3.2. Une dynamique multi-échelle observable dans l'évolution des sociétés humaines
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sa propre fonction. Remarquons que la puissance de l'ensemble à quatre
échelles résulte de l'articulation de quatre processus de structuration
«individuel/collectif» où à chaque échelle, le« collectif» de l'une joue
le rôle « individuel » de l'échelle supérieure, ce qui est précisément une
manifestation de la relativité des échelles : local/régional, « collectif» de
la région, jouant le rôle d'individuel du national, national, « collectif »
du régional, jouant le rôle « individuel » du continental et continental,
« collectif » du national, pouvant jouer un rôle « individuel » dans le
« collectif mondial ».
Ainsi, les quatre nouvelles échelles de l'ensemble économique mondial,
si elles sont bien articulées entre elles, génèrent un type de production
où les gains de productivité sont plus élevés que ceux qui étaient réalisés
sur un seul type d'espace, le national : il s'agit de tous les produits issus
de la Révolution technologique mondialisante, qui illustrent en fin de
xxe et en début de xxe siècle la recherche de gains de productivité par
les sociétés humaines.
Dans ce degré plus élevé d'organisation mondiale, les États-nations
sont toujours présents, mais transformés. Certaines fonctions ont été
perdues- par exemple la fonction monétaire en Europe- mais d'autres
se sont affermies ou devraient l'être, comme par exemple celle d'une
réponse à un impératif technologique de plus en plus incontournable.
La méthodologie en terme de complexité croissante nous avait préparés
à ce type de situation lorsqu'on avait examiné des cas à plusieurs échelles
- comme celui de l'Empire égyptien défini par un niveau néolithique
et un niveau impérial. Nous avions conclu que l'apparition du niveau
impérial n'avait conduit ni au dépérissement du niveau néolithique, ni
à son renforcement.
Si l'on se replace dans le débat du tournant du XXIe siècle portant sur
le dépérissement ou l'accentuation du rôle de l'État-nation, on répondra
catégoriquement qu'on n'assistera pas à un remplacement progressif de celui-ci
par le niveau mondial. De même, on ne constatera pas un renforcement
significatif de cette instance. Pour nous, le rôle de l' espace national s'est
maintenu, accompagné de quelques modifications.
Et ce maintien s'est effectué dans le contexte de l'apparition de
deux autres catégories d'espaces, celle du continental et celle du local/
régional.
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sa propre fonction. Remarquons que la puissance de l'ensemble à quatre
échelles résulte de l'articulation de quatre processus de structuration
«individuel/collectif» où à chaque échelle, le« collectif» de l'une joue
le rôle « individuel » de l'échelle supérieure, ce qui est précisément une
manifestation de la relativité des échelles : local/régional, « collectif» de
la région, jouant le rôle d'individuel du national, national, « collectif »
du régional, jouant le rôle « individuel » du continental et continental,
« collectif » du national, pouvant jouer un rôle « individuel » dans le
« collectif mondial ».
Ainsi, les quatre nouvelles échelles de l'ensemble économique mondial,
si elles sont bien articulées entre elles, génèrent un type de production
où les gains de productivité sont plus élevés que ceux qui étaient réalisés
sur un seul type d'espace, le national : il s'agit de tous les produits issus
de la Révolution technologique mondialisante, qui illustrent en fin de
xxe et en début de xxe siècle la recherche de gains de productivité par
les sociétés humaines.
Dans ce degré plus élevé d'organisation mondiale, les États-nations
sont toujours présents, mais transformés. Certaines fonctions ont été
perdues- par exemple la fonction monétaire en Europe- mais d'autres
se sont affermies ou devraient l'être, comme par exemple celle d'une
réponse à un impératif technologique de plus en plus incontournable.
La méthodologie en terme de complexité croissante nous avait préparés
à ce type de situation lorsqu'on avait examiné des cas à plusieurs échelles
- comme celui de l'Empire égyptien défini par un niveau néolithique
et un niveau impérial. Nous avions conclu que l'apparition du niveau
impérial n'avait conduit ni au dépérissement du niveau néolithique, ni
à son renforcement.
Si l'on se replace dans le débat du tournant du XXIe siècle portant sur
le dépérissement ou l'accentuation du rôle de l'État-nation, on répondra
catégoriquement qu'on n'assistera pas à un remplacement progressif de celui-ci
par le niveau mondial. De même, on ne constatera pas un renforcement
significatif de cette instance. Pour nous, le rôle de l' espace national s'est
maintenu, accompagné de quelques modifications.
Et ce maintien s'est effectué dans le contexte de l'apparition de
deux autres catégories d'espaces, celle du continental et celle du local/
régional.
