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3' partie: Relativité d'échelle et sociétés humaines
D'une manière générale, le statut de l'État-nation dans la mondialisation doit être pensé dans le cadre de l'accroissement de complexité qui
a engendré quatre échelles, et le débat entre dépérissement ou renforcement des structures de l'espace national peut sembler futile puisque
l'on sait que la réponse est : ni l'un ni l'autre, mais qu'on a seulement
assisté à une transformation de son rôle.
On peut aussi donner l'exemple de la structure du capital des firmes
multinationales pendant les années 1980. La hiérarchie mondiale s'exprimant alors dans la composition du capital des firmes, les firmes
« individuelles » de haut de hiérarchie, incluaient peu de « collectif »
c'est-à-dire de capital public, alors que des firmes « individuelles »
appartenant à des pays moins bien situés dans la hiérarchie mondiale
incluaient beaucoup de « collectif», c'est-à-dire de capital public. Ainsi,
dans cet exemple, il apparaît bien qu'au niveau mondial, l'« individuel »
est issu du « collectif » d'un niveau inférieur, le niveau national dans
cet exemple.
Nature du lieu dit « marché » ?
On a rappelé au début du chapitre que la notion de marché et celle
de son bon fonctionnement sont constamment mises en avant par la
théorie néolibérale - ou néo-classique - pour justifier une absence
d'intervention publique dans le secteur de l'économie. Rappelons sa
définition. Qu'est-ce qu'un « marché »? La définition d'un « marché »
découle de celle d'une « marchandise » : il s'agit d'un produit fabriqué
par un producteur « autonome» ayant pour but l'échange avec un autre
produit, fabriqué par un autre producteur autonome. La loi d'échange
dépend alors du temps de travail contenu dans chacun des deux produits.
Il convient de noter que la nature « autonome » de ce type d'échange
résulte d'une situation sociale. C'est la société qui autorise le degré
d'autonomie que l'échange illustre. Si l'on examine l'évolution historique,
on constate que c'est au sein de sociétés non marchandes - celles de
l'Égypte Ancienne, ou de la Grèce antique- que des sphères marchandes
sont apparues. Puis, le degré de décentralisation atteint par les sociétés a
permis une extension beaucoup plus importante de la sphère marchande.
Mais néanmoins, un grand nombre d'actes économiques, qui relèvent de
l'organisation de la société, donc du domaine « collectif », sont demeurés
non marchands, par exemple l'éducation- pas partout-, la culture- pas
partout-, la recherche, la défense, l'ordre public, etc.
3' partie: Relativité d'échelle et sociétés humaines
D'une manière générale, le statut de l'État-nation dans la mondialisation doit être pensé dans le cadre de l'accroissement de complexité qui
a engendré quatre échelles, et le débat entre dépérissement ou renforcement des structures de l'espace national peut sembler futile puisque
l'on sait que la réponse est : ni l'un ni l'autre, mais qu'on a seulement
assisté à une transformation de son rôle.
On peut aussi donner l'exemple de la structure du capital des firmes
multinationales pendant les années 1980. La hiérarchie mondiale s'exprimant alors dans la composition du capital des firmes, les firmes
« individuelles » de haut de hiérarchie, incluaient peu de « collectif »
c'est-à-dire de capital public, alors que des firmes « individuelles »
appartenant à des pays moins bien situés dans la hiérarchie mondiale
incluaient beaucoup de « collectif», c'est-à-dire de capital public. Ainsi,
dans cet exemple, il apparaît bien qu'au niveau mondial, l'« individuel »
est issu du « collectif » d'un niveau inférieur, le niveau national dans
cet exemple.
Nature du lieu dit « marché » ?
On a rappelé au début du chapitre que la notion de marché et celle
de son bon fonctionnement sont constamment mises en avant par la
théorie néolibérale - ou néo-classique - pour justifier une absence
d'intervention publique dans le secteur de l'économie. Rappelons sa
définition. Qu'est-ce qu'un « marché »? La définition d'un « marché »
découle de celle d'une « marchandise » : il s'agit d'un produit fabriqué
par un producteur « autonome» ayant pour but l'échange avec un autre
produit, fabriqué par un autre producteur autonome. La loi d'échange
dépend alors du temps de travail contenu dans chacun des deux produits.
Il convient de noter que la nature « autonome » de ce type d'échange
résulte d'une situation sociale. C'est la société qui autorise le degré
d'autonomie que l'échange illustre. Si l'on examine l'évolution historique,
on constate que c'est au sein de sociétés non marchandes - celles de
l'Égypte Ancienne, ou de la Grèce antique- que des sphères marchandes
sont apparues. Puis, le degré de décentralisation atteint par les sociétés a
permis une extension beaucoup plus importante de la sphère marchande.
Mais néanmoins, un grand nombre d'actes économiques, qui relèvent de
l'organisation de la société, donc du domaine « collectif », sont demeurés
non marchands, par exemple l'éducation- pas partout-, la culture- pas
partout-, la recherche, la défense, l'ordre public, etc.
