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CHAPITRE II
L’INTERDEPENDANCE DES SOCIETES DES PLATESFORMES INDUSTRIELLES
Les principales activités présentes sur les plates-formes
industrielles sont généralement exploitées par des sociétés importantes
qui aujourd’hui appartiennent à des groupes de sociétés d’envergure
internationale. Les industries chimiques, pétrochimiques, sidérurgiques
ou automobiles qui constituent les activités principalement développées
sur les plates-formes industrielles s’articulent toutes en effet désormais
autour de grands groupes de sociétés
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. Il est ainsi extrêmement rare
qu’une société qui exploite ce type d’activité puisse avoir un
développement autonome, sans appartenir à un groupe de sociétés. Il en
est de même pour l’industrie de l’environnement spécialisée dans la
fourniture de services environnementaux pour l’industrie
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Tels que les groupes TOTAL, RHODIA, ARCELOR, RENAULT ou encore PSA
Peugeot Citroën.
. Le fait
d’appartenir à des groupes de sociétés n’assure pas pour autant à ces
sociétés une stabilité financière. L’appartenance à de tels groupes
favorise au contraire une modification fréquente de l’actionnariat de ces
sociétés. Ce phénomène s’explique aisément par l’interdépendance
accrue des économies qui favorise une convergence des mouvements de
concentration et une fluctuation fréquente de ces mouvements. Ces
mouvements de concentration apparaissent en Europe dès les années
1960 à travers le développement d’une stratégie de croissance externe
dite de « fusions et acquisitions » dont le processus se fait par la prise de
contrôle d’entreprises existantes. En France, la première vague de ces
fusions et acquisitions se situe entre 1966 et 1972 et va aboutir à la
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L’industrie de l’environnement désigne « l’ensemble des activités assurant la
fourniture de biens et de services permettant de mesurer, de prévenir, de limiter ou de
corriger les atteintes à l’environnement telles que la pollution de l’eau, de l’air, du sol,
la dégradation des milieux naturels ». Dans cette industrie, les Petites et Moyennes
Entreprises (dites PME) indépendantes forment une composante éclatée. Rares sont les
grosses PME qui arrivent à avoir un développement autonome. Elles font généralement
l’objet d’un rachat par un grand groupe. Le marché de l’industrie de l’environnement, au
même titre que l’industrie en général, est marqué par la présence de leaders qui
représentent près du tiers du marché. Voir notamment sur ce sujet l’ouvrage de
Dominique DROUET, L’industrie de l’environnement en France, Dynamique et enjeux
d’un nouveau secteur d’activités, Armand Colin, 1997, 164 p.
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