42 – 4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
tandis que les terres de chaque qualité sont affectées à l’utilisation qui dégage la
rentabilité la plus élevée, sans considération des dommages dus au ruissellement ni des
avantages en termes de biodiversité
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(3b)
Ces conditions ont été analysées en détail par Lichtenberg (1989, 2002) et par
Lankoski et Ollikainen (2003).
Historique et cadre théorique des enchères vertes
En ce qui concerne les programmes agroenvironnementaux des pays de l’OCDE, la
plupart sont basés sur des paiements forfaitaires fixes accordés aux agriculteurs qui
satisfont à un ensemble prédéterminé de pratiques et de critères de gestion, comme un
travail du sol réduit ou des restrictions relatives à l’intensité et au calendrier des apports
d’engrais et de fumier ainsi que des traitements pesticides. L’approche mettant en œuvre
des paiements forfaitaires pose un problème évident, à savoir le fait que l’hétérogénéité
des coûts d’adoption et de la productivité locale des biens environnementaux fournis ne
soit pas prise en compte dans l’élaboration et la mise en œuvre des mesures. Cela réduit
bien évidemment le rapport coût-efficacité du programme, même lorsque les coûts de
transaction liés aux mesures en question sont pris en considération.
Les systèmes d’enchères peuvent réduire l’asymétrie de l’information entre un
exploitant agricole et un décideur public et ainsi permettre de lutter contre le problème de
l’information cachée et des choix défavorables. Des enchères sont depuis peu utilisées
dans le cadre de la protection de l’environnement en agriculture (Latacz-Lohmann et
Hamsvoort, 1997 ; Stoneham et autres, 2003 ; Vukina et autres, 2006). Dans le cas
d’enchères ayant pour objectif la conservation de la nature, les agriculteurs sont en
concurrence pour un nombre limité de contrats de protection de l’environnement.
Lorsqu’il fait une offre, l’exploitant agricole doit arbitrer entre des versements nets et la
probabilité de remporter l’enchère, sachant qu’une offre plus élevée a pour effet de
relever le montant net perçu, mais diminue la probabilité de voir son offre acceptée. Aussi
le système d’enchères va-t-il pousser les agriculteurs à révéler leurs coûts d’adoption et,
partant, réduire les rentes perçues par les agriculteurs bénéficiant d’asymétries
d’information tout en améliorant le rapport coût-efficacité des programmes
agroenvironnementaux.
Cette étude de cas évalue l’efficacité environnementale et la rentabilité des enchères
vertes par rapport aux paiements agroenvironnementaux forfaitaires. En ce qui concerne
la mise au point des processus d’enchères, cette application est associée à un programme
de paiements agroenvironnementaux ciblant deux objectifs écologiques, à savoir la
réduction du ruissellement d’éléments nutritifs et la biodiversité grâce à des enchères
vertes sous pli scellé (enchères discriminantes sous pli scellé au premier prix). Un
indicateur à valeur unique est utilisé pour classer les offres des agriculteurs. Cet
indicateur englobe deux aspects : la performance environnementale et le montant de
l’offre. En pondérant différents aspects environnementaux du programme, l’indice établit
les relations entre ces aspects par rapport à leurs priorités relatives (comme l’Indice des
avantages environnementaux des États-Unis ou IBE). Comme les pondérations de l’indice
sont habituellement connues avant les enchères, cet indice permet aux agriculteurs
d’évaluer l’impact de leur activité sur leurs chances de remporter les appels d’offres.
Contrairement aux applications précédentes d’indices dans lesquelles la pondération
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