7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX – 141
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
effectuée à partir des moyennes nationales ou des données scientifiques disponibles.
Ainsi, par exemple, si l’on étudie des zones intermédiaires ou montagneuses, il faut
adapter en conséquence les données utilisées pour la fonction de profit et les externalités.
Deuxièmement, on suppose dans cette analyse que les agriculteurs modifient leurs
assolements sur les surfaces rizicoles polyvalentes par rapport à la problématique de la
culture continue, que ce soit le riz ou les cultures d’altitude. Troisièmement, relativement
peu de données scientifiques étaient disponibles pour estimer la relation robuste du
modèle empirique (voir annexe C) et, par ailleurs, il n’est pas tenu compte des variables
suivantes : émissions de CO 2 provenant des cultures, coûts de transaction, efficacité de
transfert.
Les principales conclusions de l’étude de cas japonaise sont les suivantes :
• Dans tous les scénarios, le nombre de parcelles affectées au riz est plus élevé que
pour le blé. D’un point de vue quantitatif, la production de riz l’emporte sur la
production de blé pour ce qui est d’accroître le profit de l’exploitant et
d’améliorer la performance environnementale (externalités).
• En termes d’optimisation sociale, le bien-être social est maximisé quand chaque
parcelle est allouée à la production de riz. Dans ce cas, le profit de l’exploitant est
moindre qu’à l’optimum privé.
• Une mesure agroenvironnementale peut compenser la diminution du bien-être
social à l’optimum privé en réduisant les externalités négatives et en augmentant
les externalités positives. Cependant, même dans ce cas, toutes les parcelles ne
sont pas allouées à la culture du riz, compte tenu de la faible réaction des rizières
à l’azote et d’un coût de production élevé.
• Une réduction des apports d’engrais chimique en favorisant leur remplacement
par des engrais organiques dans le but de limiter le ruissellement de l’azote
améliore l’état de l’environnement. Les paiements agroenvironnementaux
subordonnés à une réduction de l’épandage d’engrais chimiques azotés sont plus
efficaces qu’une taxe sur l’azote.
• En ce qui concerne la séquestration du carbone, un paiement agroenvironnemental
calculé en fonction du niveau des apports de matière organique (fumier) est
préférable. S’agissant du bien-être social, un paiement subordonné à un apport
minimum de matière organique, qui peut éviter d’augmenter la charge budgétaire
(provoquée par l’augmentation des apports de matière organique sur les rizières),
donne un niveau de bien-être social plus élevé qu’un paiement unitaire versé en
fonction du niveau des apports de matière organique.
• En l’absence d’un scénario prévoyant la fixation d’un quota de production, les
résultats indiquent un impact positif tant sur la réduction du ruissellement d’azote
que sur la fixation du carbone et sur le bien-être social.
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
effectuée à partir des moyennes nationales ou des données scientifiques disponibles.
Ainsi, par exemple, si l’on étudie des zones intermédiaires ou montagneuses, il faut
adapter en conséquence les données utilisées pour la fonction de profit et les externalités.
Deuxièmement, on suppose dans cette analyse que les agriculteurs modifient leurs
assolements sur les surfaces rizicoles polyvalentes par rapport à la problématique de la
culture continue, que ce soit le riz ou les cultures d’altitude. Troisièmement, relativement
peu de données scientifiques étaient disponibles pour estimer la relation robuste du
modèle empirique (voir annexe C) et, par ailleurs, il n’est pas tenu compte des variables
suivantes : émissions de CO 2 provenant des cultures, coûts de transaction, efficacité de
transfert.
Les principales conclusions de l’étude de cas japonaise sont les suivantes :
• Dans tous les scénarios, le nombre de parcelles affectées au riz est plus élevé que
pour le blé. D’un point de vue quantitatif, la production de riz l’emporte sur la
production de blé pour ce qui est d’accroître le profit de l’exploitant et
d’améliorer la performance environnementale (externalités).
• En termes d’optimisation sociale, le bien-être social est maximisé quand chaque
parcelle est allouée à la production de riz. Dans ce cas, le profit de l’exploitant est
moindre qu’à l’optimum privé.
• Une mesure agroenvironnementale peut compenser la diminution du bien-être
social à l’optimum privé en réduisant les externalités négatives et en augmentant
les externalités positives. Cependant, même dans ce cas, toutes les parcelles ne
sont pas allouées à la culture du riz, compte tenu de la faible réaction des rizières
à l’azote et d’un coût de production élevé.
• Une réduction des apports d’engrais chimique en favorisant leur remplacement
par des engrais organiques dans le but de limiter le ruissellement de l’azote
améliore l’état de l’environnement. Les paiements agroenvironnementaux
subordonnés à une réduction de l’épandage d’engrais chimiques azotés sont plus
efficaces qu’une taxe sur l’azote.
• En ce qui concerne la séquestration du carbone, un paiement agroenvironnemental
calculé en fonction du niveau des apports de matière organique (fumier) est
préférable. S’agissant du bien-être social, un paiement subordonné à un apport
minimum de matière organique, qui peut éviter d’augmenter la charge budgétaire
(provoquée par l’augmentation des apports de matière organique sur les rizières),
donne un niveau de bien-être social plus élevé qu’un paiement unitaire versé en
fonction du niveau des apports de matière organique.
• En l’absence d’un scénario prévoyant la fixation d’un quota de production, les
résultats indiquent un impact positif tant sur la réduction du ruissellement d’azote
que sur la fixation du carbone et sur le bien-être social.
