pouvant être standardisés l’ont été, les coûts de déploiement et de maintenance sont
réduits au maximum.
Pérennité du SI : par l’usage de briques standards et bien pensées, les SI urbanisés
sont durables, en ce sens qu’il n’est pas nécessaire de repenser l’architecture tous les
deux ans pour cause d’inadaptation aux besoins.
Pour résumer, un SI urbanisé est un SI responsable, qui s’inscrit dans la durée.
Cas des infrastructures spontanées
Force est de constater que les infrastructures spontanées échappent complètement aux
efforts d’urbanisation.
Les utilisateurs avancent régulièrement les arguments suivants pour justifier le
déploiement d’infrastructures spontanées.
Simplicité extrême de la solution : les infrastructures spontanées sont presque
toujours très simples. Cela s’explique par le fait qu’elles sont mises en place et
exploitées par des utilisateurs non experts en informatique.
Rapidité de mise en place : directement liée au point précédent, la mise en place de
l’infrastructure spontanée est très rapide. Il n’est nul besoin de gérer un projet,
d’analyser des risques ou de valider un budget. L’infrastructure peut être acquise et
installée en quelques heures, voire plus vite, dans certains cas.
Coût dérisoire de mise en place : comme il s’agit généralement de solutions grand
public, transposées dans le monde professionnel, elles ont un coût dérisoire pour le
service qui les acquiert.
Coût nul pour la DSI : un autre argument avancé par les défenseurs de ces
infrastructures est le fait que la solution ne coûte rien à la DSI. Donc, en principe, la
DSI n’a rien à dire.
Lourdeur extrême de la DSI : c’est l’argument le plus souvent avancé pour justifier
le court-circuitage de la DSI. On lui reproche d’être beaucoup trop lente à réagir, trop
bureaucratique et pas assez à l’écoute des utilisateurs.
Performance insuffisante du service fourni par la DSI : débit insuffisant de l’accès
à Internet, blocage de certaines URL, performances insuffisantes de tel ou tel serveur,
pannes à répétition, voici autant d’arguments avancés pour justifier le déploiement
d’une infrastructure spontanée.
Service non fourni par la DSI : un argument souvent avancé est que le service fourni
par l’infrastructure spontanée n’est pas proposé par la DSI.
Exemple
Les premières solutions de messagerie instantanée n’existaient que sur les plates-formes grand public ou
via des réseaux IRC du monde open source. Ce n’est que plus tard que les éditeurs ont proposé des
solutions comparables pour l’entreprise.
Pris hors contexte, chacun de ces arguments peut sembler imparable. Pourquoi, alors,
faut-il bloquer la prolifération des infrastructures spontanées ? La première réponse est
qu’elles contreviennent à tous les principes fondamentaux de l’urbanisation des SI
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