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3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
Il en va de même évidemment face au problème d'une structuration
« individuel/collectif ». Les rapports entre d'une part, les unités individuelles de production, de consommation, etc., présentées comme
appartenant au domaine de la micro-économie, et d'autre part l'ensemble
de ces unités de production, de consommation, etc., qui définissent le
domaine de la macroéconomie sont ignorés. Le manque de liens entre
les deux niveaux est expliqué par une absence de passage - sorte de
fatalité incompréhensible - appelée « no bridge >> (sans pont). Cette
lacune ne préoccupe pas ses auteurs, puisque dans leur conception
idyllique - qui ne présente aucun rapport avec la réalité - les unités
économiques se rencontrent sur les marchés, dont le bon fonctionnement
conduit de toutes manières à un optimum économique, dit « parétien »,
du nom de l'économiste Pareto, auteur de la prédiction.
• Structuration « individuel/collectif » et autres courants
de pensée du xxe siècle
Rappelons qu'au xxe siècle, le cadre de pensée keynésien s'est situé
d'emblée à un niveau « collectif » puisque macro-économique par définition. Par suite, le problème d'un « no bridge » entre les unités économiques individuelles et le fonctionnement collectif d'une macroéconomie
n'a pas été envisagé.
Signalons qu'en fin de xxe siècle, l'École française de la Régulation s'est
située dans une conception évolutionniste bien plus proche de la réalité.
Cependant elle accorde encore peut-être une trop grande importance à
une donnée d'emblée totalisante. Par exemple, entre 1945 et 1970, c'est
un type de rapport salarial qui aurait été déterminant pour caractériser
l'ensemble du niveau d'organisation dans les pays industrialisés, car ce
type de « rapport salarial » aurait imprimé une marque globale au niveau
« collectif », « régulant » ainsi l'ensemble des fonctionnements « individuels ». Une réponse précise à la question du rapport entre « individuel »
et « collectif » mériterait d'être proposée.
Au total, en début de XXIe siècle, le besoin d'une conception satisfaisante d'un lien« individuel/collectif» se fait sentir.
,... Une architecture « individuel/collectif » construite
dans une dynamique logique, particulièrement
aux moments de crise de l'évolution économique
Constatons d'abord l'évidence que le rapport entre « individuel » et
«collectif » n'est pas dichotomique, qu'il n'est pas victime d'une coupure, d'un « no-bridge » incompréhensible, puisque l'« individuel » a
pour destin d'adhérer au « collectif » et que le « collectif » est formé
3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
Il en va de même évidemment face au problème d'une structuration
« individuel/collectif ». Les rapports entre d'une part, les unités individuelles de production, de consommation, etc., présentées comme
appartenant au domaine de la micro-économie, et d'autre part l'ensemble
de ces unités de production, de consommation, etc., qui définissent le
domaine de la macroéconomie sont ignorés. Le manque de liens entre
les deux niveaux est expliqué par une absence de passage - sorte de
fatalité incompréhensible - appelée « no bridge >> (sans pont). Cette
lacune ne préoccupe pas ses auteurs, puisque dans leur conception
idyllique - qui ne présente aucun rapport avec la réalité - les unités
économiques se rencontrent sur les marchés, dont le bon fonctionnement
conduit de toutes manières à un optimum économique, dit « parétien »,
du nom de l'économiste Pareto, auteur de la prédiction.
• Structuration « individuel/collectif » et autres courants
de pensée du xxe siècle
Rappelons qu'au xxe siècle, le cadre de pensée keynésien s'est situé
d'emblée à un niveau « collectif » puisque macro-économique par définition. Par suite, le problème d'un « no bridge » entre les unités économiques individuelles et le fonctionnement collectif d'une macroéconomie
n'a pas été envisagé.
Signalons qu'en fin de xxe siècle, l'École française de la Régulation s'est
située dans une conception évolutionniste bien plus proche de la réalité.
Cependant elle accorde encore peut-être une trop grande importance à
une donnée d'emblée totalisante. Par exemple, entre 1945 et 1970, c'est
un type de rapport salarial qui aurait été déterminant pour caractériser
l'ensemble du niveau d'organisation dans les pays industrialisés, car ce
type de « rapport salarial » aurait imprimé une marque globale au niveau
« collectif », « régulant » ainsi l'ensemble des fonctionnements « individuels ». Une réponse précise à la question du rapport entre « individuel »
et « collectif » mériterait d'être proposée.
Au total, en début de XXIe siècle, le besoin d'une conception satisfaisante d'un lien« individuel/collectif» se fait sentir.
,... Une architecture « individuel/collectif » construite
dans une dynamique logique, particulièrement
aux moments de crise de l'évolution économique
Constatons d'abord l'évidence que le rapport entre « individuel » et
«collectif » n'est pas dichotomique, qu'il n'est pas victime d'une coupure, d'un « no-bridge » incompréhensible, puisque l'« individuel » a
pour destin d'adhérer au « collectif » et que le « collectif » est formé
