4. FINLANDE : PRODUCTION VÉGÉTALE ET POSSIBILITÉS D’ENTRÉES-SORTIES AVEC LA SYLVICULTURE – 39
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
une fonction continue et dérivable. La superficie totale de terres cultivables dans la région
est donc
³
=
1
0
)
( dq
q
g
G
.
(1)
Pour simplifier, on suppose qu’il n’existe que deux cultures dans cette région, soit
2
,
1
=
j
. Ces deux cultures sont produites en appliquant des techniques caractérisées par
des rendements d’échelle constants. Sans que ce choix ait une incidence sur la
polyvalence, on suppose que la culture 1 est mieux adaptée aux sols de qualité moindre.
La production de chaque culture par unité de surface, y j , est fonction de la qualité du sol q
et de la dose d’engrais apportée (par unité de surface) l j ,
)
;
( q
l
f
y
j
j
j =
. La fonction de
production est croissante et concave par rapport aux engrais et à la qualité des terres,
autrement dit,
0
)
;
(
>
q
l
f
j
j
l
,
0
)
;
(
<
q
l
f
j
j
ll
,
0
)
;
(
>
q
l
f
j
j
q
,
0
)
;
(
<
q
l
f
j
j
qq
. Soient p j et
c les prix respectifs des cultures et de l’engrais. Il est aussi tenu compte de la possibilité
qu’une partie des terres ne soit pas cultivée et soit consacrée à un usage résiduel comme
la jachère, ou qu’elle soit affectée à une activité extérieure au secteur considéré (comme
par exemple la sylviculture dans l’application empirique). Le revenu par unité de surface
dégagé par cet usage résiduel est
0
S ; on suppose qu’il est indépendant de la qualité des
sols. Soit L j (q) la part des terres de qualité q affectée à l’utilisation j. La superficie totale
consacrée à chaque type d’utilisation est H j = ³
1
0
)
(
)
(
dq
q
g
q
L j
, j = 0,1,2.
Les productions végétales ont deux types d’effet sur l’environnement : elles influent
sur la qualité de l’eau du fait du ruissellement des éléments nutritifs, mais aussi sur la
diversité à travers les habitats que fournissent à la faune sauvage les superficies cultivées
et les tournières. On s’intéresse ici à un type particulier de tournières, à savoir une bandetampon située entre la terre cultivée et le cours d’eau, qui n’est pas cultivée et porte une
végétation pérenne. Les bandes-tampons aident à limiter le phénomène de ruissellement
et sont favorables à la biodiversité. Soit m j (q) la part d’une parcelle de qualité q affectée à
la culture j que l’on garde comme bande-tampon. Les bandes-tampons n’étant aménagées
que sur les terres cultivées, la superficie totale des bandes-tampons dans la région est M =
³ ¦ =
1
0
2
1
)
(
)
(
)
(
j
j
j
dq
q
g
q
L
q
m
. Chaque type d’utilisation des terres contribue à la
biodiversité en fournissant à la faune sauvage un habitat. Comme le rôle des terres varie
en fonction de leur affectation, on suppose ici que les avantages apportés par la région en
termes de biodiversité représentent une fonction croissante et concave de la superficie
(totale) consacrée à chaque type d’utilisation des terres,
)
,
,
,
(
2
1
0
M
H
H
H
k
.
Les productions végétales donnent également lieu à des externalités
environnementales négatives à cause du ruissellement des éléments nutritifs qu’elles
induisent. On suppose que pour chaque parcelle de terrain, le ruissellement est une
fonction v j ((1-m j (q))l j (q),m j (q)) qui dépend de la culture j, de la quantité d’engrais
répandue sur la parcelle, (1-m j (q))l j (q), et de la surface de la bande-tampon sur cette
parcelle, m j (q) . Par commodité, le ruissellement engendré par l’usage résiduel est supposé
nul. Par hypothèse, le ruissellement se dilue de façon uniforme dans le cours d’eau, si
bien que les dégâts dus à la pollution sont fonction du ruissellement total, Z =
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
une fonction continue et dérivable. La superficie totale de terres cultivables dans la région
est donc
³
=
1
0
)
( dq
q
g
G
.
(1)
Pour simplifier, on suppose qu’il n’existe que deux cultures dans cette région, soit
2
,
1
=
j
. Ces deux cultures sont produites en appliquant des techniques caractérisées par
des rendements d’échelle constants. Sans que ce choix ait une incidence sur la
polyvalence, on suppose que la culture 1 est mieux adaptée aux sols de qualité moindre.
La production de chaque culture par unité de surface, y j , est fonction de la qualité du sol q
et de la dose d’engrais apportée (par unité de surface) l j ,
)
;
( q
l
f
y
j
j
j =
. La fonction de
production est croissante et concave par rapport aux engrais et à la qualité des terres,
autrement dit,
0
)
;
(
>
q
l
f
j
j
l
,
0
)
;
(
<
q
l
f
j
j
ll
,
0
)
;
(
>
q
l
f
j
j
q
,
0
)
;
(
<
q
l
f
j
j
. Soient p j et
c les prix respectifs des cultures et de l’engrais. Il est aussi tenu compte de la possibilité
qu’une partie des terres ne soit pas cultivée et soit consacrée à un usage résiduel comme
la jachère, ou qu’elle soit affectée à une activité extérieure au secteur considéré (comme
par exemple la sylviculture dans l’application empirique). Le revenu par unité de surface
dégagé par cet usage résiduel est
0
S ; on suppose qu’il est indépendant de la qualité des
sols. Soit L j (q) la part des terres de qualité q affectée à l’utilisation j. La superficie totale
consacrée à chaque type d’utilisation est H j = ³
1
0
)
(
)
(
dq
q
g
q
L j
, j = 0,1,2.
Les productions végétales ont deux types d’effet sur l’environnement : elles influent
sur la qualité de l’eau du fait du ruissellement des éléments nutritifs, mais aussi sur la
diversité à travers les habitats que fournissent à la faune sauvage les superficies cultivées
et les tournières. On s’intéresse ici à un type particulier de tournières, à savoir une bandetampon située entre la terre cultivée et le cours d’eau, qui n’est pas cultivée et porte une
végétation pérenne. Les bandes-tampons aident à limiter le phénomène de ruissellement
et sont favorables à la biodiversité. Soit m j (q) la part d’une parcelle de qualité q affectée à
la culture j que l’on garde comme bande-tampon. Les bandes-tampons n’étant aménagées
que sur les terres cultivées, la superficie totale des bandes-tampons dans la région est M =
³ ¦ =
1
0
2
1
)
(
)
(
)
(
j
j
j
dq
q
g
q
L
q
m
. Chaque type d’utilisation des terres contribue à la
biodiversité en fournissant à la faune sauvage un habitat. Comme le rôle des terres varie
en fonction de leur affectation, on suppose ici que les avantages apportés par la région en
termes de biodiversité représentent une fonction croissante et concave de la superficie
(totale) consacrée à chaque type d’utilisation des terres,
)
,
,
,
(
2
1
0
M
H
H
H
k
.
Les productions végétales donnent également lieu à des externalités
environnementales négatives à cause du ruissellement des éléments nutritifs qu’elles
induisent. On suppose que pour chaque parcelle de terrain, le ruissellement est une
fonction v j ((1-m j (q))l j (q),m j (q)) qui dépend de la culture j, de la quantité d’engrais
répandue sur la parcelle, (1-m j (q))l j (q), et de la surface de la bande-tampon sur cette
parcelle, m j (q) . Par commodité, le ruissellement engendré par l’usage résiduel est supposé
nul. Par hypothèse, le ruissellement se dilue de façon uniforme dans le cours d’eau, si
bien que les dégâts dus à la pollution sont fonction du ruissellement total, Z =
