2.5. Le rôle potentiel de la relativité d 'échelle dans la morphogenèse du vivant
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d'absolu, car il est relié à la densité du nombre d'événements considérés. Aussi un changement de critères sur le caractère majeur ou non,
d'événements changera la valeur du rapport d'échelle. C'est ainsi que,
si un cladiste, incorpore par exemple, deux fois plus d'événements, le
rapport d'échelle g sera simplement remplacé par sa racine. Certains
ont proposé, pour l'évolution des primates, des bifurcations différentes
fondées sur d'autres caractères que les plans d'organisation utilisés à
l'origine dans notre travail. En fait, vérification faite, il s'avère que ces
autres caractères s'alignent exactement selon la même loi, pour la simple
raison qu'ils entrent dans la barre d'erreur temporelle des divers plans
d'organisation auxquels ils sont rattachés.
Par contre, dans l'hypothèse où l'accélération (ou la décélération)
log-périodique observée représente bien une structuration réelle d'une
lignée évolutive donnée, l'époque critique doit être spécifique de cette
lignée et ne pas dépendre du seuil appliqué au choix des événements
(toujours en tenant compte, naturellement, des barres d'erreur). Il en est
bien ainsi jusqu'à maintenant en ce qui concerne les données étudiées
pour lesquelles nous avons considéré plusieurs choix différents possibles
(primates, rongeurs, dinosaures sauropodes et théropodes).
Il faut aussi savoir que cette loi est si structurante qu'il suffit de trois
événements datés pour pouvoir la construire et déterminer le Tc. Ce
résultat montre que malgré la mauvaise qualité des archives paléontologiques, des données souvent entachées d'incertitudes permettent
d'évaluer de façon approchée la loi d'évolution log-périodique particulière d'un groupe donné, mais plus le nombre de points bien datés est
grand, plus l'évaluation du temps critique devient précise.
On a analysé l'incertitude sur les datations. Pour que l'incertitude
influe sur la loi, il faudrait que les erreurs dépassent 28 %, ce qui est
loin d'être le cas.
Certains ont voulu voir dans nos résultats une représentation
anthropocentrique du vivant. Pour cela il faudrait que le temps critique
corresponde à la valeur zéro, c'est-à-dire l'actuel, ce qui n'est jamais le
cas, sauf pour les équidés d'Amérique du Nord (aux barres d'erreur
près) pour qui il est effectif. Le temps critique se trouve, soit dans le
passé, à -600 millions d'années pour les échinodermes et à -140 millions
d'années pour les dinosaures sauropodes, soit dans le futur, à +23 millions d'années en moyenne pour les rongeurs (mais il varie suivant les
lignées considérées entre -21 Ma. et +60 Ma.) et à +2,5 millions d'années
pour les primates.
Précisons tout de suite un point très important, si la date du temps
critique peut être calculée par la loi log-périodique avec une certaine
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d'absolu, car il est relié à la densité du nombre d'événements considérés. Aussi un changement de critères sur le caractère majeur ou non,
d'événements changera la valeur du rapport d'échelle. C'est ainsi que,
si un cladiste, incorpore par exemple, deux fois plus d'événements, le
rapport d'échelle g sera simplement remplacé par sa racine. Certains
ont proposé, pour l'évolution des primates, des bifurcations différentes
fondées sur d'autres caractères que les plans d'organisation utilisés à
l'origine dans notre travail. En fait, vérification faite, il s'avère que ces
autres caractères s'alignent exactement selon la même loi, pour la simple
raison qu'ils entrent dans la barre d'erreur temporelle des divers plans
d'organisation auxquels ils sont rattachés.
Par contre, dans l'hypothèse où l'accélération (ou la décélération)
log-périodique observée représente bien une structuration réelle d'une
lignée évolutive donnée, l'époque critique doit être spécifique de cette
lignée et ne pas dépendre du seuil appliqué au choix des événements
(toujours en tenant compte, naturellement, des barres d'erreur). Il en est
bien ainsi jusqu'à maintenant en ce qui concerne les données étudiées
pour lesquelles nous avons considéré plusieurs choix différents possibles
(primates, rongeurs, dinosaures sauropodes et théropodes).
Il faut aussi savoir que cette loi est si structurante qu'il suffit de trois
événements datés pour pouvoir la construire et déterminer le Tc. Ce
résultat montre que malgré la mauvaise qualité des archives paléontologiques, des données souvent entachées d'incertitudes permettent
d'évaluer de façon approchée la loi d'évolution log-périodique particulière d'un groupe donné, mais plus le nombre de points bien datés est
grand, plus l'évaluation du temps critique devient précise.
On a analysé l'incertitude sur les datations. Pour que l'incertitude
influe sur la loi, il faudrait que les erreurs dépassent 28 %, ce qui est
loin d'être le cas.
Certains ont voulu voir dans nos résultats une représentation
anthropocentrique du vivant. Pour cela il faudrait que le temps critique
corresponde à la valeur zéro, c'est-à-dire l'actuel, ce qui n'est jamais le
cas, sauf pour les équidés d'Amérique du Nord (aux barres d'erreur
près) pour qui il est effectif. Le temps critique se trouve, soit dans le
passé, à -600 millions d'années pour les échinodermes et à -140 millions
d'années pour les dinosaures sauropodes, soit dans le futur, à +23 millions d'années en moyenne pour les rongeurs (mais il varie suivant les
lignées considérées entre -21 Ma. et +60 Ma.) et à +2,5 millions d'années
pour les primates.
Précisons tout de suite un point très important, si la date du temps
critique peut être calculée par la loi log-périodique avec une certaine
