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Nous avons eu de la chance et avons embauché de bons
designers qui répondaient à nos attentes. Ils avaient également
moins d'expérience que moi, ce qui n'était pas un problème.
Après tout, j'étais le directeur du design. Il m'appartenait de
les guider dans leur travail et d'en garantir la qualité avant qu'il
ne sorte de chez nous. Mais ces premiers designers que nous
avons embauchés ... je leur en ai fait baver. (S'ils lisent ces lignes,
ils acquiesceront vigoureusement.)
J'avais une telle envie d'attraper leur souris et de prendre des
décisions à leur place ! J'ai même bien dû le faire une fois ou
deux. (Les mêmes designers acquiescent encore plus vigoureusement.) C'en est arrivé au stade où ma cofondatrice, Erika, a dû
me prendre par la manche et me dire : « Mais laisse les designers
faire leur travail ! » Il m'était impossible de laisser quelqu'un
faire son travail si je pensais pouvoir mieux faire. Mais je ne
l'aurais pas mieux fait. Seulement différemment.
Le vrai problème, c'est que j'avais déjà une idée de la direction que je voulais que leur travail prenne. Malgré ma règle
de recrutement, je voulais que mes designers parviennent au
même résultat que moi, et j'étais frustré de ne pas pouvoir les
guider vers cette solution exacte. Alors je le faisais moi-même.
C'est moi qui avais un problème, pas eux.
Mon envie irrépressible de prendre en charge le travail des
autres designers a considérablement affecté le travail et mon
entreprise. Premièrement, j'ai détruit la confiance de ces designers et je leur ai appris à regarder par-dessus leur épaule de
peur que je survienne à tout moment pour les épier. Et deuxièmement, je faisais en sorte que mon entreprise ne puisse jamais
croître au-delà de la quantité de travail qu'un seul designer pouvait effectuer.
Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Je veux que vous
sachiez que je comprends parfaitement l'envie d'intervenir et
de dicter à quelqu'un comment faire son travail. Mais surtout,
je veux vous convaincre que cela ne vous aidera pas à atteindre
vos objectifs.
Ne vous y trompez pas, les designers ont besoin que leurs
clients participent au processus de design. Vous êtes essentiel.
Nous devons cependant trouver un meilleur moyen de vous
expliquer quel est votre rôle pour que le projet aboutisse. (Nous
TRAVAILLER ENSEMBLE 67
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moins d'expérience que moi, ce qui n'était pas un problème.
Après tout, j'étais le directeur du design. Il m'appartenait de
les guider dans leur travail et d'en garantir la qualité avant qu'il
ne sorte de chez nous. Mais ces premiers designers que nous
avons embauchés ... je leur en ai fait baver. (S'ils lisent ces lignes,
ils acquiesceront vigoureusement.)
J'avais une telle envie d'attraper leur souris et de prendre des
décisions à leur place ! J'ai même bien dû le faire une fois ou
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l'aurais pas mieux fait. Seulement différemment.
Le vrai problème, c'est que j'avais déjà une idée de la direction que je voulais que leur travail prenne. Malgré ma règle
de recrutement, je voulais que mes designers parviennent au
même résultat que moi, et j'étais frustré de ne pas pouvoir les
guider vers cette solution exacte. Alors je le faisais moi-même.
C'est moi qui avais un problème, pas eux.
Mon envie irrépressible de prendre en charge le travail des
autres designers a considérablement affecté le travail et mon
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peur que je survienne à tout moment pour les épier. Et deuxièmement, je faisais en sorte que mon entreprise ne puisse jamais
croître au-delà de la quantité de travail qu'un seul designer pouvait effectuer.
Pourquoi est-ce que je vous raconte ça ? Je veux que vous
sachiez que je comprends parfaitement l'envie d'intervenir et
de dicter à quelqu'un comment faire son travail. Mais surtout,
je veux vous convaincre que cela ne vous aidera pas à atteindre
vos objectifs.
Ne vous y trompez pas, les designers ont besoin que leurs
clients participent au processus de design. Vous êtes essentiel.
Nous devons cependant trouver un meilleur moyen de vous
expliquer quel est votre rôle pour que le projet aboutisse. (Nous
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