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3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
multinationales, fonctionnent dans leur propre intérêt, sans qu'existe
une échelle « collectif », construite en fonction des intérêts « collectif »
du monde.
Réalité économique à une échelle donnée :
des « marchés » ou une multiplicité
de fractionnements économiques ?
On doit à Benoît Mandelbrot la prise de conscience qu'une grande
partie de la réalité est constituée de données «fractales ». La théorie de la
relativité d'échelle est bâtie sur cette conception de la réalité, mais dans
un cadre relativiste où les différentes échelles n'ont aucune existence
absolue, et ne sont définies que par leurs rapports deux à deux. On
constate également en sciences sociales, et en particulier en sciences économiques que la réalité est beaucoup plus proche de celle d'un ensemble
d'éléments fractionnés, dans une réalité organisée en fractionnement,
que de l'uniformité unifiée par le concept creux de « marché ».
Ainsi on constate que les « marchés » des matières premières, les
« marchés » des devises, les « marchés » des titres financiers, n'ont en
commun entre eux que d'être baptisés « marchés » par la classe sociale
dominante pour la raison simple que cette classe a intérêt à ce que l'argent circule sans entraves entre ces différents lieux.
Le choc financier de 2007-2009 est une parfaite illustration de l'analyse
appauvrissante de la réalité effectuée en termes de « marchés ». Une
multiplicité d'éléments appartenant à différents secteurs, illustrant le
fractionnement de la réalité, et qui par conséquent n'avaient rien à voir
entre eux - crédit bancaire, immobilier, matières premières, énergie -
ont été réunis sous le vocable de « marchés » dans le but de pratiquer une
spéculation générale. Le résultat a été, dès 2007, un effondrement aussi
général et un chaos économique dont le monde entier a fait les frais.
Application du modèle architectural
cc individuel/collectif» à l'émergence de la mondialisation
En reprenant l'exemple de l'émergence de la mondialisation économique, on constate un lent processus de construction continue de
l'« individuel » vers ce qui aurait dû- et doit- devenir un « collectif »
mondial.
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