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entreprises
173
. Aujourd’hui, l’externalisation est présentée comme un
concept stratégique de gestion d’entreprise
174
et a atteint les fonctions
environnementales de nombreuses industries
175
173
L’étude réalisée par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie,
Externalisation des services dans l’industrie : enjeux, pratiques et développement,
Rapport final, octobre 1999, Edition de l’Industrie, 95 p., constitue une synthèse des
pratiques internationales dans les grandes entreprises s’appuyant sur un réseau de 1500
consultants répartis dans 20 pays. L’étude du ministère relève que s’il est difficile de
situer l’importance quantitative de l’externalisation dans ces pays en raison de l’absence
de chiffres cohérents, qu’il s’agit plus de tendances que de données chiffrées. Il en
ressort toutefois que le marché mondial de l’externalisation est en très forte croissance.
Les Etats-Unis restent leaders en ce domaine. L’Europe suit la marche. Le secteur le plus
externalisé dans le monde constitue celui des télécommunications, notamment en raison
du caractère pointu de ses fonctions. Concernant l’externalisation des services
environnement dans l’industrie, il existe peu de données globales. Cependant, elle
s’inscrit dans une dimension stratégique, notamment pour les dirigeants d’Amérique du
Nord qui la considèrent de plus en plus comme une approche de management stratégique
comme peuvent l’être dans un registre différent la réalisation de joint-ventures consistant
en un accord de partenariat sur un certain nombre de fonctions ou les opérations de
fusion acquisition permettant un partenariat donnant lieu à une fusion complète de toutes
les activités. Par rapport aux autres Etats, il a été constaté que les entreprises en France et
en Allemagne sont particulièrement réticentes à externaliser les fonctions sensibles qui
sont proches de leur cœur de métier. Ces réticences sont de plusieurs ordres. D’une part,
elles sont juridiques, car les aspects législatifs liés au transfert de personnel sont très
différents en Allemagne et en France de ceux existant dans les pays anglo-saxons.
D’autre part, elles sont psychologiques. Pour de nombreuses entreprises, tant en France
qu’en Allemagne, le fait d’externaliser est synonyme de perte de contrôle et surtout de
perte de pouvoir pour les dirigeants. Cependant, cette tendance est nuancée par le recours
croissant des entreprises multinationales implantées en France à ce type de management.
. L’externalisation est
ainsi pratiquée en amont de la production industrielle, en déléguant à des
entreprises extérieures la production d’énergie ou la fabrication de
matières premières, mais également en aval de la production, à travers le
transfert des traitements des effluents, de l’épuration des fumées ou de la
gestion des déchets. Il s’agit alors de transférer de manière durable des
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Pour des développements plus approfondis, voir notamment l’étude réalisée par le
Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Externaliser des services dans
l’industrie, Rapport final, octobre 1999, Edition de l’Industrie, 95 p. ; Jacques de
BRANT, Services aux entreprises, informations, produits, richesse, Economica, 1995,
267p. ; Institut Esprit Service et Comité de liaison des services du MEDEF, Colloque
européen sur l’externalisation, Paris 2000, 39 p. ; Cabinet d’avocats Freshfields
Bruckhaus Deringer, Comment gérer une opération d’externalisation ?, Paris 2004 ;
Philippe DELEBECQUE, Les contrats, vecteurs de l’externalisation, Les Petites
Affiches, n°147, 9 décembre 1998, p.9. ; Association française des ingénieurs et
techniciens de l’environnement (AFITE), Environnement et externalisation, Paris 2000,
80 p. ; Association Française des Ingénieurs et Techniciens de l’Environnement (AFITE),
Externalisation de l’eau dans l’industrie, les clefs pour comprendre et agir, Paris 2004.
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Avant d’atteindre les fonctions environnementales, elle a été très pratiquée en matière
de services informatiques ou de ressources humaines.
entreprises
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. Aujourd’hui, l’externalisation est présentée comme un
concept stratégique de gestion d’entreprise
174
et a atteint les fonctions
environnementales de nombreuses industries
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L’étude réalisée par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie,
Externalisation des services dans l’industrie : enjeux, pratiques et développement,
Rapport final, octobre 1999, Edition de l’Industrie, 95 p., constitue une synthèse des
pratiques internationales dans les grandes entreprises s’appuyant sur un réseau de 1500
consultants répartis dans 20 pays. L’étude du ministère relève que s’il est difficile de
situer l’importance quantitative de l’externalisation dans ces pays en raison de l’absence
de chiffres cohérents, qu’il s’agit plus de tendances que de données chiffrées. Il en
ressort toutefois que le marché mondial de l’externalisation est en très forte croissance.
Les Etats-Unis restent leaders en ce domaine. L’Europe suit la marche. Le secteur le plus
externalisé dans le monde constitue celui des télécommunications, notamment en raison
du caractère pointu de ses fonctions. Concernant l’externalisation des services
environnement dans l’industrie, il existe peu de données globales. Cependant, elle
s’inscrit dans une dimension stratégique, notamment pour les dirigeants d’Amérique du
Nord qui la considèrent de plus en plus comme une approche de management stratégique
comme peuvent l’être dans un registre différent la réalisation de joint-ventures consistant
en un accord de partenariat sur un certain nombre de fonctions ou les opérations de
fusion acquisition permettant un partenariat donnant lieu à une fusion complète de toutes
les activités. Par rapport aux autres Etats, il a été constaté que les entreprises en France et
en Allemagne sont particulièrement réticentes à externaliser les fonctions sensibles qui
sont proches de leur cœur de métier. Ces réticences sont de plusieurs ordres. D’une part,
elles sont juridiques, car les aspects législatifs liés au transfert de personnel sont très
différents en Allemagne et en France de ceux existant dans les pays anglo-saxons.
D’autre part, elles sont psychologiques. Pour de nombreuses entreprises, tant en France
qu’en Allemagne, le fait d’externaliser est synonyme de perte de contrôle et surtout de
perte de pouvoir pour les dirigeants. Cependant, cette tendance est nuancée par le recours
croissant des entreprises multinationales implantées en France à ce type de management.
. L’externalisation est
ainsi pratiquée en amont de la production industrielle, en déléguant à des
entreprises extérieures la production d’énergie ou la fabrication de
matières premières, mais également en aval de la production, à travers le
transfert des traitements des effluents, de l’épuration des fumées ou de la
gestion des déchets. Il s’agit alors de transférer de manière durable des
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Pour des développements plus approfondis, voir notamment l’étude réalisée par le
Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, Externaliser des services dans
l’industrie, Rapport final, octobre 1999, Edition de l’Industrie, 95 p. ; Jacques de
BRANT, Services aux entreprises, informations, produits, richesse, Economica, 1995,
267p. ; Institut Esprit Service et Comité de liaison des services du MEDEF, Colloque
européen sur l’externalisation, Paris 2000, 39 p. ; Cabinet d’avocats Freshfields
Bruckhaus Deringer, Comment gérer une opération d’externalisation ?, Paris 2004 ;
Philippe DELEBECQUE, Les contrats, vecteurs de l’externalisation, Les Petites
Affiches, n°147, 9 décembre 1998, p.9. ; Association française des ingénieurs et
techniciens de l’environnement (AFITE), Environnement et externalisation, Paris 2000,
80 p. ; Association Française des Ingénieurs et Techniciens de l’Environnement (AFITE),
Externalisation de l’eau dans l’industrie, les clefs pour comprendre et agir, Paris 2004.
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Avant d’atteindre les fonctions environnementales, elle a été très pratiquée en matière
de services informatiques ou de ressources humaines.
