118 – 7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
pouvoirs publics se concentre sur les “principaux agriculteurs” qui sont définis comme
étant rentables et cultivant sur plus de 4 ha. Par conséquent, la taille de l’exploitation dans
le modèle doit être supérieure à 4 ha pour rendre compte des différentes mesures de
soutien.
Pour calculer la fonction de profit, on utilise les statistiques nationales relatives aux
exploitations de 5 à 7 ha, bien que la taille de l’exploitation japonaise moyenne soit
d’environ 1.36 ha. Cette hypothèse n’entraînera pas une grande différence dans
l’estimation du bien-être social, car dans ce modèle, l’impact de l’externalité liée aux
intrants (comme le ruissellement d’azote) reste constant quelle que soit la taille de
l’exploitation.
Dans cette étude, la classification des types d’utilisation des terres est supposée être la
suivante : rizières, cultures d’altitude et surfaces en déprise (figure 7.1). La superficie des
terres d’altitude, constituée d’anciennes rizières transformées, est censée augmenter dans
le modèle : la superficie des rizières temporairement converties en cultures d’altitude par
drainage de l’eau est de 740 milliers d’ha, soit 30 % des rizières cultivées. On suppose ici
que la culture d’altitude est le blé.
Du point de vue des externalités environnementales, il existe un nécessaire arbitrage à
faire entre rizières et cultures d’altitude. Ainsi, par exemple, la quantité d’émissions de
méthane des parcelles d’altitude est nulle, contrairement à la quantité d’émissions de N 2 O
(Nishimura et autres, 2004). Par conséquent, il importe d’étudier les rizières et les
cultures d’altitude dans un continuum analytique en formulant leurs principales
caractéristiques d’un point de vue économique et d’un point de vue environnemental.
On considère que la réforme du secteur rizicole (canaux de drainage et drainage
souterrain) a déjà eu lieu. Il est donc possible qu’un agriculteur décide d’affecter ses
terres en ne tenant compte que du profit tiré de chaque parcelle, et il n’est donc pas
nécessaire d’intégrer le “ coût de conversion des terres” de façon exogène.
Figure 7.1. Caractéristiques spatiales retenues dans le SAPIM japonais
Source : L’auteur.
Lichtenberg (1989, 2002), Lankoski et Ollikainen(2003), Lankoski et autres (2004),
Ollikainen et Lankoski (2005) et Lankoski et autres (2006) ont élaboré un cadre pour
l’analyse de la production jointe de produits agricoles et de produits environnementaux,
ainsi que des externalités négatives, dans un contexte de qualité des terres hétérogène, et
c’est là le point de départ de cet exercice de modélisation.
Il est souvent difficile d’estimer le niveau absolu des impacts sur l’environnement, et
l’utilisation optimale des terres peut changer selon la relation liant les niveaux absolus des
externalités dans le modèle. Sachant que ʌ i , sw i et q i désignent respectivement les profits
Surfaces en
déprise
Rizières
Cultures
d’altitude
(blé)
Qualité du sol : q
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
pouvoirs publics se concentre sur les “principaux agriculteurs” qui sont définis comme
étant rentables et cultivant sur plus de 4 ha. Par conséquent, la taille de l’exploitation dans
le modèle doit être supérieure à 4 ha pour rendre compte des différentes mesures de
soutien.
Pour calculer la fonction de profit, on utilise les statistiques nationales relatives aux
exploitations de 5 à 7 ha, bien que la taille de l’exploitation japonaise moyenne soit
d’environ 1.36 ha. Cette hypothèse n’entraînera pas une grande différence dans
l’estimation du bien-être social, car dans ce modèle, l’impact de l’externalité liée aux
intrants (comme le ruissellement d’azote) reste constant quelle que soit la taille de
l’exploitation.
Dans cette étude, la classification des types d’utilisation des terres est supposée être la
suivante : rizières, cultures d’altitude et surfaces en déprise (figure 7.1). La superficie des
terres d’altitude, constituée d’anciennes rizières transformées, est censée augmenter dans
le modèle : la superficie des rizières temporairement converties en cultures d’altitude par
drainage de l’eau est de 740 milliers d’ha, soit 30 % des rizières cultivées. On suppose ici
que la culture d’altitude est le blé.
Du point de vue des externalités environnementales, il existe un nécessaire arbitrage à
faire entre rizières et cultures d’altitude. Ainsi, par exemple, la quantité d’émissions de
méthane des parcelles d’altitude est nulle, contrairement à la quantité d’émissions de N 2 O
(Nishimura et autres, 2004). Par conséquent, il importe d’étudier les rizières et les
cultures d’altitude dans un continuum analytique en formulant leurs principales
caractéristiques d’un point de vue économique et d’un point de vue environnemental.
On considère que la réforme du secteur rizicole (canaux de drainage et drainage
souterrain) a déjà eu lieu. Il est donc possible qu’un agriculteur décide d’affecter ses
terres en ne tenant compte que du profit tiré de chaque parcelle, et il n’est donc pas
nécessaire d’intégrer le “ coût de conversion des terres” de façon exogène.
Figure 7.1. Caractéristiques spatiales retenues dans le SAPIM japonais
Source : L’auteur.
Lichtenberg (1989, 2002), Lankoski et Ollikainen(2003), Lankoski et autres (2004),
Ollikainen et Lankoski (2005) et Lankoski et autres (2006) ont élaboré un cadre pour
l’analyse de la production jointe de produits agricoles et de produits environnementaux,
ainsi que des externalités négatives, dans un contexte de qualité des terres hétérogène, et
c’est là le point de départ de cet exercice de modélisation.
Il est souvent difficile d’estimer le niveau absolu des impacts sur l’environnement, et
l’utilisation optimale des terres peut changer selon la relation liant les niveaux absolus des
externalités dans le modèle. Sachant que ʌ i , sw i et q i désignent respectivement les profits
Surfaces en
déprise
Rizières
Cultures
d’altitude
(blé)
Qualité du sol : q
