Une entorse à l’urbanisation des SI
Pour comprendre en quoi les infrastructures spontanées sont une épine dans les SI, il faut
s’intéresser à l’urbanisation de ces derniers.
Importance de l’urbanisation des SI
L’urbanisation est devenue une discipline à part entière dans les SI des grands comptes
(banques, assurances, grandes entreprises, etc.). Elle a progressivement couvert
l’ensemble des SI, sauf, peut être, ceux des petites PME. Aussi, depuis dix ans, de grands
efforts d’urbanisation ont été consentis par les entreprises.
L’urbanisation vise plusieurs objectifs. En voici quelques-uns des plus remarquables.
Vision d’ensemble : le but premier de l’urbanisation est d’acquérir une vision
d’ensemble du SI. Aucun aspect du SI ne doit donc échapper à l’urbanisation.
Maîtrise de toute l’infrastructure : cette vision d’ensemble ne sert à rien si elle ne
s’accompagne pas d’une maîtrise entière de l’infrastructure.
Adaptation aux besoins : une infrastructure réfléchie permet de s’adapter aux
besoins exprimés tant par les techniciens de l’informatique que par les métiers.
Évolutivité : une infrastructure bien pensée est taillée de telle sorte qu’elle puisse
évoluer en charge, à mesure que les besoins de traitement augmenteront. Cette
évolutivité ne se limite pas à la capacité de traitement, elle permet aussi d’accueillir de
nouvelles briques pour de nouveaux usages, sans pour autant remettre en question
l’existant.
Standardisation : l’urbanisation s’accompagne toujours de standardisation des
systèmes. Les systèmes sont masterisés afin que tous les serveurs déployés aient les
mêmes propriétés techniques. Cela simplifie grandement l’administration et la
maintenance de l’infrastructure. De plus, la limitation et la spécification précise des
systèmes permettent de bien cibler les compétences nécessaires à la maintenance en
conditions opérationnelles.
Simplicité des interconnexions : les systèmes ayant été pensés en ce sens, les
intercommunications entre applicatifs et entre éléments de l’architecture sont
grandement facilitées. Malgré leur apparente complexité sur le court terme, l’usage de
systèmes d’intermédiation tels que les EAI, les ETL ou les ESB a grandement
contribué à cette simplicité dans le long terme.
Ces choix peuvent paraître lourds à première vue, mais ils ont des conséquences
bénéfiques à moyen et long terme.
Simplicité d’exploitation : grâce à la standardisation très poussée, les systèmes sont
tous administrés de la même façon, par des procédures standards.
Réactivité aux demandes : prévus dès la conception pour être évolutifs, les systèmes
urbanisés permettent d’implanter des évolutions assez rapidement, sans pour autant
remettre en question l’architecture existante.
Maîtrise des coûts : comme dans un système urbanisé tous les éléments du SI
Pour comprendre en quoi les infrastructures spontanées sont une épine dans les SI, il faut
s’intéresser à l’urbanisation de ces derniers.
Importance de l’urbanisation des SI
L’urbanisation est devenue une discipline à part entière dans les SI des grands comptes
(banques, assurances, grandes entreprises, etc.). Elle a progressivement couvert
l’ensemble des SI, sauf, peut être, ceux des petites PME. Aussi, depuis dix ans, de grands
efforts d’urbanisation ont été consentis par les entreprises.
L’urbanisation vise plusieurs objectifs. En voici quelques-uns des plus remarquables.
Vision d’ensemble : le but premier de l’urbanisation est d’acquérir une vision
d’ensemble du SI. Aucun aspect du SI ne doit donc échapper à l’urbanisation.
Maîtrise de toute l’infrastructure : cette vision d’ensemble ne sert à rien si elle ne
s’accompagne pas d’une maîtrise entière de l’infrastructure.
Adaptation aux besoins : une infrastructure réfléchie permet de s’adapter aux
besoins exprimés tant par les techniciens de l’informatique que par les métiers.
Évolutivité : une infrastructure bien pensée est taillée de telle sorte qu’elle puisse
évoluer en charge, à mesure que les besoins de traitement augmenteront. Cette
évolutivité ne se limite pas à la capacité de traitement, elle permet aussi d’accueillir de
nouvelles briques pour de nouveaux usages, sans pour autant remettre en question
l’existant.
Standardisation : l’urbanisation s’accompagne toujours de standardisation des
systèmes. Les systèmes sont masterisés afin que tous les serveurs déployés aient les
mêmes propriétés techniques. Cela simplifie grandement l’administration et la
maintenance de l’infrastructure. De plus, la limitation et la spécification précise des
systèmes permettent de bien cibler les compétences nécessaires à la maintenance en
conditions opérationnelles.
Simplicité des interconnexions : les systèmes ayant été pensés en ce sens, les
intercommunications entre applicatifs et entre éléments de l’architecture sont
grandement facilitées. Malgré leur apparente complexité sur le court terme, l’usage de
systèmes d’intermédiation tels que les EAI, les ETL ou les ESB a grandement
contribué à cette simplicité dans le long terme.
Ces choix peuvent paraître lourds à première vue, mais ils ont des conséquences
bénéfiques à moyen et long terme.
Simplicité d’exploitation : grâce à la standardisation très poussée, les systèmes sont
tous administrés de la même façon, par des procédures standards.
Réactivité aux demandes : prévus dès la conception pour être évolutifs, les systèmes
urbanisés permettent d’implanter des évolutions assez rapidement, sans pour autant
remettre en question l’architecture existante.
Maîtrise des coûts : comme dans un système urbanisé tous les éléments du SI
