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2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
Autrement dit les mutations à l'intérieur d'un groupe zoologique donné
seraient comme emboîtées (fractales?) à l'intérieur du nouveau plan d'organisation, selon une hiérarchie descendante comme si, au fur et à mesure des
mutations, un groupe perdait ses « degrés de liberté, ses possibles », Y aurait-il
une limite biologique au nombre des mutations majeures dans un groupe donné
jusqu'à ce qu'une nouvelle grande mutation Hox majeure recrée un nouveau plan
d'organisation dérivé avec un nouveau grand nombre de degrés de liberté?
Ces idées qui vont à l'encontre d'un certain nombre d'hypothèses
actuelles demandent naturellement à être critiquées et approfondies par
d'autres exemples, Ce sont seulement des pistes de recherche,,,
• Ces résultats sont-ils les conséquences de biais?
Les résultats novateurs non classiques de notre approche nous
ont imposé de rechercher et de discuter de tous les biais potentiels
possibles,
Le premier point concerne les données paléontologiques brutes des
cladogrammes. Il n'y a eu aucun choix dans les données puisque nous
avons utilisé exclusivement et sans les modifier des cladogrammes bien
datés et réalisés par les meilleurs spécialistes de la discipline concernée. Certes la constitution d'un cladogramme se réalise en retenant
des caractères nouveaux uniques caractéristiques des bifurcations, les
apomorphies. Néanmoins, le choix des apomorphies reste trop subjectif
et diffère à tel point d'un spécialiste à l'autre, qu'il est pratiquement
impossible de trouver deux cladogrammes de relations de parenté
identiques pour un groupe donné. C'est donc la pratique de la méthode
cladistique qui est en cause et pourrait induire des résultats biaisés. La
raison tient également au nombre de caractères retenus. En outre, plus
ces caractères sont nombreux et plus le nombre d'arbres potentiels de
relations de parenté devient gigantesque. Et même si on recherche les
arbres consensus les plus probables possibles, leur nombre reste très
grand. Malgré tout, dans quelques groupes règne un certain consensus
des spécialistes. Nos résultats, peuvent être considérés comme un test de
leur qualité, et montrent que les arbres étudiés ici sont dans l'ensemble
sans doute assez proches de la réalité.
Il faut savoir que, méthodologiquement, l'existence d'une loi d'échelle
ainsi que la valeur de ses paramètres essentiels aux incertitudes près,
ne dépendent ni des variations des valeurs des dates, ni de leur choix.
Dans la version la plus simple de la loi considérée comme une première
approximation satisfaisant la caractéristique d'une invariance d'échelle
discrète, les paramètres essentiels se ramènent en fait à la seule valeur
de l'époque critique. En effet, le rapport d'échelle, quant à lui, n'a rien
2' partie: La théorie d'échelle et le vivant
Autrement dit les mutations à l'intérieur d'un groupe zoologique donné
seraient comme emboîtées (fractales?) à l'intérieur du nouveau plan d'organisation, selon une hiérarchie descendante comme si, au fur et à mesure des
mutations, un groupe perdait ses « degrés de liberté, ses possibles », Y aurait-il
une limite biologique au nombre des mutations majeures dans un groupe donné
jusqu'à ce qu'une nouvelle grande mutation Hox majeure recrée un nouveau plan
d'organisation dérivé avec un nouveau grand nombre de degrés de liberté?
Ces idées qui vont à l'encontre d'un certain nombre d'hypothèses
actuelles demandent naturellement à être critiquées et approfondies par
d'autres exemples, Ce sont seulement des pistes de recherche,,,
• Ces résultats sont-ils les conséquences de biais?
Les résultats novateurs non classiques de notre approche nous
ont imposé de rechercher et de discuter de tous les biais potentiels
possibles,
Le premier point concerne les données paléontologiques brutes des
cladogrammes. Il n'y a eu aucun choix dans les données puisque nous
avons utilisé exclusivement et sans les modifier des cladogrammes bien
datés et réalisés par les meilleurs spécialistes de la discipline concernée. Certes la constitution d'un cladogramme se réalise en retenant
des caractères nouveaux uniques caractéristiques des bifurcations, les
apomorphies. Néanmoins, le choix des apomorphies reste trop subjectif
et diffère à tel point d'un spécialiste à l'autre, qu'il est pratiquement
impossible de trouver deux cladogrammes de relations de parenté
identiques pour un groupe donné. C'est donc la pratique de la méthode
cladistique qui est en cause et pourrait induire des résultats biaisés. La
raison tient également au nombre de caractères retenus. En outre, plus
ces caractères sont nombreux et plus le nombre d'arbres potentiels de
relations de parenté devient gigantesque. Et même si on recherche les
arbres consensus les plus probables possibles, leur nombre reste très
grand. Malgré tout, dans quelques groupes règne un certain consensus
des spécialistes. Nos résultats, peuvent être considérés comme un test de
leur qualité, et montrent que les arbres étudiés ici sont dans l'ensemble
sans doute assez proches de la réalité.
Il faut savoir que, méthodologiquement, l'existence d'une loi d'échelle
ainsi que la valeur de ses paramètres essentiels aux incertitudes près,
ne dépendent ni des variations des valeurs des dates, ni de leur choix.
Dans la version la plus simple de la loi considérée comme une première
approximation satisfaisant la caractéristique d'une invariance d'échelle
discrète, les paramètres essentiels se ramènent en fait à la seule valeur
de l'époque critique. En effet, le rapport d'échelle, quant à lui, n'a rien
