7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX – 133
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
sont comparés à l’optimum privé et à l’optimum social sans mesures correctives. Le
modèle analyse la comparaison entre optimum privé et optimum social, c’est-à-dire
l’impact des imperfections du marché sur l’utilisation des terres. Les estimations de
l’affectation des terres et des quantités d’engrais utilisées pour 10 ares (tableau 7.7), de la
production totale et de la quantité totale d’engrais utilisée (tableau 7.8), du ruissellement
d’azote et des émissions de gaz à effet de serre (tableau 7.9) et du profit et du bien-être
social (tableau 7.10) sont enregistrées dans chaque tableau.
Optimum privé
• Profit de l’exploitant agricole : l’exploitant maximise le rendement en apportant
des quantités relativement importantes d’engrais chimiques dans une logique de
maximisation du profit. Les engrais organiques, dont le coût, constitué du prix des
intrants, du coût de transport et du coût d’épandage, est élevé, sont plutôt peu
utilisés (0.23-0.39 t/10 ares pour le riz, 0.67-0.77 t/10 ares pour le blé). À
l’optimum privé, le profit de l’exploitant est le plus élevé des différents scénarios.
• Utilisation des terres : 41 parcelles sont allouées à la culture du riz et 19 parcelles
à la culture du blé. Pas de surfaces en déprise. La raison pour laquelle le riz n’a
pas été cultivé sur toutes les parcelles est que son coût de production est
relativement élevé et que cette culture ne réagit pas bien à l’azote, même pour les
parcelles de qualité équivalente à celles des cultures d’altitude. Sachant que le
cadre d’analyse considérait le cas d’une exploitation relativement grande en
région de plaine, il n’y a pas eu de déficit (terres en déprise). La principale raison
de l’abandon des cultures est d’ordre structurel ; il peut s’agir notamment de
l’absence de succession. À la période considérée, les cultures de riz et les cultures
d’altitude représentent respectivement, environ 1.6 million ha (quota de
production) et 0.79 million ha. Les résultats de la simulation pourraient donc bien
refléter la réalité de l’affectation actuelle des terres.
• Externalités environnementales : ruissellement d’azote provenant de l’épandage
d’engrais chimiques. En ce qui concerne les gaz à effet de serre, l’impact des
émissions de CH 4 et de la séquestration du carbone liés à l’épandage d’engrais
organique est faible.
Optimum social
• Profit de l’exploitant agricole : les responsables de la planification sociale
maximisent le bien-être social. Par suite, le profit de l’exploitant est moindre qu’à
l’optimum privé.
• Utilisation des terres : le bien-être social maximum a été obtenu avec les mesures
d’ajustement de la production de riz (l’allocation maximum pour la culture du riz
est de 41 parcelles).
• Externalités environnementales : les engrais chimiques ont été en partie remplacés
par des engrais organiques. Le volume du ruissellement d’azote a diminué de
moitié environ. En ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, les
épandages d’engrais organiques (0.77-0.86 t/10 ares pour le riz et
0.97-0.99 ares/10ares pour le blé) favorisent la fixation du carbone et entraînent
une diminution significative des émissions nettes par comparaison avec les
chiffres obtenus à l’optimum privé.
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