136 – 7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Parmi les scénarios, on peut considérer que le scénario 1 et le scénario 2 ont pour
objectif de limiter le ruissellement des éléments nutritifs, tandis que le scénario 3 et le
scénario 4 visent à accroître la séquestration du carbone dans le sol. Il convient de noter
que les mesures visant à réduire le ruissellement grâce à un contrôle des apports d’engrais
chimiques affectent par ailleurs les émissions nettes de gaz à effet de serre à travers le
remplacement partiel des engrais chimiques par des engrais organiques par suite de la
maximisation du profit par l’agriculteur. En outre, il convient de remarquer que
l’association de la mesure 1 (ou 2) avec la mesure 3 (ou 4) n’a pas été envisagée dans
cette étude.
Résultats
• Dans les scénarios 1 à 4, le bien-être social se confond avec l’optimum social. Le
bien-être social étant optimisé sous contrainte du quota de production du riz, il
n’y a pas de différence observable par rapport à l’optimum social.
• Concernant la taxe sur les engrais chimiques, comme cela a déjà été analysé (par
exemple, Opschoor et autres, 1994), une taxe environnementale faible
(scénario 2-1) n’incite sans doute pas suffisamment l’agriculteur à modifier son
comportement, et l’impact sur son profit est relativement minime. Des taux de
taxation très élevés (scénario 2-2) sont nécessaires pour atteindre le même niveau
d’impact sur l’environnement qu’avec les autres mesures environnementales,
mais dans ce scénario, les profits de l’exploitant diminuent considérablement. Par
conséquent, réduire l’utilisation des engrais chimiques en favorisant les engrais
organiques permet de limiter le ruissellement d’azote. Les paiements
agroenvironnementaux en fonction d’une norme d’utilisation des engrais
chimiques azotés sont plus efficaces qu’une taxe ou un paiement unitaire.
• De façon générale, le surcroît de séquestration du carbone dans le sol est supérieur
à l’augmentation des émissions de CH 4 . Les émissions nettes de gaz à effet de
serre diminuent donc de façon significative en comparaison des émissions à
l’optimum privé.
• Les paiements agroenvironnementaux en fonction de la quantité d’engrais
organiques épandue (scénario 4) entraînent une importante fixation de carbone,
mais les apports organiques accroissent la charge budgétaire.
Sans mesure d’ajustement de la production
À l’étape suivante, l’impact de la politique agroenvironnementale a été étudié en
l’absence de mesure d’ajustement de la production. On suppose alors que le prix du riz
baisse de 4.66 % et que le paiement compensatoire est maintenu. Un paiement direct
destiné à compenser la diminution de revenu due à la baisse du prix du riz est fixé à
6 000 JPY (paiement découplé), comme dans l’analyse 1. Le montant brut du paiement
découplé n’est pas inclus dans le calcul du bien-être social, car on suppose que les
paiements proviennent du budget affecté à l’agriculture.
Précédent

- 138/196

Suivant