142 – 7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Notes
1.
Cet exercice de modélisation a été réalisé en prenant pour hypothèse les politiques
agricoles fondamentales qui étaient en vigueur en décembre 2009 (paiements directs
pour les agriculteurs dont c’est le métier principal, par exemple ; voir également
OCDE, 2009). Toutefois, il a été décidé depuis lors, au titre du nouveau Plan de base
pour l’alimentation, l’agriculture et les zones rurales (décision du Conseil des
ministres de mars 2010), qu’un programme révisé de soutien du revenu (paiements
directs) sera mis en place pour l’ensemble des exploitations, et que les dispositifs de
paiements qui ciblaient auparavant uniquement les agriculteurs à titre principal seront
abandonnés à l’avenir. Préalablement à la mise en œuvre formelle de cette réforme de
la politique, des programmes pilotes qui prévoient d’accorder des paiements directs
aux riziculteurs, sous réserve de leur participation aux dispositifs d’ajustement de la
production de riz, ont été mis en place en avril 2010. Malgré cette récente réforme, les
principaux résultats de cette étude restent toutefois valables, étant donné qu’elle porte
sur une comparaison en valeur relative des résultats en termes de bien-être social
entraînés par la mise en œuvre de diverses politiques agroenvironnementales, et non
pas sur une comparaison en valeur absolue.
2.
Ainsi, par exemple, The Biomass Nippon Strategy (2002, 2006), qui définit un
ensemble de programmes visant à recycler plus de 80 % de la biomasse provenant des
déchets et la valorisation de plus de 25 % de la biomasse inutilisée, et le rapport
Remarkable Increase in Production of Domestic Biofuels (2007) montrent qu’une
augmentation de la production de biocarburants (de 6 millions de kl selon une
estimation du MAFF) est envisageable d’ici 2030 environ si les progrès techniques
adéquats sont réalisés. La loi promouvant la production de biocarburants
domestiques (2008) vise à accélérer l’exploitation de cultures non alimentaires
comme la paille de riz et la biomasse ligneuse pour produire du bioéthanol.
3.
Les paiements directs aux agriculteurs des zones vallonnées et montagneuses, bien
qu’ils visent à éviter l’abandon de la production agricole et à entretenir un ensemble
de services écosystémiques, ne sont pas pris en compte dans cette étude.
4.
Comparé au ruissellement de l’azote, le ruissellement du phosphore représente très
peu (Tabuchi et Takamura, 1985).
5.
Le méthane, un important gaz à effet de serre, est produit par la culture des rizières.
6.
Le Japon accueillera la 10
e Conférence des parties à la Convention sur la diversité
biologique (COP 10) en octobre 2010, à Aichi-Nagoya.
7.
Les émissions des catégories 4C (culture du riz) et 4D (sols agricoles) du GIEC ne
représentaient que 1 % du total des émissions.
8.
Le gouvernement coréen aussi a mesuré l’importance et le rôle du carbone organique
des sols des surfaces rizicoles et des cultures d’altitude (OCDE, 2003).
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