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3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
Pour conclure ce premier chapitre consacré à la dynamique évolutive des sociétés humaines, on doit insister sur l'apport des analyses
en termes de lois log-périodiques, apport qui constitue une des applications de la théorie de la relativité d'échelle. Puisque certaines de ces
applications permettent un début de compréhension du déroulement
du xxre siècle, incluant un certain niveau de prédictibilité, on peut déjà
poser la question de l'aide que cette théorie pourrait apporter dans une
perception plus claire des issues imaginables aptes à dépasser le temps
critique qui attend les sociétés humaines durant ce siècle.
Pour ouvrir dès maintenant une piste, souvenons-nous qu'on a établi
plus haut que le phénomène d'accélération économique propre à l'humanité depuis son origine pouvait se diviser en trois grandes étapes.
La première était celle de l'étape des chasseurs-cueilleurs où ceux-ci
avaient envahi le monde, la seconde s'étendant du monde néolithique au
développement du capital marchand européen s'était également conclue
par la conquête de la planète, et enfin, la troisième, celle de la révolution
industrielle, a abouti à la mondialisation économique. Remarquons que
lors de chaque début de nouvelle étape, par exemple lors de la révolution néolithique ou de la révolution industrielle, la forme de société
apparue a permis chaque fois un dépassement de la forme précédente
-chasse/cueillette dépassée par l'agriculture/élevage- dans le cas
de la révolution néolithique, et artisanat dépassé par l'industrie dans le
cas de la révolution industrielle. Face à la grande limite du XXIe siècle,
il convient de concevoir dès le début du xxre siècle, un dépassement
possible, vers une plus grande complexité, de toutes les caractéristiques
de l'ensemble organisé - ou prothèse des sociétés - que nous avons
qualifié plus haut de mécanique globale de la société humaine du début
xxre siècle. Comme on a tenté de montrer, qu'une plus grande complexité
de la société humaine se manifestait par un accroissement du nombre
d'échelles qui la composait, il nous semble qu'un début de piste conceptuelle, celle d'un besoin d'un plus grand nombre d'échelles, nécessaire
au dépassement du temps critique du XXIe siècle, apparaît ici. Ajoutons
qu'on a donné comme explication la plus profonde de la recherche de
gains de productivité par les sociétés humaines, une finalité en termes
d'économie de travail humain, donc en termes physiques, d'énergie.
Cette recherche d'économies en termes d'énergie nous laisse également
présager que fondamentalement, c'est le domaine énergétique et par
suite une meilleure appropriation de ce domaine par les êtres humains,
qui pourrait constituer un des enjeux principaux du dépassement du
temps critique du milieu du xxre siècle. Ce point d'arrivée du chapitre
nous permet de passer au point de départ d'un second chapitre.
3' partie : Relativité d'échelle et sociétés humaines
Pour conclure ce premier chapitre consacré à la dynamique évolutive des sociétés humaines, on doit insister sur l'apport des analyses
en termes de lois log-périodiques, apport qui constitue une des applications de la théorie de la relativité d'échelle. Puisque certaines de ces
applications permettent un début de compréhension du déroulement
du xxre siècle, incluant un certain niveau de prédictibilité, on peut déjà
poser la question de l'aide que cette théorie pourrait apporter dans une
perception plus claire des issues imaginables aptes à dépasser le temps
critique qui attend les sociétés humaines durant ce siècle.
Pour ouvrir dès maintenant une piste, souvenons-nous qu'on a établi
plus haut que le phénomène d'accélération économique propre à l'humanité depuis son origine pouvait se diviser en trois grandes étapes.
La première était celle de l'étape des chasseurs-cueilleurs où ceux-ci
avaient envahi le monde, la seconde s'étendant du monde néolithique au
développement du capital marchand européen s'était également conclue
par la conquête de la planète, et enfin, la troisième, celle de la révolution
industrielle, a abouti à la mondialisation économique. Remarquons que
lors de chaque début de nouvelle étape, par exemple lors de la révolution néolithique ou de la révolution industrielle, la forme de société
apparue a permis chaque fois un dépassement de la forme précédente
-chasse/cueillette dépassée par l'agriculture/élevage- dans le cas
de la révolution néolithique, et artisanat dépassé par l'industrie dans le
cas de la révolution industrielle. Face à la grande limite du XXIe siècle,
il convient de concevoir dès le début du xxre siècle, un dépassement
possible, vers une plus grande complexité, de toutes les caractéristiques
de l'ensemble organisé - ou prothèse des sociétés - que nous avons
qualifié plus haut de mécanique globale de la société humaine du début
xxre siècle. Comme on a tenté de montrer, qu'une plus grande complexité
de la société humaine se manifestait par un accroissement du nombre
d'échelles qui la composait, il nous semble qu'un début de piste conceptuelle, celle d'un besoin d'un plus grand nombre d'échelles, nécessaire
au dépassement du temps critique du XXIe siècle, apparaît ici. Ajoutons
qu'on a donné comme explication la plus profonde de la recherche de
gains de productivité par les sociétés humaines, une finalité en termes
d'économie de travail humain, donc en termes physiques, d'énergie.
Cette recherche d'économies en termes d'énergie nous laisse également
présager que fondamentalement, c'est le domaine énergétique et par
suite une meilleure appropriation de ce domaine par les êtres humains,
qui pourrait constituer un des enjeux principaux du dépassement du
temps critique du milieu du xxre siècle. Ce point d'arrivée du chapitre
nous permet de passer au point de départ d'un second chapitre.
