3.2. Une dynamique multi-échelle observable dans l'évolution des sociétés humaines
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La grande efficacité de la production marchande qu'il faut bien sûr
souligner, réside d'abord dans son caractère autonome, donc permettant une grande « liberté » de décision, d'action, etc., et ensuite dans sa
motivation, celle de la rémunération individuelle appelée profit.
De ces caractéristiques, il faut ainsi retenir que le « marché » appartient
à un espace autonome autorisé par les sociétés, un domaine de nature
«individuelle », qui n'est absolument pas concerné par le domaine
«collectif» de ces sociétés. Or, rappelons qu'une société se définit par la
combinaison des niveaux« individuel » et d'un niveau « collectif».
Et si une intervention publique est récusée, cela signifie tout simplement que les tenants de cette pensée refusent à l'échelle « collectif »
d'intervenir dans un espace par nature d'échelle « individuel ». On
aboutit au paradoxe que ce sont des acteurs d'une échelle « individuel »
qui étendent leur « autonomie » à l'ensemble de la société, donc que
l'échelle « collectif » est dominée par une échelle « individuel ».
Que proposer en poursuivant notre raisonnement?
L'alternative se situe-t-elle entre un tout « collectif » ou le « marché » ?
On entend ici « tout collectif » au sens du « collectivisme » des pays
en retard d'industrialisation comme l'URSS ou la Chine, qui n'avaient
pas un choix autre que celui d'une planification rigide pour construire
leur industrie? Sûrement pas, parce qu'une décentralisation des actions
économiques est nécessaire lorsqu'un niveau de développement est
atteint.
Alors, « réguler le marché » comme on l'entend dire parfois? Comment
peut-on imaginer qu'il faille « réguler » des échelles « individuel » qui
se sont organisées en une échelle « collectif » pour construire une autre
échelle « collectif »
Il convient plutôt d'organiser une échelle « collectif » où les échelles
« individuel » retrouvent leur place « individuel ».
Un type d'organisation qui peut illustrer ce cas de figure a existé en
France, des années 1945 aux années 1980. Il s'agissait d'une combinaison
entre une planification dite « souple », où un niveau « collectif » proposait
des objectifs à l'aide d'un« Plan » indicatif, élaboré par un commissariat
au Plan, objectifs proposés aux échelles « individuel » - les entreprises - accompagnées par toute une série de mesures incitatives.
On peut ne pas être satisfait de la combinaison« individuel/collectif»
réalisée pendant cette période, mais le rappel de ce cas permet d'illustrer un type de relations « individuel/collectif» où chaque échelle est
à sa place.
Ce n'est plus le cas depuis l'émergence de la mondialisation économique, où les échelles « individuel », représentées par les firmes
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