56 – 4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Impact des mesures agroenvironnementales en présence de paiements à la
surface
Même dans le contexte actuel, où l’on cherche à découpler le soutien à l’agriculture
de la production, les mesures agroenvironnementales, quoique gagnant en importance,
demeurent reléguées en marge de l’arsenal des mesures agricoles de nombreux pays. Les
« paiements de soutien à l’agriculture » sont qualifiés de paiements à la surface, qui
n’influent pas sur les rendements relatifs des différentes cultures, mais exercent un effet
sur la marge extensive (entrées-sorties de l’agriculture). L’utilisation des terres dans le
cadre de paiements à la surface (tableau 4.8) se caractérise par une réorientation
importante vers l’agriculture, toutes les parcelles qui étaient auparavant boisées dans
l’optimum privé étant converties à la production de colza. La production de blé, quant à
elle, n’est pas affectée. L’expansion de la marge extensive se traduit par une baisse de
l’intensité de la fertilisation imputable à l’exploitation de parcelles dont les sols sont de
qualité moindre.
Tableau 4.8. Consommation d’intrants et affectation des terres : interactions entre paiements
à la surface et mesures agroenvironnementales
Mesure
Consommation d’engrais
kg/ha
Bande-tampon
m
Parcelles
boisées
nombre
Parcelles
en colza
nombre
Parcelles
en blé
nombre
Colza
Blé
Colza
Blé
Optimum privé
80.3
122.8
-
-
17
3
20
Optimum social
72.6
116.5
10.0
9.8
12
14
14
Paiement à la surface (PS)
79.0
122.8
-
-
0
20
20
PS + norme sur la taille
des bandes-tampons
79.0
122.8
7.1
7.1
0
20
20
PS + paiement au titre de
la mise en place de
bandes-tampons
79.0
122.8
10
6.5
0
20
20
PS + taxe sur l’azote
59.5
110.5
-
-
7
28
5
PS + incitations agroenv.
ciblées
71.5
116.3
7.9
7.4
0
27
13
Source : Calculs effectués par l’auteur.
Les quatre mesures agroenvironnementales prises en compte ne peuvent suffire à
contrecarrer l’évolution induite par les paiements à la surface. Les conséquences de
l’imposition d’une bande-tampon minimum ou de l’octroi d’un paiement en faveur des
bandes-tampons sont limitées car ces mesures n’ont pas d’influence sur l’allocation des
terres et sur l’intensité d’utilisation des engrais. Dans le cas des parcelles à forte
productivité (celles cultivées en blé), les paiements à la surface réduisent l’efficacité du
paiement versé au titre de la mise en place de bandes-tampons dans la mesure où la
hausse du coût d’opportunité de l’implantation d’une bande-tampon est amplifiée par
celle qu’induit la perte du paiement à la surface pour la superficie dédiée aux
bandes-tampons. Les incitations agroenvironnementales ciblées sont également
favorables à la production de colza, tout en entraînant par ailleurs la mise en place de
bandes-tampons, ainsi qu’une baisse de l’intensité de la fertilisation plus importante que
dans le cas du versement des seuls paiements à la surface.
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Impact des mesures agroenvironnementales en présence de paiements à la
surface
Même dans le contexte actuel, où l’on cherche à découpler le soutien à l’agriculture
de la production, les mesures agroenvironnementales, quoique gagnant en importance,
demeurent reléguées en marge de l’arsenal des mesures agricoles de nombreux pays. Les
« paiements de soutien à l’agriculture » sont qualifiés de paiements à la surface, qui
n’influent pas sur les rendements relatifs des différentes cultures, mais exercent un effet
sur la marge extensive (entrées-sorties de l’agriculture). L’utilisation des terres dans le
cadre de paiements à la surface (tableau 4.8) se caractérise par une réorientation
importante vers l’agriculture, toutes les parcelles qui étaient auparavant boisées dans
l’optimum privé étant converties à la production de colza. La production de blé, quant à
elle, n’est pas affectée. L’expansion de la marge extensive se traduit par une baisse de
l’intensité de la fertilisation imputable à l’exploitation de parcelles dont les sols sont de
qualité moindre.
Tableau 4.8. Consommation d’intrants et affectation des terres : interactions entre paiements
à la surface et mesures agroenvironnementales
Mesure
Consommation d’engrais
kg/ha
Bande-tampon
m
Parcelles
boisées
nombre
Parcelles
en colza
nombre
Parcelles
en blé
nombre
Colza
Blé
Colza
Blé
Optimum privé
80.3
122.8
-
-
17
3
20
Optimum social
72.6
116.5
10.0
9.8
12
14
14
Paiement à la surface (PS)
79.0
122.8
-
-
0
20
20
PS + norme sur la taille
des bandes-tampons
79.0
122.8
7.1
7.1
0
20
20
PS + paiement au titre de
la mise en place de
bandes-tampons
79.0
122.8
10
6.5
0
20
20
PS + taxe sur l’azote
59.5
110.5
-
-
7
28
5
PS + incitations agroenv.
ciblées
71.5
116.3
7.9
7.4
0
27
13
Source : Calculs effectués par l’auteur.
Les quatre mesures agroenvironnementales prises en compte ne peuvent suffire à
contrecarrer l’évolution induite par les paiements à la surface. Les conséquences de
l’imposition d’une bande-tampon minimum ou de l’octroi d’un paiement en faveur des
bandes-tampons sont limitées car ces mesures n’ont pas d’influence sur l’allocation des
terres et sur l’intensité d’utilisation des engrais. Dans le cas des parcelles à forte
productivité (celles cultivées en blé), les paiements à la surface réduisent l’efficacité du
paiement versé au titre de la mise en place de bandes-tampons dans la mesure où la
hausse du coût d’opportunité de l’implantation d’une bande-tampon est amplifiée par
celle qu’induit la perte du paiement à la surface pour la superficie dédiée aux
bandes-tampons. Les incitations agroenvironnementales ciblées sont également
favorables à la production de colza, tout en entraînant par ailleurs la mise en place de
bandes-tampons, ainsi qu’une baisse de l’intensité de la fertilisation plus importante que
dans le cas du versement des seuls paiements à la surface.
