèrent donc de celles de l’optimum
privé avec intervention de l’État. Le prix fictif, P , correspond aux coûts qu’entraîne un
renforcement de la norme. Il en va de même pour les effluents et l’engrais chimique. Par
rapport à l’optimum privé en l’absence d’intervention de l’État, on constate une baisse
des apports par hectare. En conséquence, les coûts marginaux de transport sur
l’exploitation diminuent et le rayon optimal pour le transport des effluents s’allonge de
manière à prendre en compte certaines des parcelles qui recevaient antérieurement des
engrais chimiques.
Lorsque les quantités totales d’effluents produites deviennent trop importantes par
rapport à la superficie dont dispose l’exploitation, l’agriculteur se trouve confronté à des
excédents et a le choix entre trois options pour respecter le niveau d’azote requis.
Premièrement, il peut réduire son cheptel afin d’éliminer les excédents de fumier.
Deuxièmement, il peut modifier la ration alimentaire des vaches de manière à abaisser la
teneur des effluents en azote et ne plus avoir d’excédents. Troisièmement, il peut
également essayer de trouver en dehors de son exploitation des terres cultivées sur
lesquelles d’autres agriculteurs accepteraient d’épandre ses effluents.
Considérons maintenant la décision du producteur pour lequel
M
wH >
après
imposition de la norme sur l’azote. À court terme, les investissements dans les capacités
de production et dans la taille du cheptel étant donnés, l’agriculteur préfère opter pour le
transport des excédents de fumier en dehors de l’exploitation. Dans ce cas, les conditions
régissant l’optimum privé pour la production laitière demeurent inchangées. Par ailleurs,
les conditions de premier ordre pour l’épandage des effluents et d’engrais chimiques sont
les mêmes que dans l’équation (5). Le rayon critique englobe l’ensemble des parcelles de
l’exploitation. L’agriculteur réduit donc les apports de fertilisants de manière à satisfaire à
la norme sur l’azote et transporte ses excédents de fumier en dehors de son exploitation.
Cette opération de transport entraîne donc simplement pour lui un coût forfaitaire
)
,
(
t
M
H
w
C
, où H
w correspond à la quantité d’effluents fixée et M au niveau
global d’azote que l’exploitation laitière doit respecter.
Enfin, la question se pose de savoir ce qu’il advient de l’affectation des terres en
présence de la norme sur l’azote. On constate une modification de la rentabilité relative
de la production de céréales et d’ensilage. L’existence d’une solution interne pour
l’affectation des terres implique que
2
1
S
S = ,
(6)
où la barre correspond aux profits tirés de la production de céréales et d’ensilage en
présence de la norme. La diminution des apports d’azote entraîne une baisse de la
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
sous réserve que
i
i
N
l d
H
, ou
i
i
N
m d
D
;
2
,
1
=
i
(4b)
En prenant la fonction de Lagrange, / , et en la différenciant par rapport aux apports
d’azote, on obtient :
0
=
=
/
P
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N
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;
0
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=
+
=
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P
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(5)
En posant égal à zéro le prix fictif, P , dans l’équation (5), on obtient l’optimum privé
pour la consommation d’intrants en l’absence d’intervention de l’État. Les conditions de
l’optimum en cas d’intervention de l’État dans (5) diffèrent donc de celles de l’optimum
privé avec intervention de l’État. Le prix fictif, P , correspond aux coûts qu’entraîne un
renforcement de la norme. Il en va de même pour les effluents et l’engrais chimique. Par
rapport à l’optimum privé en l’absence d’intervention de l’État, on constate une baisse
des apports par hectare. En conséquence, les coûts marginaux de transport sur
l’exploitation diminuent et le rayon optimal pour le transport des effluents s’allonge de
manière à prendre en compte certaines des parcelles qui recevaient antérieurement des
engrais chimiques.
Lorsque les quantités totales d’effluents produites deviennent trop importantes par
rapport à la superficie dont dispose l’exploitation, l’agriculteur se trouve confronté à des
excédents et a le choix entre trois options pour respecter le niveau d’azote requis.
Premièrement, il peut réduire son cheptel afin d’éliminer les excédents de fumier.
Deuxièmement, il peut modifier la ration alimentaire des vaches de manière à abaisser la
teneur des effluents en azote et ne plus avoir d’excédents. Troisièmement, il peut
également essayer de trouver en dehors de son exploitation des terres cultivées sur
lesquelles d’autres agriculteurs accepteraient d’épandre ses effluents.
Considérons maintenant la décision du producteur pour lequel
M
wH >
après
imposition de la norme sur l’azote. À court terme, les investissements dans les capacités
de production et dans la taille du cheptel étant donnés, l’agriculteur préfère opter pour le
transport des excédents de fumier en dehors de l’exploitation. Dans ce cas, les conditions
régissant l’optimum privé pour la production laitière demeurent inchangées. Par ailleurs,
les conditions de premier ordre pour l’épandage des effluents et d’engrais chimiques sont
les mêmes que dans l’équation (5). Le rayon critique englobe l’ensemble des parcelles de
l’exploitation. L’agriculteur réduit donc les apports de fertilisants de manière à satisfaire à
la norme sur l’azote et transporte ses excédents de fumier en dehors de son exploitation.
Cette opération de transport entraîne donc simplement pour lui un coût forfaitaire
)
,
(
t
M
H
w
C
, où H
w correspond à la quantité d’effluents fixée et M au niveau
global d’azote que l’exploitation laitière doit respecter.
Enfin, la question se pose de savoir ce qu’il advient de l’affectation des terres en
présence de la norme sur l’azote. On constate une modification de la rentabilité relative
de la production de céréales et d’ensilage. L’existence d’une solution interne pour
l’affectation des terres implique que
2
1
S
S = ,
(6)
où la barre correspond aux profits tirés de la production de céréales et d’ensilage en
présence de la norme. La diminution des apports d’azote entraîne une baisse de la
