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3' partie: Relativité d'échelle et sociétés humaines
lité de ces capitaux supplémentaires devient de plus en plus faible. Les
capitalistes, a-t-il écrit, chercheront donc par tous les moyens possibles à
échapper à cette situation de baisse des taux de profit, qui exprime une
situation de « suraccumulation de capital ». Quelle est la cause du blocage
des profits, du plafond atteint par la rentabilité des capitaux investis,
ou encore pour utiliser nos propres termes, de la limite atteinte dans la
recherche de gains de productivité? Pour Marx, la réponse réside dans
l'essence même du capitalisme, qui doit le conduire en même temps à
sa perte : le capitalisme consistant à exploiter le travail humain, et la
part de travail humain diminuant au cours de l'évolution du capitalisme, l'exploitation, donc les taux de profit ne peuvent que baisser, de
manière tendancielle. Cette explication ne semble pas suffisante parce
que le capitalisme a chaque fois été capable de dépasser les limites qu'il
avait atteintes.
-Épuisement des vagues d'innovations chez Schumpeter. Schumpeter a écrit que depuis la révolution industrielle, quand les vagues
d'innovations arrivaient à épuisement, l'activité économique se ralentissait. La notion de limite des innovations est là, et elle n'est, pour lui,
dépassée que par l'arrivée d'une nouvelle vague d'innovations. Cette
fois, la compréhension du pourquoi de la limite atteinte est plus aisée
à établir : il s'agit d'un arrêt de l'arrivée de nouveaux produits, ou d'un
arrêt de la dynamique d'amélioration des moyens de produire.
-Notion de limites atteintes, et basculement vers un niveau de
complexité plus élevée. Les deux auteurs précédents ont été des
précurseurs dans l'établissement du concept de limites atteintes à
un moment donné. Pour nous, c'est la recherche de gains de productivité, quête que nous avons présentée plus haut comme la grande
loi d'évolution des sociétés, qui conduit à la question de l'existence
d'une limite. Nous avons rappelé qu'un dépassement n'était possible
que par l'installation de nouvelles formes d'organisation en échelles,
à l'aide de nouvelles technologies innovatrices, aptes à ainsi apporter
de nouveaux gains de productivité. Or, les nouvelles formes d'organisation en échelles correspondent à l'installation d'une plus grande
complexité. Cette plus grande complexité se définit par de nouvelles
formes d'organisation en échelles, comportant un plus grand nombre
d'échelles et un plus grand nombre de liens entre échelles. On aboutit
alors à un nouveau stade adaptatif, réalisant une nouvelle économie
de temps de travail, donc d'énergie.
- Chaque phase illustre une capacité spécifique d'appropriation
de l'environnement à un moment donné, en termes d'économie
d'énergie. Tentons de cerner le rapport qui existe entre discontinuités
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