RÉSUMÉ – 11
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
production rizicole et une culture d’altitude (le blé) dans le même cadre analytique. De
façon générale, les rizières peuvent produire des effets environnementaux, soit positifs,
soit négatifs selon les pratiques de gestion de l’exploitation. Par conséquent, les
incitations offertes aux agriculteurs qui favorisent des pratiques respectueuses de
l’environnement influent significativement sur les effets environnementaux.
Dans chacune des quatre études de cas, l’importance du cadre d’action considéré a été
soulignée. La panoplie des mesures incitatives est particulièrement cruciale dans la
mesure où elle définit le contexte, et donc les hypothèses à retenir pour obtenir une
représentation réaliste de l’impact des mesures. Chacune de ces études met en évidence
des systèmes de production différents, des problèmes environnementaux différents et un
cadre d’action différent. Le point commun aux quatre études de cas est l’impact de
différentes mesures en conditions hétérogènes. En l’espèce, toutes les études de cas
accordent une place importante à la composante production végétale, dans laquelle
l’impact des apports d’engrais est évalué en termes de rendement agricole et de
ruissellement des éléments nutritifs. L’analyse du bénéfice social intervient uniquement
dans le cas de la Finlande et du Japon et nécessite une évaluation monétaire des effets
environnementaux (mais la méthodologie appliquée n’est pas exposée en détail).
Dans chaque cas, l’étude a modélisé différents scénarios pour déterminer les choix de
production et les résultats environnementaux qui seraient optimaux du point de vue des
producteurs et de la société (seulement dans les études de cas finlandaise et japonaise).
Les résultats mettent en évidence le constat bien connu, qui est que lorsque les
externalités environnementales positives ou négatives ne sont pas prises en compte dans
les décisions des agriculteurs, les choix de production et la situation environnementale
résultante reflètent la prise en compte par les exploitants des coûts privés et des recettes
privées. L’intervention des pouvoirs publics est susceptible d’accroître le bien-être social
en faisant entrer ces externalités dans l’équation.
L’étude met donc en évidence les arbitrages en jeu, en ce qui concerne les choix de
production, les instruments d’action et les résultats aux plans économique et
environnemental. L’intérêt de la méthode SAPIM est que l’on a mis au point un cadre
flexible susceptible de servir aux décideurs publics et aux chercheurs pour analyser leurs
priorités.
Le SAPIM, comme toute autre méthode de modélisation, connaît certaines limites
concernant les données, les paramètres du modèle, et les relations économiques et
biophysiques représentées. Le caractère spatialisé des relations entre agriculture et
environnement a notamment pour conséquence l’impossibilité de généraliser facilement
les résultats ou de les intégrer à des niveaux d’agrégation supérieurs. On peut soutenir
qu’une source importante d’incertitude est liée aux estimations de l’évaluation des
avantages sociaux dans les études de cas. Néanmoins, les résultats quantitatifs des divers
scénarios modélisés dans cette étude doivent être considérés et interprétés comme servant
d’illustration.
Les enseignements d’ordre général qui peuvent être tirés de cette analyse sont les
suivants :
• en raison de l’hétérogénéité des conditions agricoles et environnementales, il est
difficile de généraliser une mesure particulière prise par les pouvoirs publics audelà de l’endroit où elle a été modélisée ;
• lors de la conception des mesures, il importe de prendre en considération les
activités polluantes non réglementées ;
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