44 – 4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Des hypothèses A.1 et A.2, il peut être déduit qu’une diminution des apports
d’engrais et une augmentation de la superficie des bandes-tampons réduisent le
ruissellement des éléments nutritifs. Par ailleurs, il existe une possibilité d’arbitrage entre
ces deux solutions : en augmentant la superficie des bandes-tampons, on peut prévoir
dans l’offre un accroissement des quantités d’engrais utilisées afin d’obtenir le même
score. Cette possibilité de substitution joue un rôle déterminant dans ce modèle.
On définit ensuite le score I. Par hypothèse, ce score dépend de la performance
environnementale E et du paiement r exigé par l’agriculteur par rapport au paiement
maximum en fonction de l’avantage environnemental obtenu
)
(E
R
. Par ailleurs, le score
unique est défini comme étant une partie du score maximum pouvant être obtenu, noté I .
Soient
e
Z et r
Z les coefficients de pondération attribués respectivement à la
performance environnementale et au versement nécessaire. Comme précédemment, on a :
1
,
0
<
<
r
e Z
Z
et
1
=
+ r
e
Z
Z
. Dès lors, le score peut être exprimé comme suit :
I
E
R
r
E
I
r
e
»
¼
º
«
¬
ª
+
=
)
)
(
1
(
Z
Z
.
(4)
Par conséquent, selon l’équation (4), le score de chaque offre représente une partie
(
I
I d
<
0
) du score maximum pouvant être obtenu. Il est clair que ce score augmente
avec le coefficient de pondération attribué à la performance environnementale et varie en
sens inverse du paiement exigé pour l’offre.
Pour préparer leur offre, les agriculteurs suivent les règles qui précèdent. Pour qu’un
dossier soit accepté dans le programme, il faut que le score de l’exploitant soit supérieur
au plancher déterminé de façon endogène. Il semble évident que la stratégie de
l’exploitant sera guidée par la manière dont il anticipe la valeur de ce plancher. On
suppose que les agriculteurs ont une attitude neutre vis-à-vis du risque, si bien qu’ils ne
s’occupent que de la valeur attendue. L’agriculteur soumettra donc une offre si
l’espérance de gain liée à cette participation dépasse les gains obtenus à l’optimum privé.
L’espérance de gain dépend de la probabilité d’être accepté dans le programme. Soit I la
valeur minimum de l’indice pour avoir une chance de participer au programme. La
probabilité d’être accepté est alors définie ainsi :
³
=
=
>
I
I
c
I
F
dI
I
f
I
I
P
)
(
)
(
)
(
.
(5)
Soit
*
*
*
0
)
(
cl
l
pf
=
S
le profit de l’agriculteur tel qu’il est limité à l’optimum privé,
l
* étant la quantité optimale d’engrais utilisée, p le prix de la récolte et c le prix de
l’engrais. Par ailleurs, les gains pouvant être obtenus dans le cadre du programme de
paiements agroenvironnementaux dépendant du choix de la quantité réelle d’engrais
utilisée l, de la bande-tampon m et de l’analyse de sol (NC) s’expriment ainsi :
[
] NC
cl
l
pf
m
=
)
(
)
1
(
1
S
.
Même si l’on peut penser que l’analyse de sol fait disparaître le problème de l’aléa
moral lié à l’utilisation des engrais, l’agriculteur garde pour lui l’information dont il
dispose concernant, notamment, ses gains et ses coûts. Cette rente d’information (voir
Latacz-Lohmann et Van der Hamsvoort, 1998) est reflétée par le montant de l’offre pour
la contrepartie des gains environnementaux du programme. En présence de cette
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Des hypothèses A.1 et A.2, il peut être déduit qu’une diminution des apports
d’engrais et une augmentation de la superficie des bandes-tampons réduisent le
ruissellement des éléments nutritifs. Par ailleurs, il existe une possibilité d’arbitrage entre
ces deux solutions : en augmentant la superficie des bandes-tampons, on peut prévoir
dans l’offre un accroissement des quantités d’engrais utilisées afin d’obtenir le même
score. Cette possibilité de substitution joue un rôle déterminant dans ce modèle.
On définit ensuite le score I. Par hypothèse, ce score dépend de la performance
environnementale E et du paiement r exigé par l’agriculteur par rapport au paiement
maximum en fonction de l’avantage environnemental obtenu
)
(E
R
. Par ailleurs, le score
unique est défini comme étant une partie du score maximum pouvant être obtenu, noté I .
Soient
e
Z et r
Z les coefficients de pondération attribués respectivement à la
performance environnementale et au versement nécessaire. Comme précédemment, on a :
1
,
0
<
<
r
e Z
Z
et
1
=
+ r
e
Z
Z
. Dès lors, le score peut être exprimé comme suit :
I
E
R
r
E
I
r
e
»
¼
º
«
¬
ª
+
=
)
)
(
1
(
Z
Z
.
(4)
Par conséquent, selon l’équation (4), le score de chaque offre représente une partie
(
I
I d
<
0
) du score maximum pouvant être obtenu. Il est clair que ce score augmente
avec le coefficient de pondération attribué à la performance environnementale et varie en
sens inverse du paiement exigé pour l’offre.
Pour préparer leur offre, les agriculteurs suivent les règles qui précèdent. Pour qu’un
dossier soit accepté dans le programme, il faut que le score de l’exploitant soit supérieur
au plancher déterminé de façon endogène. Il semble évident que la stratégie de
l’exploitant sera guidée par la manière dont il anticipe la valeur de ce plancher. On
suppose que les agriculteurs ont une attitude neutre vis-à-vis du risque, si bien qu’ils ne
s’occupent que de la valeur attendue. L’agriculteur soumettra donc une offre si
l’espérance de gain liée à cette participation dépasse les gains obtenus à l’optimum privé.
L’espérance de gain dépend de la probabilité d’être accepté dans le programme. Soit I la
valeur minimum de l’indice pour avoir une chance de participer au programme. La
probabilité d’être accepté est alors définie ainsi :
³
=
=
>
I
I
c
I
F
dI
I
f
I
I
P
)
(
)
(
)
(
.
(5)
Soit
*
*
*
0
)
(
cl
l
pf
=
S
le profit de l’agriculteur tel qu’il est limité à l’optimum privé,
l
* étant la quantité optimale d’engrais utilisée, p le prix de la récolte et c le prix de
l’engrais. Par ailleurs, les gains pouvant être obtenus dans le cadre du programme de
paiements agroenvironnementaux dépendant du choix de la quantité réelle d’engrais
utilisée l, de la bande-tampon m et de l’analyse de sol (NC) s’expriment ainsi :
[
] NC
cl
l
pf
m
=
)
(
)
1
(
1
S
.
Même si l’on peut penser que l’analyse de sol fait disparaître le problème de l’aléa
moral lié à l’utilisation des engrais, l’agriculteur garde pour lui l’information dont il
dispose concernant, notamment, ses gains et ses coûts. Cette rente d’information (voir
Latacz-Lohmann et Van der Hamsvoort, 1998) est reflétée par le montant de l’offre pour
la contrepartie des gains environnementaux du programme. En présence de cette
