2. DESCRIPTION GÉNÉRALE DU SAPIM – 15
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Chapitre 2
Description générale du cadre du SAPIM
Ce chapitre donne tout d’abord un bref aperçu des différentes méthodes utilisées pour
quantifier l’impact des politiques agroenvironnementales. Suit une description du cadre
général du SAPIM. Cependant, chacune des applications du SAPIM présentées dans les
chapitres 4 à 7 adopte un cadre analytique et théorique spécifique.
Les interactions entre agriculture et environnement : choix du modèle
Les cadres d’analyse de la politique agroenvironnementale peuvent utilement être
classés selon deux types de regroupement : sectoriel et géographique. La décomposition
sectorielle se fait généralement dans le cadre d’une classification industrielle complète, à
partir du secteur de l’agriculture considéré globalement, en passant par une distinction des
activités de culture et d’élevage au niveau suivant, pour aboutir aux exploitations de
culture ou d’élevage au niveau de l’unité de production de base. La décomposition
géographique, descendante, part de l’échelle mondiale pour passer à l’échelle nationale,
puis au niveau infranational des régions (qui sont plus ou moins homogènes en termes de
sols, de climat et de types de production agricole), au niveau de l’exploitation et, enfin, au
niveau de la parcelle et de la zone de la parcelle (lorsqu’une agriculture de précision est
pratiquée).
S’il est techniquement possible d’appliquer n’importe quel cadre d’analyse à
n’importe quelle combinaison d’un secteur et d’un découpage géographique, la
combinaison utilisée en pratique dépend avant tout de l’objet du modèle et de la
disponibilité des paramètres et des données du modèle. Par nature, l’analyse à l’échelle
nationale et mondiale exigera des statistiques nationales ou, du moins, des statistiques
pouvant facilement être regroupées au niveau national. Toutefois, une analyse à ce niveau
de polyvalence interdit une représentation précise des relations de causalité qui sont
sujettes à des variations spatiales.
L’approche du SAPIM est une approche pragmatique. Elle consiste à modéliser un
processus de décision représentatif au niveau de la parcelle cultivée, sachant que ce
niveau de détail est nécessaire pour que l’analyse puisse refléter les interactions
économiques et biophysiques complexes qui sont non seulement spatialisées, mais sont
aussi, de façon générale, caractéristiques de la production agricole. Comme on le verra
dans les études de cas par pays, la souplesse de cette approche permet une modélisation
détaillée des interactions entre agriculture, environnement et politique gouvernementale.
Cependant, un des grands inconvénients de cette méthode est que pour pouvoir disposer
d’une image globale au niveau national, il serait nécessaire de construire un vaste
ensemble de modèles d’exploitation représentatifs différents afin de rendre compte de
l’extrême diversité du secteur. C’est pourquoi il est impossible d’extrapoler directement
les résultats du SAPIM à des niveaux plus globaux.
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Chapitre 2
Description générale du cadre du SAPIM
Ce chapitre donne tout d’abord un bref aperçu des différentes méthodes utilisées pour
quantifier l’impact des politiques agroenvironnementales. Suit une description du cadre
général du SAPIM. Cependant, chacune des applications du SAPIM présentées dans les
chapitres 4 à 7 adopte un cadre analytique et théorique spécifique.
Les interactions entre agriculture et environnement : choix du modèle
Les cadres d’analyse de la politique agroenvironnementale peuvent utilement être
classés selon deux types de regroupement : sectoriel et géographique. La décomposition
sectorielle se fait généralement dans le cadre d’une classification industrielle complète, à
partir du secteur de l’agriculture considéré globalement, en passant par une distinction des
activités de culture et d’élevage au niveau suivant, pour aboutir aux exploitations de
culture ou d’élevage au niveau de l’unité de production de base. La décomposition
géographique, descendante, part de l’échelle mondiale pour passer à l’échelle nationale,
puis au niveau infranational des régions (qui sont plus ou moins homogènes en termes de
sols, de climat et de types de production agricole), au niveau de l’exploitation et, enfin, au
niveau de la parcelle et de la zone de la parcelle (lorsqu’une agriculture de précision est
pratiquée).
S’il est techniquement possible d’appliquer n’importe quel cadre d’analyse à
n’importe quelle combinaison d’un secteur et d’un découpage géographique, la
combinaison utilisée en pratique dépend avant tout de l’objet du modèle et de la
disponibilité des paramètres et des données du modèle. Par nature, l’analyse à l’échelle
nationale et mondiale exigera des statistiques nationales ou, du moins, des statistiques
pouvant facilement être regroupées au niveau national. Toutefois, une analyse à ce niveau
de polyvalence interdit une représentation précise des relations de causalité qui sont
sujettes à des variations spatiales.
L’approche du SAPIM est une approche pragmatique. Elle consiste à modéliser un
processus de décision représentatif au niveau de la parcelle cultivée, sachant que ce
niveau de détail est nécessaire pour que l’analyse puisse refléter les interactions
économiques et biophysiques complexes qui sont non seulement spatialisées, mais sont
aussi, de façon générale, caractéristiques de la production agricole. Comme on le verra
dans les études de cas par pays, la souplesse de cette approche permet une modélisation
détaillée des interactions entre agriculture, environnement et politique gouvernementale.
Cependant, un des grands inconvénients de cette méthode est que pour pouvoir disposer
d’une image globale au niveau national, il serait nécessaire de construire un vaste
ensemble de modèles d’exploitation représentatifs différents afin de rendre compte de
l’extrême diversité du secteur. C’est pourquoi il est impossible d’extrapoler directement
les résultats du SAPIM à des niveaux plus globaux.
