7. JAPON : ALLOCATION OPTIMALE DES TERRES ET APPORTS AZOTÉS OPTIMAUX – 117
LES LIENS ENTRE LES POLITIQUES AGRICOLES ET LEURS EFFETS SUR L’ENVIRONNEMENT - OCDE 2010
coûts et avantages générés par l’utilisation des terres agricoles pour la fourniture de
services écosystémiques, en particulier dans le cas des surfaces rizicoles, par comparaison
avec les autres types d’utilisation de ces terres (OCDE, 2008). Par conséquent, afin de
refléter les liens de cause à effet, il est nécessaire de procéder à une analyse
microéconomique comportant une modélisation économique et biophysique.
Tableau 7.2. Objectifs et indicateurs agroenvironnementaux
Indicateurs (exemple)
Objectifs
Étape 1
Étape 2
Étape 3
Améliorer la qualité de
l’eau
Nombre d’agriculteurs ayant
opté pour une activité
agroenvironnementale
Quantité d’engrais chimique
apportée par hectare
Qualité de l’eau dans les
points d’eau publics
Améliorer la qualité de
l’air (gaz à effet de
serre)
Quantité d’engrais chimique
apportée
Concentration des gaz à
effet de serre dans
l’atmosphère
Améliorer la
conservation des sols
Épandage de matière
organique
Indice de fertilité des sols
(N, P et K)
Améliorer la
biodiversité
Utilisation de pesticides
Nombre d’espèces ou de
spécimens
Augmentation de
l’exploitation durable de
la matière organique
Épandage de matières
organiques
Pourcentage exploité dans
une optique de durabilité
Source : MAFF (2008b).
Au Japon, les excédents d’azote et de phosphore produits par le secteur agricole ont
diminué sur la période comprise entre 1990-92 et 2002-04, mais les niveaux absolus par
hectare restent parmi les plus élevés des pays de l’OCDE. Par ailleurs, l’agriculture peut
fournir certains services écosystémiques selon le mode de gestion des terres adopté, le
niveau de services procuré par les surfaces rizicoles étant plus élevé (meilleure capacité
de rétention d’eau, par exemple) que les autres types d’utilisation des terres agricoles.
Cependant, la fourniture de services écosystémiques, la diversité des espèces sauvages et
la valeur des paysages ont souffert de la diminution des espaces agricoles (OCDE,
2008a). Ces caractéristiques propres au pays doivent être prises en compte dans l’étude de
cas du SAPIM.
Dans ce modèle, le “ruissellement d’azote” susceptible de provoquer une
eutrophisation
4 et les “émissions (la séquestration) de gaz à effet de serre
5
” sont
considérés comme des externalités environnementales. Comme l’indique le tableau 7.2,
une “amélioration de la qualité de l’eau” et une “amélioration de la qualité de l’air (gaz à
effet de serre)” font partie des priorités de la politique agroenvironnementale japonaise et
peuvent aussi être mesurées quantitativement. Depuis peu, l’amélioration de la
biodiversité occupe le devant de la scène au Japon
6
, mais rien n’indique clairement les
liens entre intrants agricoles et biodiversité, si bien qu’il est difficile d’intégrer cette
relation dans le modèle quantitatif.
Dans l’étude SAPIM finlandaise, les terres sont divisées en parcelles rectangulaires
de même taille et de qualité de sol homogène (productivité : q), mais hétérogène d’une
parcelle à une autre. On suppose que chaque parcelle mesure 10 a et que la superficie
cultivée totale est de 6 ha (soit 60 parcelles). Depuis quelque temps, le soutien des
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