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étaient auparavant réalisées sur les sites de montage des constructeurs,
ces derniers se sont désengagé en partie des activités d’assemblage du
véhicule. Ce partage de responsabilités avec les fournisseurs a conduit à
la création de relations complexes de partenariat et de domination. Les
sites de montage des constructeurs continuent d’assumer l’assemblage
final du véhicule, mais les activités de préassemblage sont désormais du
ressort des fournisseurs de premier rang qui doivent se rapprocher de
l’usine terminale du constructeur pour assumer ces opérations effectuées
en amont. La constitution de parcs industriels fournisseurs (dits
également PIF) est l’étape ultime de ce phénomène. Ils consistent à
regrouper des usines d’équipements automobiles dans l’enceinte de
l’usine de montage du constructeur tout en permettant de simplifier et de
raccourcir le montage final du véhicule. De plus, les constructeurs étant
soumis à des délais de livraison de plus en plus courts, les unités des
fournisseurs sont soumises à des flux dits synchrone
19
, ainsi leur
localisation et la distance qui les sépare des usines de montage ne
peuvent excéder quelques kilomètres. Cette pratique récente répond aux
exigences exacerbées de production et de livraison en « juste à temps »
des constructeurs accompagnés d’un recentrage sur le cœur de leur métier
(conception, fabrication des moteurs et des boites de vitesse, montage
final et commercialisation) et d’une concurrence accrue à laquelle se
livrent les principaux constructeurs mondiaux qui cherchent à faire
participer, de façon croissante, leurs fournisseurs à la baisse des prix des
véhicules.
La constitution de parcs industriels fournisseur est alors devenue
un moyen d’opérer un gain en transport, en qualité et en réactivité et
d’obliger les fournisseurs à réduire leur temps en termes de production et
de livraison de produits plus complexes. Elle permet aux constructeurs de
cumuler les bienfaits de l’intégration et ceux de l’externalisation. Elle
présente également des avantages pour les groupes de fournisseurs, en
termes notamment d’investissements et de gestion administrative
20
télétransmissions et une gestion des flux dits synchrone qui permettent à l’usine du
constructeur de n’avoir aucun stock. Voir notamment à ce sujet, l’article sur Les liens de
Renault avec ses fournisseurs : équipementiers et sous-traitants de Armelle GORGEU et
René MATHIEU, Actes du GERPISA n°14, mai 1995.
.
19
Le flux synchrone est la forme la plus tendue des livraisons en Juste à Temps et permet
de supprimer les stocks chez le constructeur. Ce dernier reçoit le composant adapté à une
voiture préalablement identifiée, au moment même du montage.
20
Les propos du directeur des ressources humaines de l’usine du Parc Industriel
Fournisseur de Renault à Douai soulignent cet aspect : « En synchrone, quand on a 70
minutes pour produire et livrer, il n’est pas possible d’être à 20 kilomètres. Le maximum
possible est 2 ou 3 kilomètres. Donc il vaut mieux être dans le Parc Industriel
étaient auparavant réalisées sur les sites de montage des constructeurs,
ces derniers se sont désengagé en partie des activités d’assemblage du
véhicule. Ce partage de responsabilités avec les fournisseurs a conduit à
la création de relations complexes de partenariat et de domination. Les
sites de montage des constructeurs continuent d’assumer l’assemblage
final du véhicule, mais les activités de préassemblage sont désormais du
ressort des fournisseurs de premier rang qui doivent se rapprocher de
l’usine terminale du constructeur pour assumer ces opérations effectuées
en amont. La constitution de parcs industriels fournisseurs (dits
également PIF) est l’étape ultime de ce phénomène. Ils consistent à
regrouper des usines d’équipements automobiles dans l’enceinte de
l’usine de montage du constructeur tout en permettant de simplifier et de
raccourcir le montage final du véhicule. De plus, les constructeurs étant
soumis à des délais de livraison de plus en plus courts, les unités des
fournisseurs sont soumises à des flux dits synchrone
19
, ainsi leur
localisation et la distance qui les sépare des usines de montage ne
peuvent excéder quelques kilomètres. Cette pratique récente répond aux
exigences exacerbées de production et de livraison en « juste à temps »
des constructeurs accompagnés d’un recentrage sur le cœur de leur métier
(conception, fabrication des moteurs et des boites de vitesse, montage
final et commercialisation) et d’une concurrence accrue à laquelle se
livrent les principaux constructeurs mondiaux qui cherchent à faire
participer, de façon croissante, leurs fournisseurs à la baisse des prix des
véhicules.
La constitution de parcs industriels fournisseur est alors devenue
un moyen d’opérer un gain en transport, en qualité et en réactivité et
d’obliger les fournisseurs à réduire leur temps en termes de production et
de livraison de produits plus complexes. Elle permet aux constructeurs de
cumuler les bienfaits de l’intégration et ceux de l’externalisation. Elle
présente également des avantages pour les groupes de fournisseurs, en
termes notamment d’investissements et de gestion administrative
20
télétransmissions et une gestion des flux dits synchrone qui permettent à l’usine du
constructeur de n’avoir aucun stock. Voir notamment à ce sujet, l’article sur Les liens de
Renault avec ses fournisseurs : équipementiers et sous-traitants de Armelle GORGEU et
René MATHIEU, Actes du GERPISA n°14, mai 1995.
.
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Le flux synchrone est la forme la plus tendue des livraisons en Juste à Temps et permet
de supprimer les stocks chez le constructeur. Ce dernier reçoit le composant adapté à une
voiture préalablement identifiée, au moment même du montage.
20
Les propos du directeur des ressources humaines de l’usine du Parc Industriel
Fournisseur de Renault à Douai soulignent cet aspect : « En synchrone, quand on a 70
minutes pour produire et livrer, il n’est pas possible d’être à 20 kilomètres. Le maximum
possible est 2 ou 3 kilomètres. Donc il vaut mieux être dans le Parc Industriel
