18 – 2. DESCRIPTION GÉNÉRALE DU SAPIM
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
• Elle a des incidences sur la biodiversité à travers l’habitat que procurent à la faune
sauvage les surfaces cultivées et les jachères vertes. On suppose que chaque type
d’utilisation des terres entraîne une externalité positive car elle contribue à la
biodiversité de par le type d’habitat qu’elle fournit. Comme le rôle des terres varie
en fonction de leur affectation, on suppose ici que les avantages apportés par la
région en termes de biodiversité augmentent avec la superficie (totale) consacrée
à chaque type d’utilisation des terres, mais de façon décroissante.
• Enfin, les cultures et les jachères vertes peuvent aussi produire des externalités
climatiques positives et négatives en séquestrant le carbone (jachères vertes), en
apportant des avantages compensatoires (cultures bioénergétiques) et en
engendrant des émissions de gaz à effet de serre (GES) imputables à l’utilisation
d’intrants et au travail du sol.
Les agriculteurs maximisent leurs profits en épandant sur chaque parcelle des engrais
et herbicides telles que les recettes marginales et les prix unitaires respectifs de ces
intrants s’égalisent (coût marginal). Sachant que la productivité du sol varie, le taux
optimal d’utilisation de ces intrants du point de vue privé varie aussi selon les parcelles et
selon les cultures. En raison des externalités environnementales non internalisées (qualité
de l’eau, biodiversité et climat), l’optimum privé des taux d’utilisation d’intrants diffère
de l’optimum social. Par conséquent, une prise en compte des dommages causés par le
ruissellement d’éléments nutritifs et d’herbicides et de ceux liés aux émissions de GES
par rapport à l’optimum social entraînera une diminution des taux d’utilisation de ces
intrants par rapport à l’optimum privé.
Figure 2.1. Affectation optimale des terres du point de vue privé et du point de vue social
dans un contexte d’hétérogénéité de la qualité des sols
Source : Inspiré de Lichtenberg (2002).
La figure 2.1 illustre l’optimum privé et l’optimum social de l’affectation des terres
entre jachère (
0
S et SW
0 ), culture 1 (ʌ
1 et SW
1
) et culture 2 (ʌ
2 et SW
2 ). Par hypothèse, les
externalités négatives liées au ruissellement des éléments nutritifs et des herbicides ainsi
qu’aux émissions de GES sont plus importantes que les externalités positives en termes
de création d’habitats sauvages, si bien que pour les deux cultures, les avantages sociaux
sont inférieurs aux profits privés. Dans le cas des jachères vertes, les avantages liés à la
Qualité des sols
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
• Elle a des incidences sur la biodiversité à travers l’habitat que procurent à la faune
sauvage les surfaces cultivées et les jachères vertes. On suppose que chaque type
d’utilisation des terres entraîne une externalité positive car elle contribue à la
biodiversité de par le type d’habitat qu’elle fournit. Comme le rôle des terres varie
en fonction de leur affectation, on suppose ici que les avantages apportés par la
région en termes de biodiversité augmentent avec la superficie (totale) consacrée
à chaque type d’utilisation des terres, mais de façon décroissante.
• Enfin, les cultures et les jachères vertes peuvent aussi produire des externalités
climatiques positives et négatives en séquestrant le carbone (jachères vertes), en
apportant des avantages compensatoires (cultures bioénergétiques) et en
engendrant des émissions de gaz à effet de serre (GES) imputables à l’utilisation
d’intrants et au travail du sol.
Les agriculteurs maximisent leurs profits en épandant sur chaque parcelle des engrais
et herbicides telles que les recettes marginales et les prix unitaires respectifs de ces
intrants s’égalisent (coût marginal). Sachant que la productivité du sol varie, le taux
optimal d’utilisation de ces intrants du point de vue privé varie aussi selon les parcelles et
selon les cultures. En raison des externalités environnementales non internalisées (qualité
de l’eau, biodiversité et climat), l’optimum privé des taux d’utilisation d’intrants diffère
de l’optimum social. Par conséquent, une prise en compte des dommages causés par le
ruissellement d’éléments nutritifs et d’herbicides et de ceux liés aux émissions de GES
par rapport à l’optimum social entraînera une diminution des taux d’utilisation de ces
intrants par rapport à l’optimum privé.
Figure 2.1. Affectation optimale des terres du point de vue privé et du point de vue social
dans un contexte d’hétérogénéité de la qualité des sols
Source : Inspiré de Lichtenberg (2002).
La figure 2.1 illustre l’optimum privé et l’optimum social de l’affectation des terres
entre jachère (
0
S et SW
0 ), culture 1 (ʌ
1 et SW
1
) et culture 2 (ʌ
2 et SW
2 ). Par hypothèse, les
externalités négatives liées au ruissellement des éléments nutritifs et des herbicides ainsi
qu’aux émissions de GES sont plus importantes que les externalités positives en termes
de création d’habitats sauvages, si bien que pour les deux cultures, les avantages sociaux
sont inférieurs aux profits privés. Dans le cas des jachères vertes, les avantages liés à la
Qualité des sols
