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faire virer, alors elle a exécuté toutes vos demandes sans exception. Même celles qui étaient vouées à l'échec. Parce que vous
avez insisté. Six mois plus tard, le projet coule. À qui la faute ?
Entre vous et moi, je serai honnête : blâmez l'équipe de design.
Parce qu'un designer ne devrait pas mettre en œuvre une idée
dont il sait qu'elle ne marchera pas, même au risque de se faire
virer. Mais vous ne voulez pas le mettre dans cette situation
inconfortable, pas vrai ?
LA SUBJECTIVITÉ VAUT DANS LES DEUX SENS
Quand je dis que vous ne voulez pas que votre designer prenne
des décisions subjectives, cela vaut dans les deux sens. Un designer doit être capable de justifier les décisions qu'il prend. Alors
quand je vous demande de laisser le designer faire son travail,
n'hésitez pas à lui rappeler que cela fait également partie de son
travail : la responsabilité de répondre à la question « pourquoi
avez-vous fait ça ? »
Vous n'avez pas engagé un designer pour créer des boutons
bleus, des gros titres et de jolis diaporamas. Vous l'avez engagé
pour répondre à un objectif stratégique. Ne doutez pas de sa
capacité à y répondre. Posez-lui des questions lorsque vous avez
un doute sur ses décisions, et demandez-lui des comptes quand
il ne parvient pas à vous donner une réponse argumentée.
LES DÉCISIONS IMPORTANTES D'UN PROJET
DE DESIGN (ET POURQUOI ELLES COMPTENT)
La question que nos clients nous posent le plus souvent est :
«Quand pourra-t-on voir des images ? »
C'est compréhensible. Les « images » sont le premier témoignage de l'aspect visuel de votre projet, et nous sommes heureux que les gens soient pressés de voir le résultat. Mais souvenez-vous que la raison pour laquelle ces images vous satisferont
se trouve dans le travail effectué en amont pour s'assurer que
ces images vont dans la bonne direction.
Alors examinons le processus de design plus en détail,
avec une réserve importante. Chaque designer a son propre
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