16 – 2. DESCRIPTION GÉNÉRALE DU SAPIM
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Une autre distinction utile à garder à l’esprit est celle qui existe entre les méthodes
d’analyse positives et normatives. Les méthodes positives visent à établir des relations de
causalité statistiquement fiables entre les productions observées et les intrants observés.
Elles peuvent être guidées par la théorie économique, mais elles sont ouvertes aux
résultats qui contredisent la théorie. L’analyse normative identifie les choix optimaux
parmi un ensemble d’intrants et de produits éventuels en considérant que la théorie
économique, et elle seule, guide les décisions des producteurs. Les méthodes positives
sont surtout utiles quand les relations de causalité sont incertaines et quand les
motivations des agents sont plus obscures et moins prédictibles : il s’agit véritablement de
découvrir quelles sont les relations de causalité. Les méthodes normatives, elles, sont
surtout utiles quand les principales motivations sont bien comprises et uniformément
considérées comme prédites par la théorie économique de base. Il est facile d’imaginer
que les deux contextes s’appliquent à différentes analyses concernant l’agriculture et
l’environnement. L’approche du SAPIM est normative, sachant que le principal objectif
de l’exercice est d’évaluer l’efficacité économique des différentes politiques
gouvernementales envisageables.
Cadre général pour les externalités agroenvironnementales dans un contexte
hétérogène
La productivité agricole et la production des externalités environnementales – les
externalités positives/biens publics comme la biodiversité, et les externalités négatives
telles que la pollution de l’eau – présentent une importante hétérogénéité imputable aux
variations spatiales des ressources et des conditions naturelles. De ce fait, les mêmes
pratiques de production peuvent donner lieu, selon les régions considérées, à des
ensembles très différents de produits agricoles et d’externalités environnementales. La
nature et le degré de jointure entre productions agricoles et externalités
environnementales varient donc dans l’espace.
Le cadre du SAPIM adopte une approche intégrée : un modèle économique de
décision appliqué à des exploitations représentatives est associé à un modèle biophysique
adapté en fonction de chaque site, qui mesure l’impact de différents instruments d’action
sur les pratiques de production et sur les multiples effets environnementaux. Compte tenu
du fait qu’un certain nombre de questions agroenvironnementales se posent différemment
selon le site concerné, une analyse à un niveau décomposé est nécessaire pour pouvoir
refléter l’hétérogénéité sous-jacente de la productivité agricole et la sensibilité
environnementale entre différentes parcelles de terrain. Le SAPIM est donc
spécifiquement conçu pour refléter les effets environnementaux des différentes mesures
agricoles à travers leurs impacts à la marge intensive (intensité d’utilisation des intrants),
à la marge extensive (affectation à une utilisation des terres) et à la marge d’entréessorties sous ces conditions hétérogènes, au niveau de la parcelle.
Dans le cadre du SAPIM, les fonctions des processus environnementaux, comme le
ruissellement des éléments nutritifs et des herbicides ou les émissions de gaz à effet de
serre, sont intégrées dans des modèles d’optimisation économique, dans lesquels on
maximise une fonction objective, par exemple les avantages pour la société ou les profits
privés, compte tenu de contraintes en matière de ressources et de techniques et
d’incitations de la part des pouvoirs publics. La prise en compte, pour les effets sur
l’environnement, d’estimations de la valeur sociale – quand des estimations fiables
1
existent – permet de disposer d’une base de référence pour l’analyse. Le SAPIM permet
d’analyser un certain nombre de types d’instruments d’action tels que les subventions à
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Une autre distinction utile à garder à l’esprit est celle qui existe entre les méthodes
d’analyse positives et normatives. Les méthodes positives visent à établir des relations de
causalité statistiquement fiables entre les productions observées et les intrants observés.
Elles peuvent être guidées par la théorie économique, mais elles sont ouvertes aux
résultats qui contredisent la théorie. L’analyse normative identifie les choix optimaux
parmi un ensemble d’intrants et de produits éventuels en considérant que la théorie
économique, et elle seule, guide les décisions des producteurs. Les méthodes positives
sont surtout utiles quand les relations de causalité sont incertaines et quand les
motivations des agents sont plus obscures et moins prédictibles : il s’agit véritablement de
découvrir quelles sont les relations de causalité. Les méthodes normatives, elles, sont
surtout utiles quand les principales motivations sont bien comprises et uniformément
considérées comme prédites par la théorie économique de base. Il est facile d’imaginer
que les deux contextes s’appliquent à différentes analyses concernant l’agriculture et
l’environnement. L’approche du SAPIM est normative, sachant que le principal objectif
de l’exercice est d’évaluer l’efficacité économique des différentes politiques
gouvernementales envisageables.
Cadre général pour les externalités agroenvironnementales dans un contexte
hétérogène
La productivité agricole et la production des externalités environnementales – les
externalités positives/biens publics comme la biodiversité, et les externalités négatives
telles que la pollution de l’eau – présentent une importante hétérogénéité imputable aux
variations spatiales des ressources et des conditions naturelles. De ce fait, les mêmes
pratiques de production peuvent donner lieu, selon les régions considérées, à des
ensembles très différents de produits agricoles et d’externalités environnementales. La
nature et le degré de jointure entre productions agricoles et externalités
environnementales varient donc dans l’espace.
Le cadre du SAPIM adopte une approche intégrée : un modèle économique de
décision appliqué à des exploitations représentatives est associé à un modèle biophysique
adapté en fonction de chaque site, qui mesure l’impact de différents instruments d’action
sur les pratiques de production et sur les multiples effets environnementaux. Compte tenu
du fait qu’un certain nombre de questions agroenvironnementales se posent différemment
selon le site concerné, une analyse à un niveau décomposé est nécessaire pour pouvoir
refléter l’hétérogénéité sous-jacente de la productivité agricole et la sensibilité
environnementale entre différentes parcelles de terrain. Le SAPIM est donc
spécifiquement conçu pour refléter les effets environnementaux des différentes mesures
agricoles à travers leurs impacts à la marge intensive (intensité d’utilisation des intrants),
à la marge extensive (affectation à une utilisation des terres) et à la marge d’entréessorties sous ces conditions hétérogènes, au niveau de la parcelle.
Dans le cadre du SAPIM, les fonctions des processus environnementaux, comme le
ruissellement des éléments nutritifs et des herbicides ou les émissions de gaz à effet de
serre, sont intégrées dans des modèles d’optimisation économique, dans lesquels on
maximise une fonction objective, par exemple les avantages pour la société ou les profits
privés, compte tenu de contraintes en matière de ressources et de techniques et
d’incitations de la part des pouvoirs publics. La prise en compte, pour les effets sur
l’environnement, d’estimations de la valeur sociale – quand des estimations fiables
1
existent – permet de disposer d’une base de référence pour l’analyse. Le SAPIM permet
d’analyser un certain nombre de types d’instruments d’action tels que les subventions à
