4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE – 41
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
La condition (2a) est la condition standard selon laquelle la dose d’engrais apportée
doit être telle que le revenu marginal soit égal à son prix unitaire plus le coût marginal
social des dégâts provenant du ruissellement. Celui-ci est le dernier terme du membre de
droite de la condition (2a), comme l’indique la condition (2f), selon laquelle le coût
implicite ] est égal à Dc(Z). Il faut noter que la dose d’engrais par unité de surface sera
variable selon les parcelles et selon les cultures. Après substitution en utilisant les
équations (2e) et (2f), on peut constater que selon la condition (2b), la surface de la
bande-tampon doit être choisie de telle sorte qu’elle soit égale au coût d’opportunité de
l’affectation des terres aux bandes-tampons, lequel est égal au manque à gagner en rente
de culture,
[
]
j
j
cl
pf
, avec les avantages marginaux liés à l’agrobiodiversité et à la
réduction des dommages dus au ruissellement ,
j
j
m
v
z
D
M
k
w
w
c
w
w
)
(
. L’équation (2c) définit
la condition pour le niveau critique de qualité des terres qui divise la surface entre les
deux cultures. Après substitution à partir des équations (2d)–(2f), on peut remarquer que
toutes les terres de qualité q doivent être affectées à l’utilisation dégageant le rendement
social le plus élevé, y compris la rente de culture
]
)[
1
(
j
j
j
cl
pf
m
, les contributions
marginales à la biodiversité, tant de la culture que de la bande-tampon,
j
j
m
M
k
H
k
w
w
+
w
w
, et
le niveau marginal de dommages dus au ruissellement,
j
v
z
D )
(
c
.
Sous certaines hypothèses de régularité, la condition (2c) définit aussi deux qualités
critiques et uniques des terres : une qualité minimum des terres affectées à la production
agricole et un niveau de qualité critique pour lequel l’affectation passe d’une culture à
une autre (voir, par exemple, Lichtenberg, 2002). La terre de qualité q < 1
ˆ
q est affectée à
l’usage résiduel. La terre de qualité 1
ˆ
q q < q
c est affectée à la culture 1. La terre de
qualité q t q
c est affectée à la culture 2.
Cette affectation des terres est illustrée par la figure 4.1. Par ailleurs, en différenciant
totalement les conditions (2a) et (2b), on peut facilement montrer que la dose d’engrais
augmente avec la qualité des terres (
0
>
w
w
q
l j
), tandis que la surface de bande-tampon
diminue avec la qualité des terres (
0
<
w
w
q
m j
), ce que montre aussi la figure 4.1.
En l’absence d’intervention des pouvoirs publics, les décisions prises par les
agriculteurs en vue de maximiser leurs profits peuvent ne tenir compte ni des externalités
négatives (ruissellement) ni des externalités positives (agrobiodiversité) de l’agriculture.
Il est facile de voir, à partir de la condition (2b), que les agriculteurs ne conserveront pas
de bandes-tampons dans de telles circonstances, sachant qu’ils ne recevront aucune
compensation pour la rente perdue (la condition (2b) est alors une inégalité stricte). De
même, la dose optimale d’engrais du point de vue privé ignore le niveau marginal des
dommages dus au ruissellement :
0
:
=
w
w
c
l
f
p
l
j
j
j
(3a)
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
La condition (2a) est la condition standard selon laquelle la dose d’engrais apportée
doit être telle que le revenu marginal soit égal à son prix unitaire plus le coût marginal
social des dégâts provenant du ruissellement. Celui-ci est le dernier terme du membre de
droite de la condition (2a), comme l’indique la condition (2f), selon laquelle le coût
implicite ] est égal à Dc(Z). Il faut noter que la dose d’engrais par unité de surface sera
variable selon les parcelles et selon les cultures. Après substitution en utilisant les
équations (2e) et (2f), on peut constater que selon la condition (2b), la surface de la
bande-tampon doit être choisie de telle sorte qu’elle soit égale au coût d’opportunité de
l’affectation des terres aux bandes-tampons, lequel est égal au manque à gagner en rente
de culture,
[
]
j
j
cl
pf
, avec les avantages marginaux liés à l’agrobiodiversité et à la
réduction des dommages dus au ruissellement ,
j
j
m
v
z
D
M
k
w
w
c
w
w
)
(
. L’équation (2c) définit
la condition pour le niveau critique de qualité des terres qui divise la surface entre les
deux cultures. Après substitution à partir des équations (2d)–(2f), on peut remarquer que
toutes les terres de qualité q doivent être affectées à l’utilisation dégageant le rendement
social le plus élevé, y compris la rente de culture
]
)[
1
(
j
j
j
cl
pf
m
, les contributions
marginales à la biodiversité, tant de la culture que de la bande-tampon,
j
j
m
M
k
H
k
w
w
+
w
w
, et
le niveau marginal de dommages dus au ruissellement,
j
v
z
D )
(
c
.
Sous certaines hypothèses de régularité, la condition (2c) définit aussi deux qualités
critiques et uniques des terres : une qualité minimum des terres affectées à la production
agricole et un niveau de qualité critique pour lequel l’affectation passe d’une culture à
une autre (voir, par exemple, Lichtenberg, 2002). La terre de qualité q < 1
ˆ
q est affectée à
l’usage résiduel. La terre de qualité 1
ˆ
q q < q
c est affectée à la culture 1. La terre de
qualité q t q
c est affectée à la culture 2.
Cette affectation des terres est illustrée par la figure 4.1. Par ailleurs, en différenciant
totalement les conditions (2a) et (2b), on peut facilement montrer que la dose d’engrais
augmente avec la qualité des terres (
0
>
w
w
q
l j
), tandis que la surface de bande-tampon
diminue avec la qualité des terres (
0
<
w
w
q
m j
), ce que montre aussi la figure 4.1.
En l’absence d’intervention des pouvoirs publics, les décisions prises par les
agriculteurs en vue de maximiser leurs profits peuvent ne tenir compte ni des externalités
négatives (ruissellement) ni des externalités positives (agrobiodiversité) de l’agriculture.
Il est facile de voir, à partir de la condition (2b), que les agriculteurs ne conserveront pas
de bandes-tampons dans de telles circonstances, sachant qu’ils ne recevront aucune
compensation pour la rente perdue (la condition (2b) est alors une inégalité stricte). De
même, la dose optimale d’engrais du point de vue privé ignore le niveau marginal des
dommages dus au ruissellement :
0
:
=
w
w
c
l
f
p
l
j
j
j
(3a)
