Conclusion
Le « principe de la relativité d'échelle » postule que les lois fondamentales
de la nature doivent être valides, quel que soit « l'état d'échelle » du système
de référence. Il reprend et complète ainsi le « principe de relativité » de
Galilée, Poincaré et Einstein qui s'appliquait seulement aux états de
position, d'orientation et de mouvement.
En conséquence, la géométrie de l'espace-temps, qui devient« courbe»
en relativité générale d'Einstein (cette courbure se manifestant comme
ce qu'on appelle la gravitation) peut également devenir «fractale » sur
certaines gammes d'échelles, en particulier aux petites échelles (relative)
de la physique des particules et aux grandes échelles cosmologiques.
Cette fractalité et cette nondifférentiabilité de l'espace-temps, se manifestent elles-mêmes sous forme de lois de type quantique, (fonctions
d'onde, solutions d'équations de Schrodinger généralisées).
Mais dans le cas de la relativité d'échelle, petit et grand sont tout à
fait relatifs. Rappelons en effet que le domaine classique peut s'étendre
à grande énergie, vers des échelles microscopiques. Inversement, il
existe des systèmes quantiques macroscopiques, comme les superconducteurs.
Il n'y a donc pas un domaine intermédiaire universel qui serait forcément classique ou quantique en soi. Chaque système, en fonction de
ses conditions (vitesse, énergie, température, masse ... ), peut se retrouver, pour un même point de l'espace et à la même échelle, classique ou
quantique.
La plus petite dimension théoriquement possible n'est pas le zéro
comme on le pense généralement, mais, dans le cadre de la relativité
d'échelle, une très petite dimension qui correspond à ce que l'on appelle
« l'échelle de longueur de Planck » dont la valeur est de 10- 33 cm soit : O. 000
000 000 000 000 000 000 000 000 000 001 cm.
À l'autre bout des échelles de l'univers, toujours dans le cadre de
la théorie de la relativité d'échelle, s'introduit également une échelle
maximale, indépassable (sous forme d'un horizon), identifiée à l'« échelle
de la constante cosmologique » qui correspond à une dimension de l'ordre
de 102 8 cm, soit : 10 000 000 000 000 000 000 000 000 000 cm.
Dans ce large espace, la vie se rencontre dans la zone médiane de ces
échelles, entre l'atome qui constitue la base de la matière vivante (rayon
de Bohr à 0,5 Angstrom), les plus petits éléments vivants, les virus, de
taille inférieure au micron, les bactéries aux environs de 40 microns
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