7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX – 127
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Tableau 7.3. Émissions de CH4 et de N2O provenant de la culture du riz et des sols cultivés
Catégorie GIEC
Gaz
2006
émissions
(Gg équivalent CO2)
Culture du riz
Inondation
intermittente
Paille laissée sur le sol
CH4
3 775.78
Composts divers
laissés sur le sol
CH4
981.60
Ni paille ni compost
laissés sur le sol
(scénario de référence)
CH4
785.28
Sols agricoles
Émissions directes
du sol
Engrais synthétiques
N2O
1 522.70
Épandage d’effluents
d’élevage
N2O
1 070.50
Résidus de récolte
N2O
913.28
Sol organique
N2O
721.10
Émissions indirectes
Dépôts atmosphériques
N2O
1 281.25
Lessivage et
ruissellement de N
N2O
1 700.95
TOTAL
12 752.44
Source : MOE (2008).
Lors de la réunion des experts de l’OCDE sur le thème “Soil Organic Carbon and
Agriculture : Developing Indicators for Policy Analysis”, il a été recommandé que les
pays de l’OCDE mettent en œuvre un indicateur appelé évolution dans le temps du
carbone organique total des terres agricoles (OCDE, 2003). Concernant l’étude sur les
rizières et les cultures d’altitude, des enquêtes précises et complètes sur les sols ont été
menées au Japon depuis 1979
8
.
Selon l’analyse du MAFF (2008b, 2008c), l’adoption des méthodes de non-labour,
fortement recommandée aux États-Unis, ne semble pas être prometteuse pour lutter
contre la libération du carbone des sols arables en raison de l’importante humidité et des
températures élevées du Japon (la croissance vigoureuse des mauvaises herbes étant un
obstacle notable). La quantité appropriée d’intrants organiques semble envisageable pour
accroître la teneur en carbone des sols et favoriser la réduction des émissions totales de
gaz à effet de serre compte tenu des conditions climatiques propres au Japon.
L’épandage d’engrais organiques permet de préserver la fertilité des sols, mais pose
aussi problème du point de vue écologique car il accroît les émissions de CH 4 et la
fixation du carbone dans le sol. Pour les rizières, les études consacrées à la dynamique du
carbone sont peu nombreuses. Nishimura et autres (2008) ont cependant étudié les effets
d’un changement d’affectation des terres, à savoir le passage de la riziculture à une
culture d’altitude dans le cadre du Soil Carbon Budget (SCB), qui est estimé en intégrant
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
Tableau 7.3. Émissions de CH4 et de N2O provenant de la culture du riz et des sols cultivés
Catégorie GIEC
Gaz
2006
émissions
(Gg équivalent CO2)
Culture du riz
Inondation
intermittente
Paille laissée sur le sol
CH4
3 775.78
Composts divers
laissés sur le sol
CH4
981.60
Ni paille ni compost
laissés sur le sol
(scénario de référence)
CH4
785.28
Sols agricoles
Émissions directes
du sol
Engrais synthétiques
N2O
1 522.70
Épandage d’effluents
d’élevage
N2O
1 070.50
Résidus de récolte
N2O
913.28
Sol organique
N2O
721.10
Émissions indirectes
Dépôts atmosphériques
N2O
1 281.25
Lessivage et
ruissellement de N
N2O
1 700.95
TOTAL
12 752.44
Source : MOE (2008).
Lors de la réunion des experts de l’OCDE sur le thème “Soil Organic Carbon and
Agriculture : Developing Indicators for Policy Analysis”, il a été recommandé que les
pays de l’OCDE mettent en œuvre un indicateur appelé évolution dans le temps du
carbone organique total des terres agricoles (OCDE, 2003). Concernant l’étude sur les
rizières et les cultures d’altitude, des enquêtes précises et complètes sur les sols ont été
menées au Japon depuis 1979
8
.
Selon l’analyse du MAFF (2008b, 2008c), l’adoption des méthodes de non-labour,
fortement recommandée aux États-Unis, ne semble pas être prometteuse pour lutter
contre la libération du carbone des sols arables en raison de l’importante humidité et des
températures élevées du Japon (la croissance vigoureuse des mauvaises herbes étant un
obstacle notable). La quantité appropriée d’intrants organiques semble envisageable pour
accroître la teneur en carbone des sols et favoriser la réduction des émissions totales de
gaz à effet de serre compte tenu des conditions climatiques propres au Japon.
L’épandage d’engrais organiques permet de préserver la fertilité des sols, mais pose
aussi problème du point de vue écologique car il accroît les émissions de CH 4 et la
fixation du carbone dans le sol. Pour les rizières, les études consacrées à la dynamique du
carbone sont peu nombreuses. Nishimura et autres (2008) ont cependant étudié les effets
d’un changement d’affectation des terres, à savoir le passage de la riziculture à une
culture d’altitude dans le cadre du Soil Carbon Budget (SCB), qui est estimé en intégrant
