128 – 7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
les quantités nettes d’apport et d’élimination de CO 2 et de CH 4 et le drainage des rizières
pour céder la place aux cultures d’altitude, impliquant une perte significative du carbone
des sols.
La quantité d’engrais apportée étant la variable de contrôle dans la fonction de profit
(fonction de réaction à l’azote), il est possible de tenir compte des émissions de CH 4 , de
N 2 O et de CO 2 (séquestration) dans le modèle d’optimisation économique. Les émissions
nettes de gaz à effet de serre (équivalent CO 2 ) sont alors décrites par l’équation qui suit
9
.
Les détails de chaque formule d’émission de gaz, sur le fondement des directives du
GIEC et des enquêtes sur le terrain réalisées au Japon, sont expliqués dans l’annexe C.
2
4
2
2
(
) 21
310
.
GHG CO eq
CH
N O CO
= •
+
•
+
(17)
La fonction de bien-être social
L’évaluation monétaire des effets environnementaux sert à calculer chaque effet
environnemental, et elle est ensuite associée à la fonction de profit. Ces estimations sont
fondées sur des études d’évaluation qui ont été publiées. En premier lieu, on étudie
l’évaluation monétaire du ruissellement et de l’élimination de l’azote (par kg). Les
méthodes à préférences déclarées (évaluation contingente ou méthode des choix
expérimentaux) sont difficiles à appliquer directement dans la mesure où l’on connaît mal
le ruissellement et l’élimination de l’azote, d’où un risque d’évaluation inappropriée
(Hanley et autres, 1997). Par ailleurs, il n’existe pas de calcul précis dans ce domaine au
Japon.
D’autre part, deux estimations ont été faites en utilisant la méthode du coût de
remplacement. Cette méthode est difficile à appliquer à la purification de l’eau sur les
terres cultivées, où les quantités éliminées varient en fonction des conditions naturelles et
des pratiques agricoles. Shiratani et autres (2004, 2008) ont surmonté cette difficulté
grâce à une méthode récente consistant à remplacer le taux d’élimination de l’azote dans
les rizières et le taux de ruissellement de l’azote des cultures d’altitude par la somme des
coûts de maintenance et des amortissements (au lieu des coûts de construction) des
installations destinées à améliorer la qualité de l’eau. Ces installations ont les mêmes
caractéristiques que les rizières, à savoir que la quantité d’azote éliminée s’accroît en
proportion de la concentration d’azote. Le coût de ces installations ne change pas, même
si le coût d’élimination est considérable. Par conséquent, plus le volume éliminé
augmente, plus le coût par kg éliminé diminue. Shiratani et autres (2004, 2008) ont
estimé la valeur monétaire de l’élimination de l’azote (rizières) à 0.3 JPY/m
2
/jour en se
fondant sur la relation entre le taux d’élimination (exprimé en g/m
2
/j) et la concentration
en N de l’eau d’irrigation (mg/L), ainsi que celle du ruissellement de N (cultures
d’altitude) à -0.08 JPY/m
2
/jour en se fondant sur la relation entre la vitesse d’effusion de
l’azote (g/m
2
/j) et la dose de N apportée (g/m
2
/j). Pour les simulations réalisations avec le
SAPIM, chaque valeur doit être convertie en quantités par parcelle (de 10 ares) et par an,
les résultats obtenus étant alors de 42 000 JPY/10 ares/an
10 et -29 200 JPY/10 ares/an.
L’écart entre les valeurs des avantages et des dégâts provient de la spécificité de la
méthode du coût de remplacement.
En ce qui concerne les rizières, la purification n’est efficace que si la concentration en
azote de l’eau d’irrigation dépasse 2.5 mg/l, or ce type de rizières représente 10 % de la
superficie rizicole totale (Shiratani et autres, 2004). Il convient par ailleurs de prendre en
considération les caractéristiques de l’étude SAPIM, qui rend compte des liens de cause à
effet au niveau d’une exploitation agricole représentative et les extrapole à des niveaux
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
les quantités nettes d’apport et d’élimination de CO 2 et de CH 4 et le drainage des rizières
pour céder la place aux cultures d’altitude, impliquant une perte significative du carbone
des sols.
La quantité d’engrais apportée étant la variable de contrôle dans la fonction de profit
(fonction de réaction à l’azote), il est possible de tenir compte des émissions de CH 4 , de
N 2 O et de CO 2 (séquestration) dans le modèle d’optimisation économique. Les émissions
nettes de gaz à effet de serre (équivalent CO 2 ) sont alors décrites par l’équation qui suit
9
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Les détails de chaque formule d’émission de gaz, sur le fondement des directives du
GIEC et des enquêtes sur le terrain réalisées au Japon, sont expliqués dans l’annexe C.
2
4
2
2
(
) 21
310
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GHG CO eq
CH
N O CO
= •
+
•
+
(17)
La fonction de bien-être social
L’évaluation monétaire des effets environnementaux sert à calculer chaque effet
environnemental, et elle est ensuite associée à la fonction de profit. Ces estimations sont
fondées sur des études d’évaluation qui ont été publiées. En premier lieu, on étudie
l’évaluation monétaire du ruissellement et de l’élimination de l’azote (par kg). Les
méthodes à préférences déclarées (évaluation contingente ou méthode des choix
expérimentaux) sont difficiles à appliquer directement dans la mesure où l’on connaît mal
le ruissellement et l’élimination de l’azote, d’où un risque d’évaluation inappropriée
(Hanley et autres, 1997). Par ailleurs, il n’existe pas de calcul précis dans ce domaine au
Japon.
D’autre part, deux estimations ont été faites en utilisant la méthode du coût de
remplacement. Cette méthode est difficile à appliquer à la purification de l’eau sur les
terres cultivées, où les quantités éliminées varient en fonction des conditions naturelles et
des pratiques agricoles. Shiratani et autres (2004, 2008) ont surmonté cette difficulté
grâce à une méthode récente consistant à remplacer le taux d’élimination de l’azote dans
les rizières et le taux de ruissellement de l’azote des cultures d’altitude par la somme des
coûts de maintenance et des amortissements (au lieu des coûts de construction) des
installations destinées à améliorer la qualité de l’eau. Ces installations ont les mêmes
caractéristiques que les rizières, à savoir que la quantité d’azote éliminée s’accroît en
proportion de la concentration d’azote. Le coût de ces installations ne change pas, même
si le coût d’élimination est considérable. Par conséquent, plus le volume éliminé
augmente, plus le coût par kg éliminé diminue. Shiratani et autres (2004, 2008) ont
estimé la valeur monétaire de l’élimination de l’azote (rizières) à 0.3 JPY/m
2
/jour en se
fondant sur la relation entre le taux d’élimination (exprimé en g/m
2
/j) et la concentration
en N de l’eau d’irrigation (mg/L), ainsi que celle du ruissellement de N (cultures
d’altitude) à -0.08 JPY/m
2
/jour en se fondant sur la relation entre la vitesse d’effusion de
l’azote (g/m
2
/j) et la dose de N apportée (g/m
2
/j). Pour les simulations réalisations avec le
SAPIM, chaque valeur doit être convertie en quantités par parcelle (de 10 ares) et par an,
les résultats obtenus étant alors de 42 000 JPY/10 ares/an
10 et -29 200 JPY/10 ares/an.
L’écart entre les valeurs des avantages et des dégâts provient de la spécificité de la
méthode du coût de remplacement.
En ce qui concerne les rizières, la purification n’est efficace que si la concentration en
azote de l’eau d’irrigation dépasse 2.5 mg/l, or ce type de rizières représente 10 % de la
superficie rizicole totale (Shiratani et autres, 2004). Il convient par ailleurs de prendre en
considération les caractéristiques de l’étude SAPIM, qui rend compte des liens de cause à
effet au niveau d’une exploitation agricole représentative et les extrapole à des niveaux
