3.1. Systèmes économiques et sociaux en évolution .. .
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la Régulation en France) conduisent donc à adopter un raisonnement en
termes de discontinuités propres à l'évolution économique. Pour notre
part, on a depuis longtemps avancé notre explication en montrant que
c'est en partant de la loi qui stipule que l'évolution des sociétés a pour
fondement la recherche de gains de productivité, que l'on aboutit à se
poser la question de l'origine des crises économiques. On a énoncé ailleurs
que les crises apparaissaient après une période de stabilité prospère.
Pour nous, c'est parce que des limites étaient atteintes dans l'obtention
de gains de productivité. On peut ainsi définir un temps de stabilité
comme la phase de fonctionnement d'un ensemble d'éléments organisés
en échelles jusqu'à ce que celui-ci atteigne des limites de productivité.
Le blocage ne peut être dépassé que par une destruction provisoire de
l'ensemble organisé concerné. Et l'étude de l'évolution économique nous
enseigne que c'est une révolution technologique qui est chaque fois à
l'origine de la destruction de l'ensemble organisé.
Une crise économique a donc pour origine le processus de destruction d'un ensemble organisé en échelles, sachant qu'en même temps va
se dérouler un processus d'émergence d'un nouvel ensemble organisé
en échelles. Pendant les phases de stabilité, l'ensemble organisé n'est
modifié que par des innovations de type mineur qui ne changent pas
son organisation générale. En revanche, pendant les phases de crises,
l'évolution économique engendre des innovations majeures, qui bouleversent l'ensemble organisé ainsi que les objets qu'il fabrique. Ce rappel
étant effectué, poursuivons notre réflexion relative à l'évolution des
ensembles organisés en échelles.
Quelle explication permet de comprendre
l'existence de limites ?
Réfléchissons à la notion de limite qui se manifeste dans les discontinuités. Les précurseurs en sciences sociales qui ont apporté des éléments
de réponse sont Marx et Schumpeter. Nous placerons notre explication
dans la prolongation des travaux de Marx sur le concept de suraccumulation, et ceux de Schumpeter relatifs aux vagues d'innovations.
La suraccumulation chez Marx
L'existence de limites a d'abord été perçue pas Marx dans son analyse en termes de suraccumulation du capital. Marx souligne que dans
certaines conditions où les taux de profit ont tendance à baisser, le fait
d'investir de plus en plus non seulement ne règle rien, mais la rentabi-
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la Régulation en France) conduisent donc à adopter un raisonnement en
termes de discontinuités propres à l'évolution économique. Pour notre
part, on a depuis longtemps avancé notre explication en montrant que
c'est en partant de la loi qui stipule que l'évolution des sociétés a pour
fondement la recherche de gains de productivité, que l'on aboutit à se
poser la question de l'origine des crises économiques. On a énoncé ailleurs
que les crises apparaissaient après une période de stabilité prospère.
Pour nous, c'est parce que des limites étaient atteintes dans l'obtention
de gains de productivité. On peut ainsi définir un temps de stabilité
comme la phase de fonctionnement d'un ensemble d'éléments organisés
en échelles jusqu'à ce que celui-ci atteigne des limites de productivité.
Le blocage ne peut être dépassé que par une destruction provisoire de
l'ensemble organisé concerné. Et l'étude de l'évolution économique nous
enseigne que c'est une révolution technologique qui est chaque fois à
l'origine de la destruction de l'ensemble organisé.
Une crise économique a donc pour origine le processus de destruction d'un ensemble organisé en échelles, sachant qu'en même temps va
se dérouler un processus d'émergence d'un nouvel ensemble organisé
en échelles. Pendant les phases de stabilité, l'ensemble organisé n'est
modifié que par des innovations de type mineur qui ne changent pas
son organisation générale. En revanche, pendant les phases de crises,
l'évolution économique engendre des innovations majeures, qui bouleversent l'ensemble organisé ainsi que les objets qu'il fabrique. Ce rappel
étant effectué, poursuivons notre réflexion relative à l'évolution des
ensembles organisés en échelles.
Quelle explication permet de comprendre
l'existence de limites ?
Réfléchissons à la notion de limite qui se manifeste dans les discontinuités. Les précurseurs en sciences sociales qui ont apporté des éléments
de réponse sont Marx et Schumpeter. Nous placerons notre explication
dans la prolongation des travaux de Marx sur le concept de suraccumulation, et ceux de Schumpeter relatifs aux vagues d'innovations.
La suraccumulation chez Marx
L'existence de limites a d'abord été perçue pas Marx dans son analyse en termes de suraccumulation du capital. Marx souligne que dans
certaines conditions où les taux de profit ont tendance à baisser, le fait
d'investir de plus en plus non seulement ne règle rien, mais la rentabi-
