2.5. Le rôle potentiel de la relativité d'échelle dans la morphogenèse du vivant
225
ans et un troisième peu de temps avant 100 ans. La valeur autour de 33
ans correspond à l'apogée de la vie physiologique avant sa dégradation
et les deux pics suivants, à deux périodes critiques des changements de
capacités physiques et intellectuelles.
Ces résultats peuvent s'interpréter en tant que phénomènes à mémoire,
où chaque niveau d'organisation s'appuie sur les précédents, sans retour
en arrière possible. Il y a analogie d'évolution entre ontogénie et phylogénie en raison des contraintes identiques existantes et hiérarchisées :
différenciation des couches cellulaires, des tissus, des organes, des
individus, des populations, des colonies, des espèces, jusqu'aux clades
supra-spécifiques et enfin à la biosphère, terme ultime de la globalité
vivante.
• La vie dans son ensemble
Nottale a pu, grâce aux données tirées du livre de Delsemme de
1994 sur « L'origine cosmique de la vie », compléter l'histoire des grands
événements de la vie depuis le big-bang de l'univers jusqu'aux mammifères (fig. 2.32). Cette analyse confirme une succession de bifurcations se
réalisant toujours selon une accélération avec le même rapport d'échelle moyen
égal à racine de 3.
• Accélérations et décélérations
Dans notre premier article à l'Académie des sciences de la Terre en
juin 1999, nous avons insisté sur le caractère arborescent de l'arbre de
la vie, qui nous a amené à privilégier une interprétation des lois logpériodiques obtenues en termes de structures fractales auto-similaires. Mais
nous avons conclu, prudemment, en précisant que « l'arbre de la vie dans
tous ses détails pourrait se révéler plus complexe qu'un arbre végétal ». Or le
comportement critique, qu'il s'agisse de loi de puissance ou de fluctuations
log-périodiques autour de cette loi, est a priori symétrique autour de la valeur
critique de la température, car il ne dépend que de la valeur absolue de
l'écart à cette valeur critique. Dans le cas d'un phénomène d'évolution
temporelle, cette symétrie se fait autour de la valeur critique du temps.
Autrement dit l'époque de la crise joue le rôle d'une origine naturelle
des temps. On s'attend donc à observer, aussi bien des accélérations logpériodiques vers l'époque critique, avec les « événements précurseurs »,
que des décélérations log-périodiques à partir de l'époque critique, avec les
« événements répliques » (fig. 2.24).
225
ans et un troisième peu de temps avant 100 ans. La valeur autour de 33
ans correspond à l'apogée de la vie physiologique avant sa dégradation
et les deux pics suivants, à deux périodes critiques des changements de
capacités physiques et intellectuelles.
Ces résultats peuvent s'interpréter en tant que phénomènes à mémoire,
où chaque niveau d'organisation s'appuie sur les précédents, sans retour
en arrière possible. Il y a analogie d'évolution entre ontogénie et phylogénie en raison des contraintes identiques existantes et hiérarchisées :
différenciation des couches cellulaires, des tissus, des organes, des
individus, des populations, des colonies, des espèces, jusqu'aux clades
supra-spécifiques et enfin à la biosphère, terme ultime de la globalité
vivante.
• La vie dans son ensemble
Nottale a pu, grâce aux données tirées du livre de Delsemme de
1994 sur « L'origine cosmique de la vie », compléter l'histoire des grands
événements de la vie depuis le big-bang de l'univers jusqu'aux mammifères (fig. 2.32). Cette analyse confirme une succession de bifurcations se
réalisant toujours selon une accélération avec le même rapport d'échelle moyen
égal à racine de 3.
• Accélérations et décélérations
Dans notre premier article à l'Académie des sciences de la Terre en
juin 1999, nous avons insisté sur le caractère arborescent de l'arbre de
la vie, qui nous a amené à privilégier une interprétation des lois logpériodiques obtenues en termes de structures fractales auto-similaires. Mais
nous avons conclu, prudemment, en précisant que « l'arbre de la vie dans
tous ses détails pourrait se révéler plus complexe qu'un arbre végétal ». Or le
comportement critique, qu'il s'agisse de loi de puissance ou de fluctuations
log-périodiques autour de cette loi, est a priori symétrique autour de la valeur
critique de la température, car il ne dépend que de la valeur absolue de
l'écart à cette valeur critique. Dans le cas d'un phénomène d'évolution
temporelle, cette symétrie se fait autour de la valeur critique du temps.
Autrement dit l'époque de la crise joue le rôle d'une origine naturelle
des temps. On s'attend donc à observer, aussi bien des accélérations logpériodiques vers l'époque critique, avec les « événements précurseurs »,
que des décélérations log-périodiques à partir de l'époque critique, avec les
« événements répliques » (fig. 2.24).
