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exclusivement de manière individuelle, mais à travers la constitution d’un
tout délimité par les frontières du site. Il préconise ainsi de mettre en
place une prévention des risques globaux dès la conception de la plateforme (A) et de désigner un coordinateur principal en charge de faire
vivre le système (B).
A – La prévention initiale des risques environnementaux globaux
L’approche développée par le PNUE ne s’arrête en effet pas là.
Très inspirée par la théorie de l’écologie industrielle
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, elle conçoit la
zone industrielle comme un système, voire un « écosystème » à part
entière recherchant une harmonie environnementale. Dans cette
perspective, le PNUE a développé un modèle de management
environnemental qui englobe la conception initiale du site
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locales ou nationales, d’un large panel d’entreprises de taille diverse. Puis, le poids
économique des zones industrielles dans la chaîne globale des fournisseurs donne aux
entreprises une position permettant d’influencer leurs propres fournisseurs locaux, par
exemple en les obligeant à disposer de la certification ISO 14001 évoquée
précédemment. Enfin, les zones industrielles constituent un lieu de rencontre et
d’échange entre les plusieurs parties prenantes de la société civile, à savoir les industries
manufacturières, les autorités locales ou nationales et les riverains. C’est pourquoi il est
nécessaire de recourir à une approche différente en matière de management
environnemental pour les zones industrielles, car l’action doit porter sur la communauté
d’entreprises présentes sur le site, plus que sur les entreprises en elles-mêmes. Voir
notamment B.ORTGOZA BATEMAN et J.TAN SUAT EAM, Developing Industrial
Estates in the Asia-Pacific Region : Is There Room for the Environment?, United States –
Asia Environment Partnership (US-AEP) 2000.
, le choix des
698
Suren ERKMAN, Vers une écologie industrielle, comment mettre en pratique le
développement durable dans une société hyper-industrielle, Editions Charles Léopold
Mayer, 2004, 251 p.
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Le choix du site est généralement influencé par des facteurs économiques, tels que sa
taille en vue d’un futur développement, son accessibilité (villes, aéroports, routes), sa
fourniture en eau, ses relais électriques et ses télécommunications, sa possibilité
d’implanter une station d’épuration ou une zone de stockage de déchets. Des facteurs
environnementaux peuvent être pris en compte, comme l’absence d’habitats naturels
protégés à proximité du lieu d’implantation. Le choix de s’implanter sur un terrain vierge
de toute activité industrielle dit parfois en greenfields ou sur un terrain ayant déjà
accueilli certaines activités industrielles dit aussi en brownfields mérite toutefois d’être
posé. Les sites industriels en friche peuvent en effet présenter certains avantages
économiques, comme l’accessibilité, l’existence d’infrastructures routières. Ils peuvent
aussi présenter l’inconvénient d’une pollution de sols due à l’activité précédente et donc
d’une remise en état préalable à la nouvelle implantation. Mais cela aurait également le
mérite de réhabiliter ces zones, sans en détériorer de nouvelles. Dans ce cadre, le PNUE
a développé une grille d’évaluation pour guider le choix d’un site tout en permettant de
minimiser les impacts environnementaux. Il s’agit d’évaluer l’Environmental Impact
Assessment (EIA). Cela impose une évaluation des impacts socio-économiques potentiels
des activités projetées dans une zone donnée et de s’interroger sur :
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