3.2. Une dynamique multi-échelle observable dans l'évolution des sociétés humaines
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>- !.:émergence de la mondialisation économique
La Grande Croissance des années 1945-1970 a atteint ses limites de
productivité, à la fin des années 1960, à un tournant situé vers 1970.
En même temps, l'État keynésien, organe « collectif » de la période, a
commencé à voir son efficacité remise en question.
D'après notre schéma en discontinuités de l'évolution économique,
il doit s'ensuivre une phase de crise économique, permettant aunouveau monde qui apporte une révolution technologique, de détruire le
précédent. C'est ce qui s'est passé pendant la crise des années 1970-1980.
À ce moment, sont apparues de nouvelles technologies, comme celles
de l'électronique, des nouveaux matériaux, de nouvelles énergies, etc.,
commandant de nouvelles entreprises « individuelles » à dimensions
plus vastes, parce que les coûts de ces techniques étaient plus élevés
qu'auparavant. La taille du capital s'accroissant, celle des débouchés est
devenue nécessairement plus large et le phénomène de multinationalisation des firmes a pris son essor. De là date le début de la mondialisation économique de la fin du xxe siècle.
• Un lent processus de construction de l'« individuel »
vers un « collectif » mondial
Pour reprendre notre schéma de structuration« individuel/collectif»,
ce sont les firmes multinationales qui ont représenté les jaillissements
«individuel», à partir desquels le processus« individuel/collectif» de
la mondialisation devait se constituer.
Mais le niveau mondial au début du XXIe siècle se caractérise par
un énorme manque d'organisation « collective » et les acteurs privés
demeurent tout puissants. L'expression « les maîtres du monde » a été
employée à propos des dirigeants des grands groupes industriels et
bancaires du monde industrialisé. Elle reflète le poids sans précédent
acquis par la production des grandes firmes dans l'économie mondiale.
Les décisions prises par ces acteurs sont peu contrôlées, et ne prennent pas en compte les besoins des peuples des pays dans lesquels les
firmes sont implantées. Le motif unique de leurs actions est le profit.
La motivation est normale pour des chefs d'entreprises, mais ce qui
l'est moins est l'absence de mondialisation des contre-pouvoirs face à
ces entreprises.
Il convient de noter néanmoins qu'un lent processus de construction
continue de l'« individuel » vers un « collectif » mondial a commencé
à se mettre en place. L'exemple de la création d'agences spécialisées de
l'ONU peut être donné. Mais ces créations sont censées illustrer une
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